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VHF portable : canaux, portée et usage à bord

6 octobre 2026 21 min de lecture Mis a jour 6 octobre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Une VHF portable ne remplace ni la préparation de route ni le téléphone chargé. Elle donne toutefois accès à la communication maritime collective, au CROSS, aux navires proches et aux bulletins diffusés sur les fréquences VHF. À bord d’un voilier, d’une annexe motorisée ou d’un kayak de mer, elle doit être accessible en quelques secondes, chargée et enregistrée avant l’appareillage.

  • Le canal 16 sert à la détresse, à l’urgence et à l’appel initial, jamais à une conversation prolongée.
  • La portée VHF dépend d’abord de la hauteur des antennes et de la visibilité radio, bien avant la puissance affichée.
  • Une VHF portable non ASN limitée à 6 W peut être utilisée sans CRR dans les eaux françaises, sous conditions réglementaires.
  • Au-delà de 2 milles d’un abri en kayak de mer, une radio étanche et immédiatement accessible fait partie de l’armement requis pour deux personnes.
  • Une radio marine avec ASN exige un MMSI et, en pratique, le certificat adapté à son emploi.

Choisir une VHF portable selon votre navigation et votre équipement bateau

Le choix d’une VHF portable commence par la distance à un abri et le type d’embarcation. Pour une navigation côtière à la journée, entre un port et un mouillage voisin, une radio de 5 ou 6 W, flottante et étanche, couvre la majorité des besoins. Elle sert à écouter les alertes, joindre une capitainerie selon ses consignes locales, appeler un autre bateau et transmettre une demande d’assistance si la situation l’exige.

Une VHF tenue dans un coffre étanche n’est pas un moyen de secours immédiatement utilisable. Sur un voilier, placez-la dans son berceau de charge près de la descente, avec une seconde position possible dans le cockpit. Sur une embarcation ouverte, elle doit être fixée au gilet ou dans une poche haute, sans fermeture compliquée. En kayak de mer, la radio doit être étanche, flottante et accessible sans retirer la jupe ni ouvrir une trappe.

La réglementation française distingue nettement les appareils. Depuis 2011, une VHF portative sans ASN, d’une puissance maximale de 6 watts, peut être utilisée sans certificat restreint de radiotéléphoniste dans les eaux territoriales maritimes et les eaux intérieures françaises. Cette dispense ne signifie pas que l’appareil est anonyme. La station doit être déclarée auprès de l’ANFR afin d’obtenir une licence. Cette licence est valable un an et se renouvelle automatiquement ; tout changement de propriétaire, d’adresse ou de navire doit être signalé à l’Agence nationale des fréquences.

Une VHF avec ASN, aussi appelée DSC en anglais, relève d’un autre cadre. L’Appel sélectif numérique permet de transmettre une alerte codée et, si l’appareil reçoit une position GPS valide, de communiquer la position du bateau aux secours. L’équipement doit alors recevoir un numéro MMSI à neuf chiffres. Ce numéro identifie la station radio et son détenteur. Le CRR est requis pour exploiter une VHF ASN lorsque le permis plaisance ne couvre pas cette formation ou lorsque la navigation sort du cadre français prévu par les textes.

Le choix du matériel doit rester sobre. Une radio à 80 euros peut convenir à une annexe ou à un kayak si elle est réellement étanche et correctement fixée. Une VHF à 160 euros peut justifier son prix par une batterie plus durable, un chargeur USB-C, un écran lisible au soleil ou un récepteur GPS. Ces fonctions ne compensent jamais une radio oubliée à terre ou une batterie déchargée.

  • Une puissance réglable entre 1 W et 5 ou 6 W permet de limiter les émissions locales et de passer à pleine puissance quand la distance l’impose.
  • Un indice IP67 protège contre la poussière et une immersion temporaire, à condition que les joints et la trappe de charge soient en bon état.
  • Une autonomie annoncée de 12 à 20 heures doit être vérifiée avec le rétroéclairage, le volume et la veille réellement utilisés.
  • Un clip solide, une lanière et une flottabilité réelle comptent davantage qu’un écran très grand sur une embarcation ouverte.
  • Une batterie amovible ou une recharge USB-C simplifie la gestion d’énergie pendant plusieurs jours de navigation.

Les exigences d’armement varient avec la zone de navigation et la distance à un abri. Consultez la liste actualisée du matériel de sécurité obligatoire en mer avant de modifier votre équipement bateau. Pour le kayak de mer, une VHF est demandée pour deux personnes au-delà de 2 milles d’un abri. Une simple housse non étanche ne répond pas à cette exigence.

Ne partez pas avec une radio non testée après un hivernage, une chute ou un remplacement de batterie. Vérifiez l’état du joint, la charge et la réception avant de quitter le port. La VHF portable est un équipement de communication, pas un objet à sortir lorsque la difficulté a déjà commencé.

Radio VHF portative générique tenue à bord d'une embarcation
Illustration générée par intelligence artificielle.

Utiliser les canaux VHF sans encombrer les fréquences de sécurité

Les canaux VHF sont des ressources communes. La bande marine VHF s’étend approximativement de 156 à 174 MHz et chaque canal reçoit une affectation précise. Un poste radio marine n’est pas un talkie-walkie de loisir. L’écoute, l’appel et le dégagement rapide du canal sont des règles de fonctionnement qui permettent au CROSS, aux sémaphores, aux navires professionnels et aux plaisanciers de se comprendre.

Le canal 16, sur 156,800 MHz, est le canal international de détresse, d’urgence et d’appel. Il sert à lancer un MAYDAY, un PAN PAN ou un SECURITE, puis à établir un premier contact. Après réponse, la conversation bascule sur un canal de travail indiqué par l’interlocuteur. Rester plusieurs minutes sur le 16 pour organiser un rendez-vous ou discuter de la météo locale prive les autres usagers d’un canal qui peut être nécessaire à une urgence.

Le canal 70 est réservé à l’ASN. Il ne doit pas être utilisé pour parler. Une VHF ASN veille sur ce canal afin de recevoir les alertes numériques. Un bouton de détresse rouge protégé n’est pas un bouton d’essai. Une pression maintenue peut émettre un message de détresse reçu par les stations équipées ; l’usage involontaire déclenche des procédures inutiles et peut mobiliser des moyens de secours.

Le canal 9 est souvent employé pour les appels locaux et les communications portuaires, mais l’affectation opérationnelle dépend des zones. Les capitaineries, les CROSS et les avis locaux indiquent les canaux utilisés pour les mouvements de port, les écluses, les ponts ou les informations météo. Avant une escale, vérifiez la carte, les instructions nautiques et les informations du port. Une préparation de route sérieuse s’appuie aussi sur la lecture d’une carte marine pour la route côtière, car une position exacte rend l’appel immédiatement exploitable.

Canal VHF Usage principal Conduite à tenir Limite à respecter
16 Détresse, urgence, appel initial Écouter, appeler puis changer de canal après réponse Ne pas y tenir de conversation courante
70 ASN / DSC Laisser la veille numérique active si l’appareil est configuré Pas de communication vocale
9 Appels locaux et services portuaires selon zone Suivre les consignes de la capitainerie ou du guide nautique Usage non uniforme selon les ports
Canal de travail Conversation après contact Utiliser le canal proposé par l’interlocuteur Libérer le canal dès la fin de l’échange

Les bulletins de Météo-France et les bulletins météorologiques spéciaux sont diffusés à intervalles réguliers par les CROSS sur des canaux annoncés pour chaque façade. Les horaires et canaux peuvent évoluer. Vérifiez-les sur les publications officielles de Météo-France et du CROSS concerné le jour du départ, plutôt que de mémoriser un numéro entendu une saison précédente.

Une écoute attentive apprend beaucoup sur l’état réel de la zone. Un appel de détresse, une demande de remorquage, un signalement de visibilité réduite ou une alerte météo concernent tous les navigateurs proches. Cette écoute ne dispense pas de consulter le bulletin avant l’appareillage. Elle ajoute une information vivante à la préparation.

Dans un port fréquenté, réduisez la puissance à 1 W lorsque la liaison est nette. La pleine puissance ne rend pas une phrase plus claire ; elle augmente surtout la zone dans laquelle vous occupez le canal. Parlez près du microphone, à un débit lent, avec des mots simples. La communication maritime récompense la précision, pas la vitesse.

Évaluer la portée VHF réelle depuis un voilier, une annexe ou un kayak

La portée VHF ne se calcule pas comme celle d’un téléphone mobile. Les ondes VHF se propagent principalement à vue radio. La courbure terrestre, la hauteur de l’antenne, le relief côtier, la position du bateau et l’état de la mer influencent davantage la liaison qu’une différence marginale entre 5 et 6 W. Une radio tenue à hauteur de poitrine dans un kayak n’offre pas le même horizon radio qu’une antenne installée en tête de mât à 12 mètres.

Dans des conditions côtières ordinaires, une VHF portable de 1 W peut atteindre environ 1 à 3 kilomètres avec un correspondant également bas sur l’eau. À 5 W, une portée de 4 à 8 kilomètres est courante entre petites embarcations, mais ce chiffre reste indicatif. Une liaison avec un CROSS, un sémaphore ou un navire doté d’une antenne haute peut porter bien plus loin, car l’antenne réceptrice domine l’horizon. Une crique encaissée, une falaise ou un cap masquant réduisent brutalement le signal.

Ne confondez pas puissance et garantie. Un kayak placé derrière une pointe rocheuse peut ne plus joindre une station côtière située à quelques milles. Un voilier avec une antenne de mât peut, lui, entendre des émissions éloignées sans que sa VHF portable soit capable de répondre avec la même qualité. La réception et l’émission ne sont pas symétriques lorsque les antennes, les batteries ou les réglages diffèrent.

Régler puissance et squelch avant d’avoir besoin de la radio marine

Le squelch coupe le souffle parasite lorsque personne n’émet. Réglez-le au départ, sur un canal libre ou peu occupé. Tournez le réglage jusqu’à entendre le bruit de fond, puis revenez juste au seuil où il disparaît. Un squelch trop fermé masque les signaux faibles. Un squelch trop ouvert fatigue l’équipage et pousse à baisser le volume au mauvais moment.

Commencez une communication proche à 1 W, notamment dans un bassin portuaire ou à moins d’un mille d’un bateau identifié. Passez à 5 ou 6 W lorsque la liaison est faible, que la distance augmente ou que vous devez joindre une station à terre. Ne tentez pas de compenser une batterie presque vide en augmentant la puissance. Rechargez ou remplacez la batterie avant le départ.

La hauteur reste le meilleur levier. Sur un voilier, une VHF fixe reliée à une antenne de mât offre une portée supérieure à celle d’une VHF portable. La portable conserve pourtant une fonction propre : elle accompagne l’équipage dans le radeau, l’annexe, le cockpit ou sur un kayak. Les deux appareils ne se remplacent pas sur un bateau qui navigue régulièrement à plusieurs milles d’un abri.

Pour une navigation côtière, un test utile consiste à appeler un correspondant autorisé sur un canal de travail convenu, depuis le pont avant puis depuis le cockpit. Relevez les zones d’ombre créées par la cabine, le moteur hors-bord ou les masses métalliques. Ce contrôle se fait par temps calme, avant qu’une mer formée et 20 nœuds de vent ne rendent toute manipulation lente et imprécise.

Une batterie nomade peut maintenir les appareils chargés durant un mouillage ou une croisière courte, à condition que sa capacité et son étanchéité soient adaptées. Vérifiez la capacité réelle d’une batterie nomade plutôt que de vous fier à une valeur commerciale exprimée sans tension ni pertes de conversion.

Au-delà de 25 nœuds établis, avec une mer croisée ou une visibilité dégradée, ne comptez pas sur la seule portée VHF pour justifier le départ. La radio permet d’alerter. Elle ne réduit ni la fatigue, ni le risque de chute, ni les difficultés de retour au port.

Passer un appel de détresse avec une VHF portable et joindre le CROSS

Une demande de secours efficace donne d’abord une position, puis une nature de problème et le nombre de personnes concernées. Le CROSS coordonne les secours en mer sur les côtes françaises. Le numéro 196 permet de le joindre depuis un téléphone mobile en mer, lorsque la couverture existe. La VHF reste préférable lorsqu’elle est disponible, car tous les navires proches peuvent entendre l’alerte et proposer un relais ou une assistance immédiate.

Le message MAYDAY est réservé à une détresse grave et imminente : voie d’eau non maîtrisée, incendie, homme à la mer non récupéré, abandon du navire, chavirage avec danger vital ou détresse médicale grave. PAN PAN concerne une urgence nécessitant assistance sans danger grave et imminent identifié. SECURITE annonce un message de sécurité, comme un danger pour la navigation ou une information météorologique. Ces mots ont une fonction précise. Ne les utilisez pas pour obtenir une information de port ou prévenir d’un simple retard.

Sur le canal 16, annoncez lentement « MAYDAY » trois fois, puis le nom du bateau ou l’identification de l’embarcation trois fois. Donnez ensuite la position en coordonnées GPS si elles sont disponibles. À défaut, indiquez un relèvement, une distance et un point remarquable fiable. Précisez la nature de la détresse, l’assistance demandée, le nombre de personnes à bord, l’état du bateau et toute information utile comme la couleur de coque, le port de gilets ou la présence d’une personne blessée.

  1. Restez sur le canal 16, écoutez et attendez l’accusé de réception du CROSS ou d’un navire proche.
  2. Répétez le message si personne ne répond, en gardant les mêmes informations dans le même ordre.
  3. Suivez le canal de travail proposé par les secours lorsqu’un opérateur vous le demande.
  4. Conservez la VHF accessible, allumée et protégée des chocs jusqu’à la fin de l’opération.
  5. Transmettez immédiatement tout changement, notamment une dérive, une aggravation médicale ou une personne tombée à l’eau.

Une VHF ASN correctement enregistrée peut envoyer une alerte numérique contenant l’identité MMSI et, si le GPS est relié ou intégré, la position. Cette procédure accélère l’identification, mais elle n’élimine pas le message vocal. Les secours ont besoin de comprendre l’état réel de l’équipage, la dérive possible et les moyens disponibles à bord.

En cas d’homme à la mer, lancez l’alerte adaptée sans quitter des yeux la personne. La priorité immédiate reste le repérage, la manœuvre et l’approche maîtrisée. La radio vient soutenir cette action. Sur un kayak ou une petite annexe, une VHF clipsée au gilet évite de devoir atteindre un sac étanche alors que le bateau dérive ou que les mains sont déjà occupées.

Les procédures détaillées et les canaux opérationnels doivent être vérifiés auprès du CROSS, de l’ANFR et des documents de préparation au CRR en vigueur lors de votre navigation. Le présent usage à bord ne remplace ni une formation radio ni les instructions reçues pendant une opération de sauvetage.

Un entraînement à quai, moteur arrêté, permet de répéter les informations dans le bon ordre. Préparez une carte avec l’immatriculation, le MMSI si vous en possédez un, les coordonnées habituelles de navigation et le nombre maximal de personnes embarquées. Quand la mer se lève, ce sont ces données simples qui évitent les oublis.

Installer et entretenir une VHF portable pour qu’elle reste utilisable à bord

La meilleure radio marine devient inutile si elle tombe à l’eau sans flotter, si son microphone est saturé de sel ou si son chargeur reste dans un coffre humide. L’installation doit tenir compte de la manœuvre réelle. Sur un voilier, le poste doit être atteignable depuis la barre et depuis la descente. Sur une annexe, le clip de ceinture n’est pas suffisant si l’appareil peut s’accrocher à une écoute ou tomber entre deux coffres.

Installez un support de charge dans une zone sèche mais accessible. Évitez les emplacements au ras du plancher, sous une entrée d’eau de pluie ou près d’un moteur chaud. La station de charge doit être compatible avec la tension du bord et protégée par un fusible adapté selon les préconisations du fabricant. Une VHF portable rechargée au hasard sur une prise USB oxydée pose un risque de panne plus élevé qu’un modèle simple installé proprement.

Une lanière courte limite la chute sans devenir un piège pour les mains. Pour le kayak de mer, attachez l’appareil au gilet avec un dispositif qui ne gêne pas le dessalage ni la remontée à bord. Une radio dans une poche de poitrine doit pouvoir être saisie avec des gants mouillés. Testez ce geste à terre, puis sur l’eau calme, avant de considérer l’installation terminée.

Préserver étanchéité, batterie et contacts électriques

Rincez la VHF à l’eau douce après une sortie exposée aux embruns, conformément à la notice du constructeur. Séchez-la avant de la placer sur son chargeur. Inspectez régulièrement le joint de la batterie, le cache du connecteur et la grille du haut-parleur. Un appareil annoncé IP67 résiste à une immersion temporaire dans des conditions définies par son fabricant ; cette protection diminue si le joint est pincé, sale ou vieillissant.

Sur une croisière de plusieurs jours, prévoyez une méthode de recharge qui n’oblige pas à démonter l’appareil sous la pluie. Une seconde batterie d’origine est préférable à une batterie compatible dont l’étanchéité ou la capacité ne sont pas documentées. Chargez complètement la radio avant l’appareillage, puis contrôlez le niveau chaque matin. L’indicateur à trois barres ne donne pas toujours une estimation fiable sous forte puissance ou par basse température.

Une VHF portable n’a pas vocation à remplacer une installation fixe sur un voilier destiné à naviguer loin des abris. Une antenne extérieure correctement installée, une alimentation de bord protégée et une radio fixe offrent une écoute et une émission plus constantes. La portable devient alors le moyen de repli, le poste de l’annexe et l’appareil que l’équipage garde sur lui lors d’une manœuvre exposée.

Avant l’achat d’un bateau d’occasion, contrôlez aussi l’état de l’antenne, du câble coaxial, des connexions et de la licence radio. Une vérification d’un voilier avant achat doit inclure ces éléments, car une VHF fixe présente à la table à cartes ne prouve pas qu’elle transmet correctement. Les traces de vert-de-gris, un câble écrasé ou une antenne fendue annoncent une portée dégradée.

Ne partez pas avec une VHF dont le haut-parleur grésille, dont l’antenne est desserrée ou dont la batterie gonfle. Faites contrôler l’appareil par un professionnel ou remplacez-le. En mer, une panne de communication arrive rarement au moment où elle reste sans conséquence.

Régler la communication maritime selon la zone et le programme de navigation

Une sortie de deux heures dans une baie fréquentée, une traversée vers une île à 12 milles et une randonnée nautique en kayak ne demandent pas le même niveau de préparation. La VHF portable doit être intégrée au programme, avec la météo, les marées, la route de repli et l’armement. Elle devient utile lorsque l’équipage sait qui appeler, sur quel canal et avec quelles coordonnées.

Avant une navigation côtière, notez les heures de départ et de retour prévues, les ports de refuge, les zones de courant et les passages exposés. Programmez ou mémorisez les canaux réellement utiles pour la zone, sans remplir la mémoire de fréquences non vérifiées. Les guides nautiques, les avis aux navigateurs et les consignes locales de capitainerie priment sur les habitudes rapportées par d’autres plaisanciers.

Le volume doit rester assez haut pour être entendu sous le vent, le moteur ou les voiles qui claquent. Pendant une manœuvre, désignez une personne chargée de l’écoute si l’équipage est nombreux. À deux, la règle est plus simple : la radio reste sur la personne qui peut la prendre sans lâcher une écoute critique ou quitter la barre dans une phase délicate.

Dans une zone où le trafic commercial est dense, gardez une veille attentive et évitez les appels inutiles. Les navires de commerce ont des contraintes de manœuvre, de tirant d’eau et de visibilité que les petites unités sous-estiment souvent. Une communication claire peut prévenir une incompréhension, mais elle ne remplace pas une route lisible, une veille visuelle continue et le respect des règles de barre.

Les courses et rassemblements nautiques rappellent régulièrement que la communication est une couche de sécurité parmi d’autres. Les exigences de la sécurité de la Normandy Channel Race illustrent l’importance des équipements redondants, de la préparation météo et de la capacité à signaler une situation. Un programme de plaisance reste moins engagé, mais l’ordre de préparation ne change pas.

Sur une embarcation gonflable ou légère, la radio doit rester solidaire du pratiquant plutôt que du bateau. Une dessalage peut séparer très vite l’équipage de son matériel. Cette logique vaut aussi pour certains dériveurs transportables ; le choix d’un dériveur gonflable de type Tiwal impose de prévoir où placer la VHF sans gêner la navigation ni l’évacuation.

Le bon réglage final se vérifie avant de larguer les amarres. Batterie chargée, canal 16 accessible, volume audible, position connue et appareil attaché composent une routine de moins de deux minutes. Si l’un de ces points manque, reportez le départ le temps de remettre l’équipement en état.

Quelle puissance choisir pour une VHF portable en plaisance ?

Une puissance réglable de 1 à 5 ou 6 W couvre la majorité des navigations côtières. Utilisez 1 W pour une liaison locale nette et passez à 5 ou 6 W lorsque la distance ou les conditions de réception l’exigent.

Le CRR est-il obligatoire pour une VHF portable ?

Dans les eaux territoriales maritimes et les eaux intérieures françaises, une VHF portable sans ASN limitée à 6 W peut être utilisée sans CRR depuis 2011. Une VHF ASN, une navigation hors de ce cadre ou les règles du pays visité peuvent imposer le certificat.

Quel canal utiliser pour appeler les secours en mer ?

Utilisez le canal 16 pour un appel vocal de détresse ou d’urgence. En France, le CROSS peut aussi être joint par téléphone au 196 lorsque le réseau mobile est disponible. Restez ensuite sur le canal indiqué par les secours.

Pourquoi une VHF portable porte-t-elle moins loin qu’une VHF fixe ?

La portée dépend surtout de la hauteur de l’antenne et de la visibilité radio. Une VHF fixe reliée à une antenne de mât domine l’horizon, tandis qu’une portable tenue près de l’eau est plus facilement masquée par le relief, les vagues ou la coque.