Tous Montagne & randonnée Ski & sports d'hiver Verticale Voile & navigation Sécurité & météo Actualités

Nicolas Lunven : parcours et palmarès du navigateur

15 octobre 2026 16 min de lecture Mis a jour 15 octobre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref. Nicolas Lunven, né à Vannes le 28 novembre 1982, s’est construit dans la voile de compétition avant de devenir l’un des skippers français les plus réguliers en course au large. Son parcours associe la précision du circuit Figaro, l’expérience du match-racing et des équipages internationaux, puis l’apprentissage tardif mais solide de l’IMOCA.

  • Il remporte la Solitaire du Figaro en 2009, puis en 2017, avant de signer un troisième succès le 4 juin 2026.
  • Sa sixième place au Vendée Globe 2024-2025, sur Holcim-PRB, intervient après 75 jours, 7 heures, 49 minutes et 41 secondes de mer.
  • Son palmarès comprend des victoires en solo, en double et en équipage, du Tour de Bretagne à la Transat AG2R, avec une base forgée dès les années 2000.
  • Il appartient désormais au groupe restreint des navigateurs ayant gagné trois fois la Solitaire du Figaro, aux côtés de Philippe Poupon, Jean Le Cam, Michel Desjoyeaux, Yann Eliès, Jérémie Beyou et Armel Le Cléac’h.

Nicolas Lunven et ses débuts dans la voile à Vannes

Nicolas Lunven naît le 28 novembre 1982 à Vannes, dans le Morbihan. Cette origine compte dans son parcours, car Vannes est un bassin de pratique dense, tourné vers le golfe du Morbihan, la baie de Quiberon et les ports de la façade atlantique. La mer y impose déjà une lecture précise du courant, des marées et des zones de navigation resserrées. Pour un futur navigateur, cette école ne se limite pas à tenir un cap.

Il grandit dans une famille marquée par la régate. Son père, Bruno Lunven, s’est illustré dans les années 1970, notamment sur la Course de l’Aurore, ancien nom de la Solitaire du Figaro. Il y obtient des podiums en 1974 et 1975. Cette filiation ne suffit pas à construire une carrière, mais elle donne une connaissance directe du fonctionnement des compétitions nautiques, des budgets réduits et de l’endurance requise par la course en solitaire.

Le skipper est licencié à la Société des Régates de Vannes. Dans ce type de structure, un jeune coureur apprend à régler un bateau, à lire une bascule de vent et à accepter les classements qui ne correspondent pas aux attentes. La progression dépend moins d’un jour de réussite que d’une succession de départs, de manches et de débriefings. Cette méthode se retrouve ensuite dans son palmarès.

Son cursus ne se réduit pas à la voile. Nicolas Lunven obtient un diplôme universitaire de techniques de commercialisation à l’IUT de Vannes, puis un master consacré au développement commercial des petites et moyennes entreprises à l’Université de Bretagne Sud. Cette formation répond à une réalité concrète de la course au large. Un projet de Figaro ou d’IMOCA réclame des partenaires, des contrats, un budget de préparation et une capacité à rendre compte du programme sportif.

La carrière commence par les séries collectives et les régates à équipage. En 2002, il gagne la Commodore’s Cup, compétition internationale de course en flotte disputée par équipes nationales ou représentatives. En 2003, il remporte l’Obélix Trophy et prend la troisième place de la Fastnet Race. Cette course de 605 milles nautiques, soit environ 1 120 kilomètres, entre Cowes et Plymouth via le rocher du Fastnet, mesure déjà sa capacité à naviguer longtemps dans des systèmes météo variables.

Les années 2004 à 2006 renforcent cette base. Nicolas Lunven gagne notamment la Cowes-Dinard, la Route des Îles, plusieurs éditions du Spi Ouest-France et le championnat d’Europe de Mumm 30 en 2006. Il devient aussi champion de France Espoir de match-racing. Le match-racing oppose deux bateaux sur le même parcours. Cette discipline oblige à maîtriser les règles de course, les placements au départ et les décisions prises à quelques mètres d’un adversaire.

Ce premier cycle explique la suite. Nicolas Lunven ne rejoint pas le Figaro avec un seul savoir-faire de solitaire, mais avec une pratique complète de la régate, des manœuvres collectives et de la tactique. Il entre ainsi dans la course au large avec des repères déjà éprouvés sur des parcours courts comme sur des navigations de plusieurs jours.

Le parcours de Nicolas Lunven dans la Solitaire du Figaro

La Solitaire du Figaro devient le terrain où Nicolas Lunven construit sa réputation de navigateur solitaire. Cette épreuve, créée en 1970, se dispute par étapes sur des monotypes. Les concurrents disposent donc de bateaux comparables. L’écart se fait sur la météo, la stratégie, les réglages, le sommeil et la capacité à conserver une vitesse moyenne élevée sans assistance extérieure.

En 2007, il participe pour la première fois à la Solitaire du Figaro sous les couleurs de Bostik. Il termine quatorzième et premier bizuth, c’est-à-dire meilleur débutant de l’édition. Le résultat donne une indication plus utile qu’une simple place générale. Entrer dans les quinze premiers dès une première campagne permet de mesurer un niveau de lecture de course déjà solide face à des marins plus expérimentés.

Cette même année, il gagne le Tour de Bretagne avec Charles Caudrelier. Il prend aussi la sixième place de la Solo Concarneau et du Grand Prix de Vendée, chaque fois comme premier bizuth. Le Figaro impose des départs proches, des passages de marques sous pression et des choix météo où quelques milles peuvent décider d’un classement. Il ne s’agit pas d’un format où l’on peut compenser une mauvaise option par une longue avance de vitesse brute.

En 2008, Nicolas Lunven navigue sur Banque Populaire avec Jeanne Grégoire pour la Transat AG2R et termine cinquième. Cette transatlantique en double relie habituellement la Bretagne aux Antilles sur des Figaro. Le rythme y change nettement par rapport à la régate côtière. Les quarts, la récupération et la protection du matériel deviennent aussi déterminants que le choix d’un front. Pour situer ce type d’épreuve dans le calendrier français, la Transat Jacques Vabre offre un autre exemple de course océanique en double, disputée sur des classes de bateaux très différentes.

La première victoire à la Solitaire arrive en 2009, sur CGPI. Elle place Nicolas Lunven parmi les spécialistes français du monotype. Gagner cette course demande une régularité sur plusieurs étapes, pas une seule manche réussie. Une avarie, un mauvais placement dans une zone sans vent ou une récupération insuffisante peut coûter des dizaines de places. Le classement final récompense donc une navigation propre, répétée et rarement spectaculaire à première vue.

Les résultats suivants confirment cette constance. En 2010, il prend la cinquième place de la Cap Istanbul, la cinquième de la Transat AG2R avec Jean Le Cam et gagne la Solo Figaro Les Sables en 2 jours, 1 heure, 22 minutes et 43 secondes. En 2011, il termine quatrième de la Solitaire, gagne Bénodet-Martinique après décision du jury et s’impose sur la Solo Figaro Massif Marine.

La deuxième victoire sur la Solitaire survient en 2017. La même saison, il est champion de France de course au large, vainqueur de la Solo Maître CoQ et du Tour de Bretagne avec Gildas Mahé. Ces résultats montrent un coureur capable d’alterner solitaire et double sans perdre sa précision. Ce socle Figaro donnera plus tard une méthode de travail robuste pour aborder l’IMOCA.

Le troisième sacre de Nicolas Lunven à la Solitaire du Figaro 2026

Le 4 juin 2026, Nicolas Lunven remporte pour la troisième fois la Solitaire du Figaro Paprec. Il franchit la ligne devant Le Havre après une campagne menée sous les couleurs de PRB. Cette victoire le fait entrer dans un cercle de sept navigateurs seulement, depuis la création de l’épreuve en 1970, ayant atteint trois succès dans ce rendez-vous de référence de la voile française.

Avant lui, Philippe Poupon, Jean Le Cam, Michel Desjoyeaux, Yann Eliès, Jérémie Beyou et Armel Le Cléac’h avaient déjà gagné trois fois la Solitaire. Le rapprochement ne vaut pas une équivalence absolue entre les générations. Les bateaux, les outils de navigation autorisés, les parcours et les habitudes de préparation ont évolué. Il situe toutefois Nicolas Lunven dans une continuité rare, celle des marins capables de gagner à nouveau après plusieurs années et des contextes techniques différents.

Année Épreuve Résultat de Nicolas Lunven Support ou équipage
2007 Solitaire du Figaro 14e et premier bizuth Bostik
2009 Solitaire du Figaro 1er CGPI
2017 Solitaire du Figaro 1er Projet Figaro
2024-2025 Vendée Globe 6e Holcim-PRB
2026 Solitaire du Figaro Paprec 1er PRB

Le troisième titre possède une valeur particulière parce qu’il intervient après le Vendée Globe. Beaucoup de coureurs spécialisés dans le Figaro poursuivent ensuite vers des supports plus grands, où les budgets et les temps de préparation augmentent fortement. Revenir sur un monotype de 10,89 mètres après un tour du monde en IMOCA exige de retrouver des automatismes différents. Les manœuvres sont plus fréquentes, les écarts de vitesse plus faibles et l’attention tactique redevient immédiate.

La campagne de 2026 comprend aussi des résultats en double avec Tom Goron. Nicolas Lunven gagne le Trophée BPGO et le Trophée Laura Verne, tout en se classant onzième de la Solo Guy Cotten. Un classement isolé ne résume jamais une saison. En course au large, une place plus reculée peut suivre un départ compromis, une option météo perdante ou une réparation qui prend quelques minutes de trop. La hiérarchie se lit mieux sur plusieurs épreuves.

Le terme de record maritime est parfois employé trop largement pour désigner toute grande performance en mer. Le troisième titre de Nicolas Lunven n’est pas un record de vitesse ou de durée homologué. Il constitue un repère historique dans une course où l’égalité des supports rend la comparaison sportive particulièrement lisible. C’est une distinction importante pour comprendre ce que mesure réellement un palmarès.

Ce troisième succès confirme surtout une aptitude à durer. Il ne repose pas sur une campagne isolée, mais sur près de vingt ans de compétitions nautiques, depuis les régates à équipage du début des années 2000 jusqu’aux exigences du grand large.

Le Vendée Globe de Nicolas Lunven sur Holcim-PRB

Le passage de Nicolas Lunven vers l’IMOCA change l’échelle du projet. Un IMOCA mesure 60 pieds, soit environ 18,28 mètres. Ces monocoques sont conçus pour la course océanique et le tour du monde. Ils naviguent souvent à des vitesses élevées, parfois au-dessus de 25 nœuds, avec des foils sur plusieurs unités de la flotte. Le skipper doit piloter, réparer, dormir par séquences courtes et analyser une météo couvrant des milliers de milles nautiques.

Sur Holcim-PRB, Nicolas Lunven prend le départ de son premier Vendée Globe en novembre 2024. Il boucle le tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, à la sixième place. Son temps de course est de 75 jours, 7 heures, 49 minutes et 41 secondes. Il franchit la ligne d’arrivée le vendredi 31 janvier 2025 à 20 h 51 min 41 s, selon les données communiquées par son équipe.

Cette sixième place doit être lue à partir du format de l’épreuve. Le Vendée Globe représente environ 24 000 milles nautiques selon la route réellement suivie, soit près de 44 500 kilomètres. La distance varie avec les systèmes météorologiques, les zones d’exclusion et les trajectoires choisies dans l’Atlantique Sud, l’océan Indien, le Pacifique puis la remontée de l’Atlantique. La performance ne se réduit donc jamais à une moyenne calculée sur la route théorique.

Le parcours de Lunven en IMOCA comprend aussi une quatrième place au Défi Azimut Lorient Agglomération en 2024, une onzième place sur New York-Vendée et une quatorzième place sur The Transat CIC. Ces résultats précédant le Vendée Globe montrent une montée en charge progressive. Un projet de tour du monde se prépare par des milles, des navigations de qualification, des contrôles de structure et des tests de procédures de bord.

Les comparaisons entre skippers doivent tenir compte de cette phase. Certains concurrents arrivent au départ avec plusieurs tours du monde, d’autres découvrent le format. Pour Nicolas Lunven, classé sixième dès sa première participation, le résultat valide un transfert de compétences entre le Figaro et l’IMOCA. La lecture des fronts, la discipline de sommeil et la gestion d’une avarie viennent du métier de solitaire. Les contraintes structurelles et la vitesse d’un 60 pieds ajoutent un autre niveau de décision.

Une préparation de course au large ne remplace pas la préparation d’une navigation de plaisance. Un IMOCA engagé sur un Vendée Globe évolue hors du cadre habituel de la navigation côtière ou semi-hauturière. Pour préparer une sortie personnelle, vous devez vous référer au matériel réglementaire adapté à votre distance d’un abri et consulter les bulletins de Météo-France. Le CROSS reste l’autorité compétente pour les procédures de secours en mer.

La place obtenue sur Holcim-PRB éclaire la suite de sa carrière. Elle ne transforme pas automatiquement un spécialiste du Figaro en favori permanent de l’IMOCA, mais elle démontre qu’il sait mener un projet de très grande longueur sans renoncer à son exigence de régatier.

Le palmarès de Nicolas Lunven entre solitaire, double et équipage

Le palmarès de Nicolas Lunven ne se limite pas à ses trois titres dans la Solitaire du Figaro. Il est construit sur des formats très différents, chacun demandant une manière de décider. Le solitaire impose de tenir seul la totalité du système de bord. Le double partage les tâches, mais oblige à synchroniser les rythmes et les choix. L’équipage répartit les rôles tout en demandant une exécution immédiate des manœuvres.

En double, la cinquième place de la Transat AG2R 2010 avec Jean Le Cam, puis la deuxième place en 2016 avec Gildas Mahé, illustrent cette capacité à travailler dans une relation de bord étroite. Une transatlantique en Figaro se joue souvent sur la qualité des quarts et sur la manière de préserver le bateau. Deux skippers ne peuvent pas maintenir longtemps un niveau élevé si les décisions de sommeil, de nourriture et de réparation ne sont pas préparées avant le départ.

En équipage, Nicolas Lunven participe à la Volvo Ocean Race, course autour du monde par étapes connue aujourd’hui sous d’autres appellations selon les éditions et les partenariats. Il y prend part à un environnement où les manœuvres sont poussées, où les vitesses augmentent et où les décisions sont intégrées à une chaîne de responsabilités. Cette expérience complète les acquis du Figaro, sans les remplacer.

Le Tour de France à la voile occupe également une place notable dans ses résultats. Il est deuxième en 2004 et en 2008, puis quatrième en 2007 sur Elcimaï-Ville de Marseille. Ces classements montrent une régularité dans un circuit où les formats de parcours, les plans d’eau et les adversaires changent rapidement. La faculté d’ajuster les réglages entre une baie abritée et une navigation plus ouverte s’y travaille course après course.

Le tableau du palmarès révèle aussi une donnée moins visible. Nicolas Lunven revient régulièrement à des courses courtes et techniques après des programmes lointains. Cette alternance évite de réduire son identité sportive à un seul bateau. Le navigateur reste un régatier, même lorsqu’il mène un projet de vendée globe ou une campagne océanique à forte exposition.

Cette polyvalence permet de le comparer utilement à d’autres parcours. Le profil d’Antoine Cornic en IMOCA éclaire une autre voie d’accès au monocoque de 60 pieds, avec des expériences et un calendrier propres. Les records de Thomas Coville renvoient, eux, à une culture différente, celle du multicoque et de la recherche de vitesse sur de longues distances.

Nicolas Lunven se distingue plutôt par la permanence de son niveau sur des bateaux monotypes ou proches de cette logique. Son troisième titre de 2026 donne une profondeur particulière aux victoires de 2009 et 2017. Entre ces dates, il a changé de supports, connu la transatlantique, l’équipage international et le tour du monde, sans abandonner le niveau de précision demandé par la Solitaire.

Pour suivre ses prochaines campagnes, ne retenez pas seulement la place à l’arrivée. Regardez le support utilisé, le format de course, le nombre de jours en mer et les équipiers éventuels. Ce sont ces quatre données qui permettent de lire un résultat sans lui faire dire davantage.

Combien de fois Nicolas Lunven a-t-il gagné la Solitaire du Figaro ?

Nicolas Lunven compte trois victoires à la Solitaire du Figaro, obtenues en 2009, 2017 et 2026. Son troisième succès, le 4 juin 2026, le place parmi les sept marins ayant atteint ce total depuis la création de l’épreuve en 1970.

Quel classement Nicolas Lunven a-t-il obtenu au Vendée Globe ?

Pour son premier Vendée Globe, Nicolas Lunven a terminé sixième sur Holcim-PRB. Il a bouclé le tour du monde 2024-2025 en 75 jours, 7 heures, 49 minutes et 41 secondes.

Quand et où est né Nicolas Lunven ?

Le navigateur français est né le 28 novembre 1982 à Vannes, dans le Morbihan. Il est notamment licencié à la Société des Régates de Vannes.

Sur quels types de courses Nicolas Lunven a-t-il construit son palmarès ?

Son parcours associe la régate en équipage, le match-racing, le Figaro en solitaire et en double, les transatlantiques, la Volvo Ocean Race et l’IMOCA. Cette diversité explique son adaptation aux courses courtes comme aux navigations de plusieurs semaines.