Tous Montagne & randonnée Ski & sports d'hiver Verticale Voile & navigation Sécurité & météo Actualités

Yoann Richomme : palmarès et parcours du skipper en solitaire

30 septembre 2026 21 min de lecture Mis a jour 30 septembre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Yoann Richomme, né le 12 juillet 1983 à Fréjus, a construit son palmarès par étapes, du Figaro à l’IMOCA.
  • Il a gagné la Solitaire du Figaro en 2016 et 2019, deux éditions disputées sur des monocoques exigeants de 10 mètres.
  • En Class40, il a remporté la Route du Rhum 2018 et 2022, après une victoire à la DRHEAM CUP en 2018.
  • Son passage en IMOCA s’est traduit par des succès au Retour à la Base 2023 puis à The Transat 2024, avant sa 2e place au Vendée Globe 2024-2025.
  • Le cycle engagé en 2026 vise le Vendée Globe 2028, avec un nouvel IMOCA annoncé pour le premier trimestre 2027.

Yoann Richomme et les débuts d’un skipper formé à l’architecture navale

Yoann Richomme appartient à cette génération de coureurs au large qui a construit sa progression dans plusieurs classes, sans brûler les étapes. Né à Fréjus le 12 juillet 1983, il s’est d’abord formé comme architecte naval. Cette donnée éclaire son parcours, car la course en solitaire moderne ne se résume pas à barrer vite. Elle demande de comprendre les charges, les choix de voilure, les contraintes de structure et les compromis entre poids, fiabilité et vitesse.

Un architecte naval ne dessine pas seul un bateau de course, mais sa formation modifie la lecture d’un projet. Sur un monocoque de 18,28 mètres de type IMOCA, une décision prise à terre peut produire ses effets des semaines plus tard, dans 35 nœuds de vent au sud des mers australes. Le marin doit savoir ce que le bateau accepte, ce qu’il refuse et ce qui risque de coûter une avarie. Richomme s’est imposé par cette préparation méthodique, visible dans les régates côtières comme sur une transatlantique.

Son itinéraire sportif passe d’abord par la Classe Figaro. Les Figaro Bénéteau 2 puis 3 sont des monotypes. Les skippers courent donc sur des bateaux très proches, avec des voiles et des règles de jauge identiques. Dans ce cadre, l’écart se crée sur la météo, le placement tactique, la vitesse de manœuvre et la capacité à dormir par séquences courtes. La navigation y est dense, car les concurrents évoluent souvent à vue ou à quelques milles les uns des autres.

Le Figaro constitue une école précise pour la voile en solitaire. Les parcours alternent navigation côtière, passages de rails de trafic, courants puissants et traversées de golfe de Gascogne ou de mer Celtique. Le skipper doit intégrer les avis aux navigateurs, les fichiers météo, les marées et la fatigue. Une erreur de quelques degrés à l’entrée d’un courant peut coûter plusieurs milles. Sur une étape de 400 milles, cela suffit à faire basculer le classement.

La progression de Yoann Richomme ne se limite pas à une suite de victoires individuelles. Dès 2011, il termine deuxième de la Transat Jacques Vabre en Class40, comme co-skipper d’ERDF – Des pieds et des mains. Cette course en double relie alors Le Havre au Brésil et impose une organisation continue sur l’Atlantique. Le quart, la gestion de l’humidité, les réparations et le partage des choix de route y comptent autant que la vitesse pure.

En 2014, il prend également la deuxième place de la Transat AG2R, encore en double et sur Figaro Bénéteau 2. Cette épreuve, disputée entre la Bretagne et les Antilles, mesure environ 3 890 milles nautiques selon le parcours retenu. Elle prépare à la durée, mais aussi à la discipline du bord. Un équipage qui laisse s’accumuler le sommeil perdu, les manœuvres imprécises ou l’usure du matériel paie l’addition avant les alizés.

Ce socle explique pourquoi le profil de Richomme dépasse l’image d’un simple compétiteur rapide. Il a accumulé des références en solitaire, en double et en équipage, sur des monotypes puis sur des bateaux de développement. Son parcours donne un repère utile aux pratiquants qui suivent la course au large. Une victoire ne se lit jamais seulement sur la ligne d’arrivée. Elle se prépare dans la conception du bateau, l’analyse des données et la répétition des gestes.

Pour suivre ce type de carrière, ne mélangez pas les catégories. Un Figaro de 10,85 mètres, un Class40 d’environ 12,19 mètres, un IMOCA de 60 pieds et un multicoque Ocean Fifty ne sollicitent ni les mêmes budgets ni les mêmes marges de sécurité. Le parcours de Yoann Richomme montre justement le passage d’une classe à l’autre, avec une logique de compétence plutôt qu’un changement de support improvisé.

Palmarès de Yoann Richomme en Figaro et en Class40

Le palmarès de Yoann Richomme s’est d’abord installé dans les classes où la régularité compte davantage qu’une journée de réussite. La Solitaire du Figaro représente ce cadre. Elle se déroule en plusieurs étapes et le classement général récompense le temps cumulé. Un skipper peut gagner une manche puis perdre toute chance au général après une mauvaise option météo ou une avarie mineure. Gagner deux éditions, en 2016 puis en 2019, place donc Richomme parmi les références de sa génération.

En 2016, il s’impose sur Skipper Macif, un Figaro Bénéteau 2. Ce monocoque de série, long de 10,85 mètres, ne laisse pas beaucoup de place à l’approximation. La cabine est étroite, les manœuvres sont répétées et la météo des côtes françaises impose de surveiller les bascules de vent, les courants et les zones d’exclusion. La victoire vient d’un ensemble cohérent. Il faut aller vite, mais aussi préserver assez de lucidité pour choisir la bonne trajectoire au milieu de la flotte.

La deuxième victoire intervient en 2019 sur HelloWork – Groupe Télégramme, cette fois en Figaro Bénéteau 3. Ce modèle a marqué une rupture technique avec l’arrivée de foils. Ces appendices ne transforment pas le bateau en engin volant comme un grand multicoque, mais ils augmentent la puissance et demandent un réglage précis. Le passage au Figaro 3 a modifié les repères de vitesse, de stabilité et de pilotage. Richomme a su gagner sur les deux générations de monotypes, ce qui mesure une faculté d’adaptation concrète.

Année Course Classe Résultat Bateau ou projet
2011 Transat Jacques Vabre Class40 2e en double ERDF – Des pieds et des mains
2014 Transat AG2R Figaro Bénéteau 2 2e en double Skipper Macif
2016 Solitaire du Figaro Figaro Bénéteau 2 Vainqueur Skipper Macif
2018 Route du Rhum Class40 Vainqueur Veedol
2018 DRHEAM CUP Class40 Vainqueur Veedol
2019 Solitaire du Figaro Figaro Bénéteau 3 Vainqueur HelloWork – Groupe Télégramme
2022 Route du Rhum Class40 Vainqueur Veedol

Le Class40 ouvre un autre registre. Les bateaux de cette classe mesurent 40 pieds, soit environ 12,19 mètres. Ils sont plus rapides et plus autonomes que les Figaro, mais gardent une taille qui rend la course au large relativement lisible. La jauge limite certains choix techniques, tout en laissant aux équipes un espace réel pour travailler les carènes, les plans de voilure et les appendices. Le Class40 est ainsi devenu une filière de référence pour les marins qui visent les grandes courses océaniques.

Richomme gagne la Route du Rhum 2018 à bord de Veedol. La course relie Saint-Malo à la Guadeloupe, sur une route d’environ 3 542 milles nautiques selon les trajectoires. La distance réelle dépend des systèmes météo, des zones de vent faible et de la stratégie choisie près de l’archipel des Açores. Une Route du Rhum n’est pas une régate de baie prolongée. Le skipper doit gérer seul les réparations, son alimentation, ses périodes de repos et les frontes qui traversent l’Atlantique Nord.

Sa victoire à la DRHEAM CUP 2018 confirme cette maîtrise du support. Cette course, organisée au départ de la Manche, mêle navigation au large et passages tactiques plus resserrés. Elle demande de ne pas traiter la performance comme une simple question de vitesse moyenne. Les courants de marée, les transitions de masse d’air et les manœuvres autour des marques peuvent modifier l’ordre des bateaux en peu de temps.

La Route du Rhum 2022 apporte une seconde victoire en Class40. Être double vainqueur de cette épreuve dans la même catégorie pèse lourd dans un palmarès. Cela signifie que le résultat ne dépend pas uniquement d’un bateau particulièrement réussi ou d’une météo favorable. Entre 2018 et 2022, les flottes évoluent, les concurrents changent de projet et les solutions techniques progressent. La capacité à rester devant sur deux cycles distincts caractérise une préparation durable.

La lecture du palmarès doit néanmoins rester précise. Un titre en Figaro ne garantit pas automatiquement une victoire en IMOCA, car le niveau d’engagement et les charges structurelles changent d’échelle. À l’inverse, le travail réalisé sur ces monocoques de 10 à 12 mètres donne des habitudes solides. Pour comprendre les différences entre classes et suivre les projets plus radicaux, la fiche consacrée à Thibaut Vauchel-Camus en Ocean Fifty permet de comparer la logique d’un multicoque de course avec celle des monocoques de Richomme.

Du Class40 à l’IMOCA avec Paprec Arkéa et les courses transatlantiques

Le passage de Yoann Richomme à l’IMOCA représente un changement d’échelle, pas un simple changement de longueur. La classe IMOCA rassemble des monocoques de 60 pieds, soit 18,28 mètres. Ces bateaux sont conçus pour les longues traversées et le tour du monde. Ils combinent de grandes surfaces de voiles, des foils imposants, une électronique très développée et des structures soumises à des chocs répétés dans une mer formée.

Le projet Paprec Arkéa a placé Richomme dans cette catégorie avec une ambition claire. La transition a été rapide. En 2023, il remporte le Retour à la Base, sa première grande course en solitaire sur un 60 pieds. Cette épreuve part de Martinique et rejoint Lorient, soit une traversée nord-atlantique où les choix de route sont rarement simples. Remonter vers l’Europe implique souvent de négocier les dépressions, les fronts et les zones de mer croisée plutôt que de descendre sous un régime d’alizés régulier.

Cette victoire compte parce qu’elle arrive dans une flotte IMOCA déjà structurée autour de projets expérimentés. Le retour de l’Atlantique vers la Bretagne demande un bateau fiable et un marin capable de maintenir une cadence élevée sans multiplier les prises de risque. Sur ces unités, l’écart entre vitesse possible et vitesse soutenable est majeur. Faire accélérer le bateau dans une rafale est une chose. Le garder entier pendant plusieurs jours en est une autre.

En 2024, Richomme gagne The Transat, connue auparavant sous le nom de Transat Anglaise et devenue Transat CIC. Cette course en solitaire relie traditionnellement les côtes anglaises à New York. Le parcours d’environ 3 000 milles nautiques traverse l’Atlantique Nord, où les systèmes dépressionnaires imposent une vigilance continue. La route directe est rarement la route la plus rapide. Les concurrents arbitrent entre le risque de rester dans une zone peu ventée et celui de monter trop au nord pour accrocher un front actif.

Cette victoire valide sa capacité à exploiter un IMOCA sur une grande transatlantique. Le bateau à foils peut atteindre des vitesses très élevées, mais il demande une surveillance accrue. Les pilotes automatiques sont devenus centraux, sans remplacer le skipper. Celui-ci règle les limites de charge, choisit la voilure, vérifie les données et intervient dès que le comportement du bateau sort du cadre prévu.

Une course comme The Transat rappelle aussi la différence entre voile de croisière et compétition océanique. En navigation de plaisance, un équipage peut réduire tôt et attendre une amélioration. En course, chaque réduction de voilure est un compromis entre préservation du matériel et perte de vitesse. Cela ne signifie pas que les coureurs ignorent les marges de sécurité. Au contraire, les décisions les plus efficaces sont souvent celles qui évitent l’avarie. Un foil endommagé, un safran touché ou une voile déchirée peut ruiner plusieurs années de travail.

Les vidéos de bord donnent parfois l’impression que ces bateaux sont faciles à gérer grâce aux capteurs et aux logiciels. C’est une lecture trompeuse. L’électronique améliore la qualité de l’information, mais elle augmente aussi le volume de paramètres à contrôler. Le skipper surveille la structure, les batteries, l’hydrogénération, les communications, les fichiers météo et les réglages de pilote. La navigation reste un métier de décisions prises avec des données imparfaites.

Les amateurs qui veulent relier ces courses aux pratiques de navigation courante doivent rester prudents. Un voilier de 6,90 mètres destiné à la journée ou à la croisière côtière ne répond pas aux mêmes contraintes qu’un IMOCA. La présentation du Voilier Sport 6.90 permet de mesurer cet écart de programme, de taille et de distance à un abri. Ne transposez pas les méthodes de course au large à un bateau de plaisance sans vérifier son armement, son état et les prévisions de Météo-France.

Le succès de Richomme en 2023 et 2024 ne se lit donc pas comme un coup d’éclat isolé. Il prolonge un apprentissage mené sur des supports plus petits, tout en montrant une faculté à diriger un projet IMOCA complet. C’est ce passage maîtrisé qui a donné du poids à son objectif mondial.

La deuxième place de Yoann Richomme au Vendée Globe 2024-2025

Le Vendée Globe 2024-2025 a placé Yoann Richomme au centre de la course en solitaire mondiale. Il termine deuxième de ce tour du monde sans escale et sans assistance, derrière Charlie Dalin. Cette place doit être lue avec rigueur. Le Vendée Globe n’est pas une épreuve où seul le temps final compte. La position révèle aussi la capacité à tenir un bateau et un marin pendant plus de deux mois, loin de tout abri.

Le parcours théorique est d’environ 24 300 milles nautiques, mais les traces réelles dépassent souvent cette distance. Les concurrents ne suivent pas une ligne fixe. Ils contournent les zones d’exclusion antarctiques, cherchent les dépressions du Sud et évitent les secteurs où la mer devient trop dangereuse pour le rythme choisi. La route dépend également de l’état du bateau. Une avarie impose parfois de changer de stratégie avant même de réduire la vitesse.

Le tour du monde comprend plusieurs zones distinctes. L’Atlantique Nord ouvre la course avec les fronts d’automne. La descente vers les alizés modifie le régime de vent, puis les concurrents traversent l’Atlantique Sud avant d’entrer dans les mers du Sud. Le cap de Bonne-Espérance, le cap Leeuwin et le cap Horn sont des repères géographiques, mais ils ne résument pas les difficultés. Les longues houles, les dépressions rapides et l’isolement constituent le vrai cadre de décision.

Le passage du cap Horn dans le Vendée Globe ne doit pas être réduit à une image de carte postale. Après plusieurs dizaines de jours en mer, le skipper aborde ce cap avec une fatigue accumulée et un bateau qui a encaissé des milliers de milles. Le retour dans l’Atlantique impose ensuite une remontée complexe vers les Sables-d’Olonne. Les écarts peuvent se resserrer ou s’ouvrir jusqu’aux derniers jours.

La deuxième place de Richomme confirme qu’il a franchi une étape. Ses titres en Figaro et en Class40 démontraient sa régularité et sa vitesse. Les victoires transatlantiques de 2023 et 2024 prouvaient sa prise en main de l’IMOCA. Le Vendée Globe ajoute la continuité sur une durée incomparable. Un marin peut être très performant sur une course de 10 jours et rencontrer des difficultés nouvelles au-delà de 60 jours, lorsque le matériel, le sommeil et l’alimentation deviennent des facteurs aussi décisifs que la tactique.

La gestion du sommeil illustre cette réalité. En course, les skippers dorment par périodes fractionnées, adaptées à la météo, à la proximité des autres bateaux et au niveau de risque. Il n’existe pas de durée universelle. Par mer forte, sous une voilure chargée ou dans une zone de trafic, la surveillance se resserre. Les données médicales, les protocoles individuels et l’expérience de bord guident ces choix. Un navigateur amateur ne doit pas reproduire ces rythmes sans équipage ni préparation.

La performance est aussi collective avant le départ. Le solitaire navigue seul, mais il s’appuie sur une équipe de conception, de préparation, de maintenance et d’analyse. L’assistance extérieure reste interdite pendant la course selon les règles de l’épreuve, mais le travail réalisé avant le départ détermine une grande partie de la fiabilité. Les contrôles de structure, les tests de voiles, la redondance des équipements et l’organisation du bord ne sont pas des détails.

Les conditions de renoncement restent présentes même à ce niveau. Lorsqu’une pièce structurelle montre une faiblesse ou qu’un système de barre ne répond plus correctement, la vitesse cesse d’être le sujet principal. Le règlement du Vendée Globe prévoit des zones et des procédures, mais chaque skipper doit d’abord protéger son intégrité et celle du bateau. En mer, continuer à tout prix n’est pas une preuve de maîtrise.

La deuxième place de 2024-2025 a ainsi une portée plus large qu’un classement. Elle donne à Richomme une référence sur le format le plus exigeant de la voile océanique, celui qui sépare les projets rapides des projets capables de durer jusqu’au bout.

Objectif Vendée Globe 2028 et nouveau cycle de navigation en 2026

En 2026, Yoann Richomme ouvre un nouveau cycle avec Paprec autour d’un objectif explicite, la victoire au Vendée Globe 2028. Cette annonce ne signifie pas qu’un résultat est acquis. Elle fixe une direction sur quatre ans, avec un nouveau bateau annoncé pour une mise à l’eau au premier trimestre 2027. Dans la course au large, ce calendrier est serré. Un IMOCA neuf doit être construit, testé, fiabilisé, puis confronté à la flotte avant le départ du tour du monde.

Un projet de cette ampleur commence bien avant les premières navigations. L’équipe travaille sur l’architecture générale, la carène, les foils, l’ergonomie de la cellule de vie, la répartition des masses et la compatibilité entre les systèmes. Les choix de conception répondent à une question simple, mais difficile à résoudre. Où gagner des milles sans réduire la fiabilité sur une course de plus de 70 jours ? La réponse n’est jamais uniquement technique.

Le programme annoncé prévoit de participer aux courses de l’IMOCA Globe Series. Cette série sert de banc d’essai grandeur nature. Une course de 24 heures détecte certains défauts. Une transatlantique révèle davantage les problèmes de fatigue du matériel, d’étanchéité, de consommation électrique et de cohérence entre le bateau et son pilote automatique. Un tour du monde reste toutefois un test d’une autre dimension.

Le calendrier de préparation doit laisser de la place aux périodes de chantier. C’est un point peu visible pour le public, mais déterminant. Après une grande course, le bateau est démonté, inspecté et parfois modifié. Les foils, mâts, safrans et systèmes hydrauliques ou mécaniques demandent des contrôles précis. Une équipe qui repart trop vite sans corriger une faiblesse connue risque de la retrouver plus loin, dans des conditions moins favorables.

La trajectoire de Richomme offre aussi un angle utile pour lire les palmarès contemporains. Les résultats ne doivent pas être traités comme une liste fermée. Son statut de skipper de projet IMOCA coexiste avec des références dans d’autres classes, notamment son ancien engagement associé à HelloWork – Groupe Télégramme sur Figaro Bénéteau 3. Les équipes, les sponsors et les bateaux évoluent selon les cycles sportifs. La date permet de remettre chaque information à sa place.

La préparation vers 2028 passera probablement par des courses de vitesse, des navigations d’entraînement et des phases de validation en mer. Pour le public, la tentation consiste à regarder uniquement le résultat final. Pourtant, une place obtenue sur une course intermédiaire peut signaler plusieurs réalités. Elle peut révéler une vitesse pure élevée, une avarie, un choix tactique raté ou une décision prudente pour préserver le bateau. Le classement demande toujours un contexte.

Cette lecture vaut aussi pour les régates de niveau amateur. Une sortie de club, une course côtière ou une navigation hauturière ne se décide pas sur l’envie du jour. Vérifiez le vent établi, les rafales, l’état de mer, la compétence de l’équipage et la distance à un abri. Les prévisions doivent être consultées auprès de Météo-France, tandis que les règles d’armement dépendent de la division 240 en vigueur et de la distance d’éloignement. En cas d’urgence en mer, le CROSS se contacte au 196 depuis la France, selon les consignes officielles en vigueur.

Ne partez pas pour reproduire une navigation de course avec un équipage insuffisant ou un bateau mal préparé. Les images de foils, de surfs et de grandes vagues donnent envie, mais elles masquent les années de pratique et l’encadrement technique. Les parcours comme la Normandy Channel Race et ses exigences de sécurité rappellent que la préparation réglementaire et matérielle précède la vitesse.

Le cap fixé vers 2028 repose donc sur une méthode identifiable. Construire, tester, corriger, courir, puis décider. Le palmarès de Yoann Richomme montre que cette méthode a déjà produit des résultats sur plusieurs supports, et que l’objectif mondial se prépare maintenant par des choix mesurés plutôt que par des promesses.

Quel est le principal palmarès de Yoann Richomme ?

Yoann Richomme a gagné la Solitaire du Figaro en 2016 et 2019, la Route du Rhum en Class40 en 2018 et 2022, le Retour à la Base en 2023 et The Transat en 2024. Il a terminé deuxième du Vendée Globe 2024-2025.

Quelle est la formation de Yoann Richomme ?

Il est architecte naval de formation. Cette compétence nourrit son approche des bateaux de course, de leurs réglages, de leurs contraintes structurelles et de leur préparation avant les grandes épreuves.

Sur quel bateau Yoann Richomme a-t-il couru le Vendée Globe 2024-2025 ?

Il a disputé le Vendée Globe 2024-2025 sur l’IMOCA Paprec Arkéa, un monocoque de 60 pieds, soit 18,28 mètres, conçu pour la course au large en solitaire.

Quel est l’objectif de Yoann Richomme après sa deuxième place au Vendée Globe ?

Le projet engagé avec Paprec vise le Vendée Globe 2028. Un nouvel IMOCA est annoncé pour une mise à l’eau au premier trimestre 2027 afin de participer au cycle IMOCA Globe Series.