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Thibaut Vauchel-Camus : parcours et palmarès en Ocean Fifty

26 septembre 2026 21 min de lecture Mis a jour 26 septembre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Thibaut Vauchel-Camus a construit son parcours depuis le catamaran de sport, avec six titres de champion de France en Formule 18, avant de se tourner vers la course au large.
  • Il a fondé en 2012, avec Victorien Erussard, le Défi Voile Solidaires En Peloton, devenu un projet durable mêlant performance sportive et soutien à la recherche sur la sclérose en plaques.
  • Son palmarès en Ocean Fifty comprend notamment la victoire sur la Transat Jacques Vabre 2023 avec Quentin Vlamynck, en 11 jours, 11 heures, 22 minutes et 27 secondes.
  • Le skipper a terminé deuxième du championnat Ocean Fifty 2025, dans une classe qui comptait alors 11 trimarans compétitifs selon ses déclarations publiques.

Thibaut Vauchel-Camus, un parcours forgé entre Guadeloupe et catamarans de sport

Le parcours de Thibaut Vauchel-Camus ne commence pas par les grandes traversées de l’Atlantique, mais par une pratique précoce du catamaran. Né le 15 octobre 1978 à Périgueux, il effectue sa scolarité en Guadeloupe. Cette géographie compte. L’île place la mer dans le quotidien et donne très tôt une lecture concrète des alizés, des grains rapides et d’une mer qui peut rester courte même sous un soleil stable.

Il découvre la voile à l’âge de 10 ans, lors de vacances en Bretagne. Le contraste est formateur entre les eaux antillaises et les conditions plus changeantes du littoral breton. Pour un futur skipper, apprendre sur plusieurs façades oblige à distinguer le vent annoncé du vent réellement rencontré, ainsi que la vitesse du bateau de sa capacité à rester manœuvrable.

Son passage par le Pôle France Espoir en Tornado à l’École nationale de voile constitue une première étape structurante. Le Tornado est un catamaran de sport rapide, physique et exigeant dans les manœuvres. Il ne laisse pas de place à l’à-peu-près sur le réglage des voiles, le placement des équipiers ou l’anticipation d’une rafale. Cette école prépare directement aux contraintes du multicoque de course, même si les distances et l’autonomie ne sont pas comparables.

La Formule 18 prend ensuite une place centrale dans sa progression. Thibaut Vauchel-Camus y remporte six titres de champion de France. Le F18 mesure environ 6,10 mètres de long et navigue généralement à deux équipiers. Sa légèreté et sa surface de voile imposent des décisions instantanées. À 20 nœuds de vent, une erreur de trajectoire ou un équipage mal coordonné se paie en secondes, parfois par un chavirage.

Cette période explique une part de son style de navigation océanique. Le F18 apprend à aller vite sans attendre que le bateau se stabilise de lui-même. Il faut régler, barrer, déplacer les masses et observer les adversaires avec méthode. Dans les régates internationales, le résultat dépend d’une succession de micro-décisions, depuis le départ jusqu’au choix d’un bord plus favorable. La logique reste présente plus tard sur les trimarans Ocean Fifty, malgré des vitesses et des charges bien supérieures.

Avant d’entrer pleinement dans la course au large, il embarque aussi au sein du Team Océan d’Yvan Bourgnon. Cette expérience l’inscrit dans une culture du multicoque où la vitesse ne se sépare jamais de la préservation de la machine. Un trimaran lancé à plus de 25 nœuds ne pardonne ni une mauvaise anticipation de mer ni un matériel insuffisamment surveillé. Les foils, les bras de liaison, le gréement et les safrans subissent alors des sollicitations qui dépassent largement celles d’un voilier de croisière.

Le passage par le Class40 prolonge cette évolution. Le Class40 est un monocoque de course de 12,19 mètres, conçu pour les grandes courses en équipage ou en solitaire. Il demande une approche différente du catamaran. Le bateau gîte, la vitesse moyenne est plus faible, mais la gestion de la fatigue, de la route et de l’avitaillement devient plus lourde sur plusieurs jours.

Ce détour par le monocoque a une valeur pratique. Il évite de réduire le métier de marin à la seule recherche de vitesse. La navigation océanique réclame aussi une lecture des systèmes météo, une capacité à réparer loin de la côte et une discipline de quart. Pour les navigateurs qui suivent ce type de parcours, le critère n’est pas seulement le nombre de milles parcourus. La question porte sur le type de bateau, l’autonomie requise et la capacité à prendre une décision lorsque le vent forcit.

Thibaut Vauchel-Camus arrive ainsi en Ocean Fifty avec un bagage de régatier et une expérience élargie de la course au large. Son itinéraire ne relève pas d’un changement brutal de discipline. Il suit une montée progressive, du catamaran léger au trimaran océanique, en passant par les exigences du Class40.

Le Défi Voile Solidaires En Peloton et la construction d’un projet de course au large

En 2012, Thibaut Vauchel-Camus crée avec Victorien Erussard le Défi Voile Solidaires En Peloton. Le projet porte d’abord les couleurs de la Fondation France Sclérose en Plaques, puis s’installe dans la durée à travers plusieurs supports. Le choix d’un projet sportif adossé à une cause donne une cohérence différente à la campagne. Le bateau sert à courir, mais aussi à rendre visible une maladie neurologique qui concerne des milliers de personnes en France.

Le nom Solidaires En Peloton renvoie à l’idée de collectif. En voile de compétition, cette notion ne se limite pas au tandem embarqué. Elle comprend les préparateurs, les voiliers, les électroniciens, les météorologues, les partenaires et les personnes qui assurent le suivi à terre. Un Ocean Fifty ne se prépare pas avec une simple révision de début de saison. Chaque course suppose des contrôles de structure, des choix de voiles, un travail sur l’électronique et une planification logistique précise.

Le projet a connu plusieurs étapes, du F18 au Class40, puis au trimaran de la classe Ocean Fifty. Cette progression permet de conserver une identité tout en adaptant l’outil sportif à l’ambition de navigation. Un F18 est un bateau de régate côtière très rapide, mais il ne porte ni les mêmes volumes de sécurité ni les mêmes contraintes d’énergie qu’un multicoque de 15 mètres engagé dans une transatlantique.

L’Ocean Fifty, anciennement appelé Multi50, rassemble des trimarans de 50 pieds, soit environ 15,24 mètres. Cette classe se situe entre les grands Ultim et les monocoques de 60 pieds de l’IMOCA. Elle offre des vitesses élevées avec des budgets et des équipes généralement plus contenus que ceux des programmes les plus lourds. Cette position intermédiaire ne diminue pas l’engagement. Dans des vents forts, un trimaran de cette taille accélère vite et impose une surveillance continue de son état structurel.

Pour comprendre ce que représente une campagne Ocean Fifty, il faut regarder les postes de travail plutôt que la seule image du départ. Le skipper doit connaître son bateau, mais aussi accepter les limites de son programme. Une avarie de safran, une fissure sur un élément porteur ou un problème de pilote automatique peuvent imposer une route dégradée, une escale ou un abandon. La décision juste n’est pas toujours celle qui maintient le bateau dans le classement.

Étape du projet Support principal Format de navigation Apport au parcours
Depuis 2012 F18 Régates rapides à deux Réglages fins et coordination immédiate
Après le catamaran de sport Class40 Course au large en monocoque Autonomie, route et gestion de la fatigue
Programme actuel Ocean Fifty Transats et courses côtières Performance océanique en trimaran de 50 pieds

La dimension solidaire ne fait pas disparaître l’exigence compétitive. Elle impose même une régularité supplémentaire, car une campagne visible doit délivrer des résultats sportifs, communiquer avec justesse et tenir ses engagements auprès des associations et partenaires. Les opérations de sensibilisation trouvent leur sens lorsque le bateau arrive au bout de la course, après avoir traversé des conditions parfois sévères.

Les courses en équipage permettent aussi de transmettre cette culture. Quentin Vlamynck, associé à Thibaut Vauchel-Camus sur plusieurs rendez-vous, appartient à cette génération formée à la vitesse des multicoques et aux exigences de la navigation longue. L’équipage n’est pas une simple addition de compétences. À bord, il faut savoir qui prend la barre dans une phase de forte accélération, qui contrôle la structure, qui analyse les fichiers météo et qui gère les temps de récupération.

Le public retient volontiers le nom du skipper. Pourtant, la solidité d’un programme dépend de cette chaîne entière. Une voile changée au bon moment, une réparation anticipée au chantier ou une route moins directe choisie avant un front peuvent décider d’une saison. C’est dans cette organisation, autant que dans les milles parcourus, que le projet Solidaires En Peloton a trouvé sa continuité.

Le palmarès Ocean Fifty de Thibaut Vauchel-Camus et la victoire de 2023

Le palmarès de Thibaut Vauchel-Camus en Ocean Fifty est marqué par une victoire de référence sur la Transat Jacques Vabre 2023. Associé à Quentin Vlamynck sur Solidaires En Peloton, il remporte la catégorie Ocean Fifty entre Le Havre et Fort-de-France. Le duo franchit la ligne d’arrivée en Martinique après 11 jours, 11 heures, 22 minutes et 27 secondes de course.

Ce chiffre mérite d’être replacé dans son cadre. Une transatlantique ne se gagne pas seulement avec une grande pointe de vitesse. Sur plus de 5 000 milles selon la route réellement suivie, les équipages doivent gérer les zones de transition, les dépressions, les grains tropicaux et les périodes où le bateau accélère sans offrir de repos. Un trimaran peut gagner plusieurs milles en quelques heures, puis voir cet avantage disparaître si une option météo se referme.

La Transat Jacques Vabre exige un travail de route particulièrement fin. La trajectoire directe est rarement la plus rapide. Le choix dépend de la position de l’anticyclone des Açores, de l’emplacement des fronts et de la force des alizés. Pour un équipage, une route plus longue de 80 ou 100 milles peut être pertinente si elle conserve un vent stable et limite les manœuvres dans une mer désordonnée.

Les premiers résultats de cette édition avaient déjà placé Solidaires En Peloton en tête. Le bateau avait remporté la première étape entre Le Havre et Lorient, avant de conserver son statut de leader vers les Antilles. Ce format a demandé une remise en état rapide à Lorient. Entre deux segments, les équipiers et l’équipe technique doivent contrôler les pièces sollicitées, vérifier les voiles et remettre le bateau en configuration de transat.

La victoire avec Quentin Vlamynck illustre une forme de complémentarité. Sur un Ocean Fifty, chacun doit pouvoir barrer à haute vitesse, manœuvrer et participer aux décisions de navigation. La répartition des rôles bouge selon la fatigue, la mer et les phases de course. Pendant un empannage dans 25 nœuds de vent établi, la priorité n’est pas de préserver une moyenne théorique. Elle est de garder le bateau contrôlable et de terminer la manœuvre sans dommage.

Les résultats qui situent le skipper dans la classe Ocean Fifty

La victoire de 2023 ne doit pas faire oublier la régularité nécessaire sur un circuit. En 2025, Thibaut Vauchel-Camus se classe deuxième du championnat Ocean Fifty. Il indiquait alors que le plateau regroupait 11 voiliers très performants. Cette densité modifie la lecture des résultats. Une place de deuxième ne s’obtient pas sur une seule course favorable, mais par une capacité à rester dans le jeu sur des formats variés.

Les épreuves côtières ont leur propre logique. Un duel observé lors d’un Act 1 à Saint-Malo a notamment opposé Realites et Solidaires En Peloton, avec trois victoires et trois deuxièmes places de part et d’autre avant une course côtière décisive. Cette donnée montre ce que produit un circuit homogène. Les écarts de niveau se mesurent parfois en quelques minutes, voire en quelques choix de placement près du littoral.

La course océanique demande davantage de patience. Les fichiers météo sont mis à jour, mais ils ne transforment pas la mer en mécanisme prévisible. Les équipages confrontent leurs routages à l’état réel du plan d’eau. Lorsque la mer devient cassante, réduire légèrement la toile peut coûter quelques dixièmes de nœud à court terme et éviter une surcharge prolongée sur le bateau.

Cette approche intéresse aussi les navigateurs non compétiteurs. Un résultat se construit par des décisions de marge. En croisière semi-hauturière, la logique reste la même à une autre échelle. Si la prévision annonce 25 nœuds établis, une mer de 1,50 mètre et une arrivée de nuit dans un port inconnu, vous reportez le départ si votre équipage ou votre bateau ne tient pas ce programme. La vitesse n’efface pas les limites de préparation.

La victoire de 2023 et la deuxième place de 2025 dessinent donc un palmarès cohérent. Elles montrent un skipper capable de gagner une transat, puis de rester placé dans un championnat où la moindre erreur se paie vite. Le résultat visible est l’arrivée. Le travail décisif se joue dans les choix faits plusieurs jours avant cette ligne.

Comprendre la navigation océanique d’un Ocean Fifty face aux vents forts

Un Ocean Fifty est un multicoque conçu pour la vitesse au large, mais sa conduite ne se résume pas à pousser le bateau. Avec trois coques, une plateforme large et une grande puissance vélique, il peut atteindre des vitesses très élevées dans les bonnes conditions. Cette performance demande une discipline de tous les instants. Plus le bateau accélère, plus les charges sur le gréement, les appendices et les bras de liaison augmentent.

La difficulté principale vient souvent de l’écart entre le vent moyen et la rafale. Un bulletin annonçant 22 nœuds établis peut comporter des rafales à 28 ou 30 nœuds sous un grain. Sur un trimaran, ces quelques nœuds changent immédiatement l’assiette et la pression sur les voiles. Les équipiers anticipent donc les réductions de toile avant d’être dépassés par la situation.

La mer compte autant que le vent. Une mer de travers, courte et croisée ralentit le bateau tout en augmentant les chocs. À vitesse élevée, l’étrave tape, la plateforme travaille et l’équipage fatigue. Une route qui paraît moins directe sur une carte peut préserver le matériel et maintenir une vitesse moyenne supérieure sur douze heures. Le marin ne cherche pas une pointe. Il cherche une trajectoire durable.

La préparation météorologique est un poste majeur de la course au large. Elle associe modèles numériques, observations satellitaires, cartes de pression et retours du bateau. Les modèles donnent des tendances, pas une garantie. Entre deux fichiers, un front peut se décaler et un grain peut désorganiser le plan d’eau. C’est là que l’expérience du barreur et la qualité du quart reprennent toute leur place.

Une lecture méthodique s’appuie sur plusieurs éléments qui doivent rester cohérents entre eux.

  • Le vent moyen annoncé doit être comparé aux rafales prévues, car une différence de 8 à 10 nœuds impose souvent une marge de réduction de voilure.
  • La hauteur et la période de houle déterminent le comportement du trimaran, une mer de 2 mètres espacée de 10 secondes ne produit pas les mêmes chocs qu’une mer courte.
  • La fatigue de l’équipage doit être prise en compte après plusieurs nuits, car une manœuvre rapide devient moins fiable lorsque les temps de repos se réduisent.
  • L’état du bateau après une phase rapide impose parfois un contrôle visuel, même lorsqu’une position favorable au classement incite à poursuivre.

Le rapport au risque ne se décide pas à l’instinct seul. Les skippers disposent de procédures, de limites de charge et d’informations collectées par leurs équipes. Pour la navigation de plaisance, les règles d’armement et les équipements obligatoires dépendent de la distance à un abri. Elles sont définies par la division 240, publiée par les autorités maritimes françaises et susceptible d’évolution. Pour une sortie, vérifiez la version applicable sur le site officiel de l’administration maritime avant l’appareillage.

Un Ocean Fifty engagé en transat navigue bien au-delà de la bande côtière. Son dispositif de sécurité, ses communications et son organisation de veille n’ont rien à voir avec une sortie à moins de 6 milles d’un abri. Cette distinction doit rester nette. Un matériel adapté à une balade à la journée ne répond pas aux besoins d’une traversée ou d’une navigation semi-hauturière prolongée.

En cas de détresse en mer en France, le CROSS est l’autorité opérationnelle à contacter par VHF sur le canal 16 ou par le 196 depuis un téléphone mobile lorsque la couverture le permet. Les modalités officielles sont publiées par les CROSS et par l’administration maritime. Un équipage de course dispose de moyens redondants, mais le principe reste identique. Transmettre une position, la nature de l’avarie et le nombre de personnes à bord vaut mieux qu’un message imprécis.

Le parcours de Thibaut Vauchel-Camus rappelle ainsi qu’un bon multicoque n’est pas celui qui navigue toujours à pleine charge. C’est celui qui termine les séquences difficiles avec un bateau intact, un équipage encore lucide et une route compatible avec les conditions réellement rencontrées.

Thibaut Vauchel-Camus en 2026, un repère pour suivre le circuit Ocean Fifty

En 2026, suivre Thibaut Vauchel-Camus revient à observer un skipper installé parmi les références de l’Ocean Fifty. Son parcours relie les résultats du catamaran de sport, l’apprentissage du monocoque de course et les podiums sur trimaran. Cette continuité donne une lecture plus utile que le seul décompte des victoires. Elle montre comment se construit un marin capable de rester compétitif lorsque les supports, les équipages et les formats changent.

La classe Ocean Fifty conserve un rôle particulier dans la voile française. Les bateaux sont assez grands pour imposer une véritable organisation de course au large, sans atteindre les dimensions des géants de la classe Ultim. Cette échelle permet des confrontations rapprochées, avec des programmes mêlant courses côtières, raids et traversées océaniques. Les écarts se font alors sur la préparation, la fiabilité et l’exploitation du potentiel du bateau.

Le calendrier d’une saison doit toujours être contrôlé auprès de la Classe Ocean Fifty et des organisateurs de chaque épreuve. Les dates, les parcours et les règles peuvent évoluer entre l’annonce initiale et le départ. Pour un lecteur qui souhaite assister à une course, réserver un hébergement ou suivre un départ, le bon réflexe consiste à vérifier les avis officiels quelques semaines avant l’événement. Une arrivée avancée par une météo favorable peut modifier la présence des bateaux au port.

La Route du Rhum, annoncée pour 2026, constitue un horizon naturel pour les skippers de la classe, sous réserve de confirmation par l’organisation de la course et de validation des inscriptions. Une épreuve en solitaire autour de la route Saint-Malo–Guadeloupe ne se prépare pas comme une course en double. Le marin doit assurer seul les manœuvres, les réparations, les quarts et la lecture de la météo pendant plus d’une semaine sur les bateaux les plus rapides de la catégorie.

Pour Thibaut Vauchel-Camus, l’expérience du double avec Quentin Vlamynck reste un atout, mais elle ne remplace pas les exigences du solitaire. En équipage, un second marin prend le relais à la barre, vérifie une zone technique ou valide une décision météo. Seul, le skipper doit organiser des temps de sommeil courts, maintenir une veille suffisante et accepter de ralentir lorsque la fatigue compromet sa capacité à manœuvrer.

La transmission occupe aussi une place visible dans son projet. La voile de haut niveau peut sembler éloignée du pratiquant qui prépare une navigation de week-end, pourtant les principes utiles sont proches. Vérifier la météo, adapter la toile avant le coup de vent, contrôler le matériel avant une sortie et accepter le report restent des décisions communes. La différence porte sur le niveau de contrainte, la vitesse et la distance à la côte.

Ce que le parcours du skipper apprend aux navigateurs autonomes

Le premier enseignement concerne la progression. Thibaut Vauchel-Camus n’a pas basculé directement d’une première navigation à une transatlantique. Les supports se succèdent et développent des compétences distinctes. Pour un plaisancier, il est inutile de viser une navigation de 100 milles d’un seul coup si les sorties précédentes se limitaient à quelques heures près d’un abri. Il faut augmenter la distance, la durée de nuit et la complexité météo par étapes vérifiables.

Le deuxième enseignement est la préparation technique. Un bateau prêt ne se juge pas à son aspect au ponton. Il se juge à la capacité du pilote automatique, aux communications, à l’état du gréement, à la présence des équipements réglementaires et à la disponibilité de solutions de repli. Dans la plaisance française, la catégorie de navigation et la distance à un abri déterminent l’armement requis. Consultez les textes actualisés de la division 240 et les informations de la direction des affaires maritimes avant de partir.

Le troisième porte sur le renoncement. Un skipper de haut niveau peut réduire sa voilure, dévier sa route ou suspendre une course si la situation l’exige. Vous devez faire de même à votre échelle. Si Météo-France annonce un avis de coup de vent, si votre équipage manque d’expérience ou si une panne touche un équipement déterminant, restez au port. La décision se prend avant de larguer les amarres, pas quand l’entrée du port a disparu derrière une mer formée.

Le palmarès de Thibaut Vauchel-Camus donne donc un cadre précis à son image publique. Il ne repose pas seulement sur une victoire transatlantique, mais sur une trajectoire faite de titres en F18, de construction de projet et de régularité dans un circuit de multicoques exigeant. Les résultats futurs dépendront toujours de cette même base, un bateau préparé, une équipe cohérente et une décision prise au bon moment.

Quel est le principal résultat de Thibaut Vauchel-Camus en Ocean Fifty ?

Il a remporté la Transat Jacques Vabre 2023 en catégorie Ocean Fifty avec Quentin Vlamynck à bord de Solidaires En Peloton. Leur temps de course jusqu’à Fort-de-France a été de 11 jours, 11 heures, 22 minutes et 27 secondes.

Combien de titres de champion de France a obtenu Thibaut Vauchel-Camus en F18 ?

Son parcours sportif compte six titres de champion de France en Formule 18. Cette discipline de catamaran léger a constitué une base importante avant son passage vers la course au large.

Depuis quand existe le Défi Voile Solidaires En Peloton ?

Le Défi Voile Solidaires En Peloton a été créé en 2012 par Thibaut Vauchel-Camus et Victorien Erussard. Le projet a navigué en F18, en Class40 puis en Ocean Fifty.

Quel classement a obtenu Thibaut Vauchel-Camus au championnat Ocean Fifty 2025 ?

Il a terminé deuxième du championnat Ocean Fifty 2025. Il évoquait alors un plateau de 11 voiliers performants et un circuit où les écarts restaient serrés.