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OUTIL · VOILE ET NAVIGATION

Calcul de marée : à quelle heure vous pouvez sortir, et à quelle heure vous devez être rentré.

Un seuil de port, une passe ou un mouillage se franchissent quand la hauteur d’eau le permet, pas quand vous êtes prêt. Entrez les marées du jour et votre tirant d’eau : l’outil applique la règle des douzièmes et rend deux plages horaires datées, celle de la sortie et celle du retour, plus l’heure à partir de laquelle vous faites demi-tour.

Règle des douzièmesLa méthode de calcul enseignée au permis et utilisée à bord, appliquée par pas de cinq minutes sur vingt-quatre heures.
Pied de pilote inclusLa marge sous quille est un champ à part entière, pas une option oubliée. De 0,30 à 0,50 m en eaux abritées, davantage dès que la mer lève.
Sortie et retourL’outil ne se contente pas de dire quand vous pouvez partir. Il dit si vous pourrez rentrer, et à quelle heure vous devez virer.

Votre sortie

Relevez les marées du jour dans l’annuaire officiel du port concerné. L’outil ne contient aucune prédiction de marée préenregistrée : les hauteurs et les heures que vous saisissez sont la seule source du calcul.

Relevez les heures et hauteurs du jour sur le service de prédiction du SHOM, ou dans l’annuaire papier du port.

Le port, le tirant d’eau et le pied de pilote sont conservés dans votre navigateur pour votre prochaine visite. Aucune donnée ne part du poste.

Renseignez les marées du jour et votre tirant d’eau, puis lancez le calcul. La fenêtre affichée est celle où la profondeur disponible au point critique reste supérieure à votre tirant d’eau augmenté du pied de pilote.

Comment le créneau est calculé

Le calcul repose sur la règle des douzièmes, la méthode d’estimation enseignée au permis plaisance et utilisée à bord. Entre une basse mer et une pleine mer, le marnage se répartit approximativement par heure de marée selon la suite un douzième, deux douzièmes, trois douzièmes, trois douzièmes, deux douzièmes puis un douzième. L’heure de marée vaut la durée qui sépare les deux extrêmes divisée par six, soit environ 62 minutes sur un cycle standard.

À partir de la basse mer et de la pleine mer que vous saisissez, l’outil reconstitue le cycle sur vingt-quatre heures en supposant une marée semi-diurne régulière, puis calcule la hauteur d’eau par pas de cinq minutes. La profondeur disponible au point critique vaut la sonde portée sur la carte augmentée de la hauteur de marée du moment. Votre besoin vaut le tirant d’eau du bateau augmenté du pied de pilote. Toute plage continue où la profondeur disponible dépasse le besoin devient une fenêtre navigable.

Le pied de pilote n’est pas une décoration

Il couvre le pilonnement dans la houle, l’assiette du bateau en navigation, l’imprécision de la sonde portée sur la carte et l’écart entre la marée prédite et la marée réelle. Les valeurs de travail couramment retenues vont de 0,30 à 0,50 mètre en eaux abritées par temps calme. Elles montent dès que la mer lève : avec une houle d’un mètre, un bateau peut voir sa quille descendre d’un demi-mètre sous sa position moyenne, et c’est ce creux qui touche le fond, pas la moyenne.

Ce qui déforme la prédiction

La règle des douzièmes suppose une marée régulière et symétrique. Elle l’est peu dans les estuaires, les fonds de baie et une partie de la Manche orientale, où la courbe se déforme, avec parfois une tenue de pleine mer prolongée ou une renverse décalée. Un vent fort établi de secteur défavorable ou une pression atmosphérique élevée abaissent par ailleurs la hauteur réelle de plusieurs dizaines de centimètres par rapport à la prédiction. Ces écarts se soustraient à votre marge, pas à la hauteur annoncée.

Une hauteur d’eau suffisante n’est pas une autorisation de sortir. L’outil ne connaît ni le courant de marée, qui peut interdire une passe alors que la hauteur convient, ni l’état de la mer à l’entrée, ni la météo. Votre créneau réel est l’intersection de la fenêtre de hauteur d’eau et de la fenêtre météo, et il est souvent plus court que chacune prise isolément.

Vous ne partez pas si la fenêtre calculée est plus courte que la durée de sortie augmentée d’une heure, si la marge sous quille au moment du passage tombe sous votre pied de pilote, si vous n’avez pas relevé les marées sur une source officielle datée du jour, ou si un avis de vent est en cours sur votre zone.

Questions fréquentes sur le calcul de marée

Où trouver l’heure et la hauteur des marées de mon port ?

Les prédictions officielles françaises sont publiées par le SHOM, le service hydrographique et océanographique de la Marine, sur son service de diffusion en ligne et dans les annuaires papier. Les capitaineries affichent également les marées du jour. Relevez quatre valeurs, l’heure et la hauteur de la basse mer, l’heure et la hauteur de la pleine mer qui l’encadrent, pour la date exacte de votre sortie.

Quelle différence entre le coefficient de marée et la hauteur d’eau ?

Le coefficient est un nombre sans dimension compris entre 20 et 120 qui décrit l’ampleur de la marée du jour par rapport à une marée de référence. Il vous dit si le marnage sera fort ou faible, il ne vous donne pas une hauteur d’eau utilisable au-dessus du zéro des cartes. Pour un calcul de passage, ce sont les hauteurs en mètres qui comptent, et elles se lisent dans l’annuaire du port.

Un fort coefficient élargit la fenêtre à pleine mer, et il la referme plus vite en la resserrant autour de l’étale. Il renforce aussi les courants de marée, ce qui peut fermer une passe le jour même où il ouvre un seuil.

Quel pied de pilote prendre ?

De 0,30 à 0,50 mètre est la fourchette couramment retenue pour un passage en eaux abritées par temps calme. Augmentez-la dès qu’il y a de la houle, en fond de baie où la sonde est moins fiable, sur fond dur où toucher coûte cher, et quand la prédiction est ancienne ou que le vent souffle depuis plusieurs jours dans une direction défavorable.

Le résultat vaut-il pour un port secondaire ?

Il vaut pour les heures et les hauteurs que vous entrez. Si vous partez des valeurs d’un port de référence, appliquez d’abord les corrections du port secondaire données par l’annuaire, puis saisissez les valeurs corrigées. Sans cette correction, l’écart peut atteindre plusieurs dizaines de minutes et plusieurs dizaines de centimètres.

Puis-je m’appuyer sur ce calcul pour franchir un seuil de nuit ?

Le calcul reste valable, mais votre marge doit augmenter. De nuit, vous perdez les repères visuels qui vous auraient fait renoncer ou dérouter, et une erreur de position d’une dizaine de mètres suffit à sortir du chenal. Ajoutez du pied de pilote, prévoyez le passage plus près de la pleine mer, et gardez une solution de repli à flot.

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Sources à consulter le jour même : prédictions de marée et cartes marines du SHOM, bulletins de météo marine de Météo-France, texte en vigueur sur l’armement de sécurité sur Légifrance. Les valeurs affichées par défaut dans le formulaire sont des exemples de saisie, pas des données réelles.