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Boris Herrmann : parcours du skipper allemand en IMOCA

4 octobre 2026 19 min de lecture Mis a jour 4 octobre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Boris Herrmann, né en 1981 à Oldenbourg, a construit son parcours de la Mini Transat au circuit IMOCA, sans passer par la filière française classique de la course au large.
  • Le skipper allemand remporte la Global Ocean Race en Class40 en 2008 avec Felix Oehme, puis s’engage durablement dans les tours du monde en équipage et en solitaire.
  • Il devient en 2020 le premier navigateur allemand au départ du Vendée Globe et termine cinquième de l’édition 2020-2021 à bord de Seaexplorer-Yacht Club de Monaco.
  • Son programme 2026 repose sur la mise à l’eau d’un nouvel IMOCA Malizia, la Route du Rhum en solitaire et la préparation de The Ocean Race 2027.

Boris Herrmann occupe une place particulière dans la course au large européenne. Son parcours ne se limite pas à un palmarès : il montre comment un navigateur allemand a trouvé sa place dans un circuit longtemps structuré autour des ports, chantiers et équipes françaises.

Son nom est désormais lié à Team Malizia, au Yacht Club de Monaco et à une approche scientifique embarquée. La trajectoire mérite d’être lue dans l’ordre, car chaque étape explique la suivante : apprentissage en solitaire, navigation en équipage, maîtrise d’un IMOCA à foils et construction d’un projet sportif sur plusieurs années.

Boris Herrmann, un skipper allemand formé par la Mini Transat et la Class40

Avant d’être identifié au Vendée Globe, Boris Herrmann a construit sa pratique sur des bateaux plus petits et des programmes où l’autonomie compte davantage que l’image. Né le 28 mai 1981 à Oldenbourg, il grandit loin des grands pôles français de la voile océanique. Cette distance géographique impose une méthode : chercher des équipages, naviguer dans plusieurs pays et apprendre à travailler avec des partenaires internationaux.

Sa première référence majeure arrive en 2001, lors de la Mini Transat. Cette course transatlantique se dispute en solitaire sur des voiliers de 6,50 mètres. Herrmann y termine onzième et figure parmi les plus jeunes concurrents. Ce résultat ne fait pas encore de lui une tête d’affiche, mais il valide une capacité décisive pour la navigation hauturière : tenir seul un bateau pendant plusieurs semaines, avec une marge matérielle réduite et des décisions météorologiques quotidiennes.

La Mini Transat n’a pas les vitesses d’un multicoque Ultim ni les budgets d’un grand programme IMOCA. Elle reste toutefois une école exigeante. Le skipper doit gérer l’énergie, les réparations, l’alimentation, le sommeil et la route. Sur un bateau de cette taille, une avarie de pilote automatique ou une voie d’eau ne se délègue pas. Elle se traite immédiatement, souvent avec peu de pièces disponibles.

Après cette période, Boris Herrmann poursuit sur le circuit Class40. Ces monocoques de 12,18 mètres constituent une catégorie intermédiaire entre les séries de formation et les grands bateaux de course au large. Ils permettent de naviguer en duo ou en équipage, avec une puissance financière plus contenue qu’en IMOCA. Pour un navigateur qui cherche du temps de mer plutôt qu’un résultat isolé, le format reste cohérent.

En 2008, il remporte la Global Ocean Race avec Felix Oehme sur Beluga Racer. Cette épreuve autour du monde avec escales confirme autre chose qu’une aptitude au sprint : la régularité sur plusieurs mois. La course impose des transitions entre mers du Sud, zones tropicales et routes de l’Atlantique Nord. Les équipages doivent conserver le bateau, maintenir un rythme de navigation et éviter de transformer une petite panne en abandon.

Période Support principal Repère sportif Ce que l’étape apporte
2001 Mini 6.50 11e de la Mini Transat Expérience de la solitaire transatlantique
2008 Class40 Victoire à la Global Ocean Race avec Felix Oehme Gestion d’un tour du monde avec escales
Années 2010 Monocoques de course Programmes internationaux Réseau sportif et expérience de l’équipage
Depuis 2017 IMOCA Projet Team Malizia Accès au plus haut niveau de la compétition maritime

Cette victoire en Class40 a un poids réel dans sa trajectoire. Un tour du monde ne se gagne pas uniquement sur la vitesse moyenne. Il se gagne aussi par la qualité des choix de maintenance, par la discipline dans les quarts et par la capacité à naviguer proprement lorsque les fichiers météo sont incomplets ou contradictoires.

Le parcours de Herrmann montre également une différence entre la course au large et la navigation de plaisance. Un voilier de compétition est préparé pour accepter des efforts importants, mais il reste dépendant d’une surveillance constante. Les charges sur les appendices, les safrans et le gréement augmentent fortement dès que le bateau accélère dans une mer croisée. Les équipages de haut niveau ne partent pas parce qu’un calendrier l’impose : ils partent lorsque le bateau, les hommes et la météo sont alignés.

Cette phase Class40 prépare donc l’étape IMOCA sans la rendre automatique. Passer de 12 mètres à un monocoque de 60 pieds, soit environ 18,28 mètres, multiplie les contraintes de puissance, de budget et de fiabilité. Herrmann arrive sur ce circuit avec une expérience construite par accumulation, pas avec un seul coup d’éclat.

Le projet Team Malizia et l’entrée de Boris Herrmann en IMOCA

Boris Herrmann rejoint le circuit IMOCA en 2017 avec Team Malizia. Le projet s’appuie sur le Yacht Club de Monaco et porte une ambition claire : faire exister une équipe allemande dans les grandes courses océaniques, tout en associant la performance à l’observation scientifique des océans.

L’IMOCA est une jauge de monocoques de 60 pieds conçus pour les grandes épreuves océaniques. Le format ne désigne pas un bateau standardisé. Chaque équipe peut faire des choix différents sur la carène, les foils, le cockpit, le mât ou l’ergonomie intérieure, dans les limites du règlement de classe. Cette liberté explique les écarts de comportement entre deux unités pourtant longues de 18,28 mètres.

Un IMOCA moderne peut parcourir plusieurs centaines de milles par jour dans les bonnes conditions. Cette vitesse a une contrepartie directe. Le navigateur encaisse plus de chocs, doit surveiller davantage les systèmes de pilote automatique et gère des séquences de sommeil plus fragmentées. La course au large à foils n’est pas une navigation côtière prolongée : les contraintes mécaniques et la fatigue n’ont pas la même échelle.

Un monocoque à foils, pas un multicoque

Le terme multicoque est souvent associé, à juste titre, aux records de vitesse et aux grandes plateformes océaniques. Boris Herrmann navigue pourtant principalement sur des monocoques IMOCA. Cette distinction compte, car le comportement du bateau, les marges de sécurité et les compromis de route diffèrent profondément.

Un multicoque cherche une stabilité de forme grâce à ses plusieurs coques et peut atteindre des vitesses très élevées. Un IMOCA garde une seule coque, mais ses foils produisent une portance hydrodynamique qui allège partiellement le bateau. Lorsque l’angle et la vitesse sont favorables, le voilier sort davantage de l’eau. Il accélère, mais il sollicite aussi plus durement sa structure.

Pour le skipper, la décision ne consiste donc pas à garder les foils chargés à tout prix. Une route légèrement moins rapide peut préserver le matériel dans une mer de face ou éviter une zone où les rafales dépassent les capacités du pilote. Sur un tour du monde, perdre 2 nœuds pendant quelques heures est souvent préférable à casser une pièce structurelle loin d’un port.

Le premier IMOCA Malizia, connu sous le nom Malizia II puis Seaexplorer-Yacht Club de Monaco, porte ce projet sur les grandes courses. Le bateau permet à Herrmann de s’installer dans le paysage sportif, avec des campagnes de qualification, des transatlantiques et des navigations d’entraînement. Cette répétition compte plus qu’un simple nombre de départs. Un IMOCA se connaît par les heures passées à régler les voiles, analyser les vibrations et réparer avant que l’usure devienne visible.

La préparation d’un tel bateau mobilise aussi une équipe à terre. Le skipper reste celui qui décide en mer, mais la performance repose sur des architectes, préparateurs, électroniciens, voiliers, météorologues et responsables logistiques. À Lorient, principal bassin de préparation des IMOCA, cette organisation permet de réaliser des essais, de comparer les données et d’intervenir rapidement entre deux courses.

La progression de Boris Herrmann doit ainsi être comprise comme celle d’un navigateur et d’un programme. Son identité de skipper allemand donne une visibilité particulière au projet, mais le résultat dépend d’une structure capable de préparer un bateau pour des milliers de milles. Le passage au Vendée Globe devient alors une suite logique, pas une aventure improvisée.

Vendée Globe : la cinquième place de 2020-2021 et le tour du monde 2024-2025

Le Vendée Globe constitue le repère le plus lisible du parcours de Boris Herrmann. Cette course se dispute en solitaire, sans escale et sans assistance, autour du monde. Le départ et l’arrivée sont donnés aux Sables-d’Olonne, avec un parcours qui descend l’Atlantique, contourne les grands caps du Sud et remonte ensuite vers l’Europe.

En novembre 2020, Herrmann devient le premier skipper allemand à prendre le départ de l’épreuve. Ce statut dépasse une formule de communication. Il place le navigateur face à un public germanophone moins habitué aux codes de l’IMOCA, tout en l’exposant à un niveau de compétition où la plupart des équipes françaises disposent d’une longue culture technique.

Il termine cinquième de l’édition 2020-2021. Cette place s’obtient dans un contexte particulièrement tendu, marqué notamment par une collision avec un bateau de pêche dans les dernières heures de course. L’incident rappelle une réalité rarement visible depuis la terre : même dans une course suivie par satellite, un voilier de 60 pieds reste exposé aux risques de trafic maritime, de fatigue et de mauvaise visibilité.

Une route de course ne dispense jamais de veille. En navigation professionnelle comme en croisière, les données AIS, le radar et les systèmes de détection réduisent le risque, sans l’annuler. La veille humaine reste indispensable. Pour toute sortie hors des eaux abritées, vous devez vérifier l’état de vos moyens de communication et consulter les consignes du CROSS, autorité compétente pour le sauvetage maritime en France.

Le résultat de 2021 donne à Herrmann une crédibilité sportive durable. Finir dans les cinq premiers d’un Vendée Globe signifie que le bateau a tenu, que la préparation a résisté aux mers du Sud et que le skipper a maintenu une stratégie cohérente pendant plus de deux mois. Cela ne signifie pas qu’il faut banaliser l’épreuve. Les abandons, réparations de fortune et avaries de structure rappellent à chaque édition le coût réel de la vitesse.

Un second Vendée Globe pour mesurer la continuité du projet

Boris Herrmann repart sur le Vendée Globe 2024-2025 avec Malizia-Seaexplorer. Il boucle son sixième tour du monde et termine douzième. Ce classement est moins élevé que celui obtenu quatre ans plus tôt, mais il doit être replacé dans un plateau devenu plus homogène et plus rapide, où plusieurs foilers de dernière génération imposent un rythme nouveau.

Un classement ne résume pas à lui seul une campagne. Sur une course de près de 80 jours, la différence peut venir d’un choix de voiles, d’une avarie, d’une dépression évitée ou d’une zone de transition mal négociée. Les données de vitesse ne prennent leur sens qu’avec l’état du matériel et la position météo du bateau. Un skipper qui réduit volontairement son allure pour protéger sa coque peut perdre des places sans perdre sa course.

La comparaison avec la navigatrice suisse présentée dans ce portrait de Justine Mettraux éclaire l’évolution du circuit. Les grands projets IMOCA reposent désormais sur des équipes multinationales, des données en temps réel et une préparation de plus en plus spécialisée. La nationalité du skipper compte pour le public et les partenaires, mais la performance se fabrique dans une chaîne de compétences bien plus large.

Le Vendée Globe reste pourtant une course de solitaire. Le marin dort par séquences courtes, répare seul et assume seul le dernier choix de route. Cette contradiction explique l’intérêt de l’épreuve : une organisation industrielle prépare le bateau, puis un navigateur se retrouve face à la mer avec une marge de décision qu’aucune équipe à terre ne peut entièrement remplacer.

Pour un pratiquant qui suit cette compétition maritime, le bon repère n’est pas de copier les routages des professionnels. Il faut mesurer l’écart de moyens. Une traversée côtière de 30 milles nautiques demande déjà une météo lisible, une route préparée et un abri identifié. Un tour du monde en IMOCA mobilise des années de préparation et des systèmes redondants que n’emporte pas un voilier de croisière.

The Ocean Race et la navigation en équipage dans le parcours de Boris Herrmann

Le parcours de Boris Herrmann ne se lit pas seulement à travers le solitaire. La navigation en équipage occupe une place structurante dans son projet. Elle permet de comparer les réglages, d’augmenter le rythme de manœuvres et de travailler avec des marins qui apportent des expériences différentes des siennes.

Lors de The Ocean Race 2022-2023, Team Malizia termine troisième au classement général. Cette course autour du monde par étapes change le rapport au bateau. À bord, plusieurs équipiers se relaient. Les manœuvres sont plus rapides, la surveillance est continue et la vitesse moyenne peut augmenter parce que la fatigue individuelle est mieux répartie.

Ce format ne rend pas la mer plus douce. Il déplace les difficultés. En équipage, la coordination devient un facteur de performance. Une manœuvre de changement de voile exige un langage commun, des postes définis et une exécution propre. Lorsque le vent dépasse 25 nœuds et que la mer se forme, un geste mal anticipé peut coûter une voile, blesser un équipier ou provoquer une perte de contrôle du bateau.

Les courses par étapes permettent également de revoir le bateau dans les escales. Les équipes inspectent alors les zones soumises aux plus fortes charges : foils, safrans, cadènes, vérins hydrauliques, mât et fixation de quille. Cette possibilité distingue fortement The Ocean Race du Vendée Globe, où le solitaire ne peut compter que sur ses moyens embarqués hors assistance.

En 2025, Team Malizia se classe quatrième de The Ocean Race Europe. Après cette campagne, l’équipe vend son IMOCA à la navigatrice Francesca Clapcich et engage la construction d’une nouvelle génération de bateau. Ce choix a une logique technique. Un IMOCA ne se conserve pas indéfiniment au meilleur niveau face à une classe qui progresse vite sur l’aérodynamique, les foils et les systèmes de pilotage.

Épreuve Format Résultat de Boris Herrmann ou Team Malizia Enjeu de navigation
Mini Transat 2001 Solitaire transatlantique 11e Autonomie sur un bateau de 6,50 m
Global Ocean Race 2008 Duo avec escales Vainqueur Gestion d’un tour du monde long
Vendée Globe 2020-2021 Solitaire sans escale 5e Endurance et stratégie sur plusieurs mois
The Ocean Race 2022-2023 Équipage avec escales 3e Vitesse, quarts et coordination d’équipage
The Ocean Race Europe 2025 Équipage par étapes 4e Transition vers un nouveau cycle de bateau

Cette alternance entre solitaire et équipage est utile pour comprendre le niveau de Herrmann. Un navigateur capable d’occuper les deux formats doit passer d’une concentration individuelle très longue à une prise de décision collective plus immédiate. En solitaire, il faut préserver son énergie. En équipage, il faut accepter un rythme plus dense et rester précis malgré le bruit, l’humidité et le manque de repos.

La course au large moderne valorise donc des profils complets. Les skippers doivent savoir manœuvrer, communiquer avec une équipe technique, analyser des fichiers météo et présenter un projet cohérent aux partenaires. Boris Herrmann s’inscrit dans cette évolution, avec un programme international qui ne repose pas sur un seul calendrier de course.

Route du Rhum 2026 : le nouvel IMOCA de Team Malizia comme test avant 2027

L’année 2026 ouvre une phase nouvelle pour Boris Herrmann et Team Malizia. Le nouvel IMOCA doit être mis à l’eau à Lorient le 6 juillet 2026. Cette date ne marque pas la fin du chantier. Elle ouvre une période plus délicate : les premières navigations, les essais de voiles, le contrôle des systèmes et l’apprentissage du comportement réel du bateau.

Un plan de forme numérique, aussi précis soit-il, ne reproduit pas totalement la mer. Les premiers milles permettent de vérifier l’équilibre sous voiles, la réaction du bateau dans les accélérations, l’ergonomie du cockpit et la fiabilité de l’électronique. Un problème de capteur, un réglage hydraulique imparfait ou une ventilation insuffisante du foil peut modifier le programme entier.

Team Malizia annonce la participation de Herrmann à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Le départ est prévu à Saint-Malo le 1er novembre 2026 à 13 h 02, pour une arrivée à Pointe-à-Pitre après un parcours théorique de 3 542 milles nautiques, soit environ 6 560 kilomètres. Cette sera sa troisième participation à cette transatlantique et sa première course en solitaire sur le nouveau bateau.

La Route du Rhum se tient tous les quatre ans et rassemble plusieurs catégories, dont les IMOCA, les Ocean Fifty, les Class40 et les Ultim. La coexistence de ces supports rappelle que la voile océanique ne se résume pas à une seule technologie. Les multicoques dominent souvent la vitesse pure, tandis que les monocoques IMOCA constituent le terrain du Vendée Globe et d’une grande partie des programmes en solitaire.

Pour Herrmann, cette course sert aussi de qualification sur la route du Vendée Globe 2028-2029. La décision sportive est nette : le bateau doit être lancé assez tôt pour accumuler des milles, mais il ne doit pas être poussé au-delà de ses capacités de fiabilité dès ses premières semaines. Une équipe qui ignore une alerte structurelle au nom du calendrier paie souvent cette décision plus tard.

Avant Saint-Malo, Team Malizia prévoit The Ocean Race Atlantic entre New York et Lorient, avec un départ annoncé le 1er septembre 2026. L’épreuve doit fournir des heures de navigation en équipage et des données sur le nouveau voilier. Elle ne remplace pas une préparation en solitaire. Le skipper devra ensuite retrouver ses repères seul, organiser ses phases de sommeil et apprendre les réactions du bateau sans équipier pour confirmer une impression.

L’OceanPack, une mission scientifique embarquée sur l’IMOCA

Depuis 2018, le projet Malizia associe le sport à la collecte de données océaniques. Le nouvel IMOCA doit embarquer un OceanPack, mini-laboratoire automatisé capable d’effectuer des relevés pendant les entraînements et les compétitions. L’intérêt est concret : les voiliers de course passent dans des zones peu fréquentées par les navires scientifiques réguliers.

Les données collectées peuvent concerner l’état de surface de l’océan et d’autres paramètres utiles aux programmes de recherche partenaires. Team Malizia prévoit aussi le déploiement occasionnel de bouées dérivantes ou de flotteurs Argo. Ces outils alimentent les réseaux d’observation de l’océan sur le long terme, à condition d’être utilisés selon les protocoles scientifiques prévus.

Cette dimension ne transforme pas un bateau de compétition en navire océanographique. La priorité reste la conduite du voilier et la préservation du skipper. Elle donne toutefois une fonction supplémentaire aux milles parcourus, particulièrement dans les régions australes où les mesures restent difficiles à obtenir.

Le calendrier qui mène vers The Ocean Race, dont le départ est annoncé le 17 janvier 2027 à Alicante, laisse peu de place à l’improvisation. La mise à l’eau, les premières courses et la préparation de la Route du Rhum doivent former une progression continue. Si les essais révèlent une fragilité sérieuse, l’équipe doit corriger avant de chercher un classement. Sur un IMOCA neuf, la fiabilité gagne souvent plus de milles qu’une recherche immédiate de vitesse.

Qui est Boris Herrmann ?

Boris Herrmann est un skipper allemand né en 1981 à Oldenbourg. Il évolue en course au large depuis la Mini Transat 2001, a remporté la Global Ocean Race en 2008 et navigue sur le circuit IMOCA avec Team Malizia depuis 2017.

Quel a été le résultat de Boris Herrmann au Vendée Globe 2020-2021 ?

Boris Herrmann a terminé cinquième du Vendée Globe 2020-2021 à bord de Seaexplorer-Yacht Club de Monaco. Il était alors le premier navigateur allemand à participer à cette course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance.

Boris Herrmann navigue-t-il sur un multicoque ?

Non. Son programme principal repose sur des monocoques IMOCA de 60 pieds, soit environ 18,28 mètres. Ces bateaux peuvent être équipés de foils, mais ils restent différents des multicoques Ultim ou Ocean Fifty.

Quelle course Boris Herrmann doit-il disputer en novembre 2026 ?

Boris Herrmann est annoncé au départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe le 1er novembre 2026 à Saint-Malo. Il doit y courir en solitaire sur le nouvel IMOCA de Team Malizia, mis à l’eau à Lorient le 6 juillet 2026.