Le Mont Thou atteint 611 mètres d’altitude sur la crête des Monts d’Or, au nord-ouest de Lyon. Une boucle depuis Curis-au-Mont-d’Or demande environ 10,5 kilomètres, 430 mètres de dénivelé positif et entre 3 h 30 et 4 h 15 de marche selon le rythme et l’état du terrain. Le sommet ne constitue pas le point culminant du massif, ce rôle revenant au mont Verdun et à ses 626 mètres. La randonnée alterne routes calmes, bois calcaires, pistes larges, traces de crête et prairies où les orchidées sont visibles au printemps.
En bref
- Le Mont Thou domine la vallée de la Saône de près de 500 mètres et offre un paysage ouvert sur Lyon, la Bresse, le Beaujolais et, par temps limpide, les Alpes.
- Le départ de Curis-au-Mont-d’Or permet une boucle cohérente, avec une montée progressive par le Beyrion et la Croix-Vitaize.
- La portion sur la D90 impose de marcher à gauche, en file serrée si vous êtes plusieurs, malgré une circulation souvent faible.
- Les sentiers de crête deviennent glissants après pluie, surtout sur le calcaire et les feuilles tassées en sous-bois.
- Une carte IGN récente, de l’eau et des chaussures à semelle crantée suffisent pour une journée sèche et stable.
Quelle altitude pour le Mont Thou et quelle place dans les Monts d’Or
Le Mont Thou culmine à 611 mètres, valeur généralement retenue pour ce sommet de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. Certaines fiches de randonnée indiquent 609 mètres, selon le point de mesure ou les données cartographiques exploitées. Pour préparer une sortie, l’écart de deux mètres ne change rien. Ce qui compte est la position du sommet sur une ligne de relief nettement détachée au-dessus de la Saône et de l’agglomération lyonnaise.
La topographie des Monts d’Or surprend par sa compacité. Depuis les quais et les quartiers bas de Lyon, le relief paraît proche et modeste. Il gagne pourtant près de 500 mètres au-dessus de la vallée de la Saône. Cette différence explique la sensation d’ascension au départ de Curis, d’Albigny-sur-Saône ou de Couzon-au-Mont-d’Or. Une randonnée courte sur la carte devient une marche soutenue lorsque le chemin quitte les villages.
Le Mont Thou arrive derrière le mont Verdun, qui atteint 626 mètres et se situe environ 1,6 kilomètre au nord-ouest. Son vaste dôme militaire le rend identifiable de loin. Vers le sud, le mont Narcel, à 582 mètres, prolonge la ligne de crête à environ un kilomètre. Plus près de Lyon, le mont Cindre, haut de 470 mètres, se reconnaît à sa tour relais. Ces repères donnent une lecture simple du massif avant de partir.
| Relief | Altitude | Position par rapport au Mont Thou | Repère visible |
|---|---|---|---|
| Mont Verdun | 626 m | 1,6 km au nord-ouest | Dôme militaire |
| Mont Thou | 611 m | Crête centrale | Table d’orientation et installations |
| Mont Narcel | 582 m | Environ 1 km au sud | Relief boisé |
| Mont Cindre | 470 m | Vers Lyon, au sud-est | Tour relais |
Le sommet du Mont Thou est occupé par des installations militaires. Elles ne constituent pas un objectif de visite et les clôtures doivent être respectées. Le cheminement utile passe par la lande et conduit vers la table d’orientation, d’où l’on observe l’organisation du paysage. À l’ouest, les reliefs du Beaujolais ferment l’horizon. À l’est, la plaine de Saône s’ouvre en direction de la Bresse. Au sud se lisent les Monts du Lyonnais et le Pilat.
Lors des rares journées de visibilité très élevée, la vue gagne le Jura, le Bugey, le massif du Mont-Blanc, puis les Alpes plus méridionales jusqu’au Grand Veymont. Cette amplitude visuelle dépend moins de la saison que de la masse d’air. Après le passage d’un front froid, avec une atmosphère sèche et un vent déjà calmé, les lointains ressortent mieux qu’en période chaude et brumeuse. Une belle lumière lyonnaise ne garantit pas une lecture nette des sommets.
Le relief est formé en grande partie de roches calcaires. Cette géologie produit des sols minces, des chemins pierreux et des pentes qui deviennent lisses sous la pluie. Elle explique aussi les cabornes, petites constructions de pierre sèche rencontrées dans certains secteurs. Elles témoignent d’anciens usages agricoles et viticoles. Elles ne sont ni des abris de secours ni des refuges, et leur fragilité interdit de les dégrader ou d’y déplacer des pierres.
La décision de départ doit donc reposer sur le terrain réel plutôt que sur la seule altitude. Les 611 mètres du Mont Thou ne demandent pas d’expérience alpine, mais 430 mètres de montée cumulée sur sol calcaire exigent une marche régulière, des chevilles stables et une attention durable dans les descentes.

Quel accès choisir pour une randonnée au Mont Thou depuis Curis-au-Mont-d’Or
Le départ depuis l’église de Curis-au-Mont-d’Or offre un accès lisible et un stationnement réparti dans le village selon les emplacements autorisés. Il ne faut pas bloquer les accès riverains ni chercher à remonter en voiture vers les voies étroites du Beyrion. Le village se rejoint depuis la vallée de la Saône, au nord de Lyon. La proximité urbaine ne dispense pas de préparer l’horaire de retour, car les sous-bois deviennent vite sombres en automne.
Depuis l’église, la Montée de l’église conduit vers la D73. La traversée de cette départementale demande une attention complète, notamment les week-ends où motos et cyclistes circulent davantage. Prenez ensuite la rue de la Trolanderie, puis la montée des Fontaines. Lorsque vous rejoignez la route d’Albigny, tournez à droite vers la rue du Beyrion, signalée en direction de Beyrion. La pente commence ici de manière plus franche.
La rue du Beyrion rejoint la rue du Bois des Cieux, parallèle et plus haute. Suivez-la jusqu’à ce que la voie tourne successivement à gauche puis à droite pour s’achever près d’un terre-plein. Un chemin part alors tout droit vers Albigny-sur-Saône. Il ne faut pas l’emprunter à la montée si vous suivez la boucle décrite, car il sert au retour. Prenez à droite la direction du Mont Thou indiquée par la signalétique présente sur place.
La piste s’élève sous le Crêt d’Albigny dans un couvert forestier. C’est le segment où le rythme se règle. Une allure trop rapide dans les vingt premières minutes fatigue inutilement pour la crête, qui reste encore à rejoindre. Comptez environ 1 h 15 à 1 h 30 entre Curis et le sommet pour un marcheur habitué aux randonnées de demi-journée, pauses non comprises. Une famille avec enfants marcheurs ou un groupe peu entraîné peut mettre davantage.
À la Croix-Vitaize, l’itinéraire rejoint la D90, aussi appelée route du Génie. Tournez à droite sur environ 50 mètres, puis cherchez à gauche le départ d’un sentier montant, marqué par un petit escalier. Une large piste parallèle peut sembler plus confortable. Elle rejoint plus haut la même zone, mais le sentier de l’escalier suit plus directement la crête. Une carte au 1:25 000 aide à vérifier cette bifurcation lorsque les feuilles ou l’entretien masquent les repères.
Le matériel doit rester proportionné au parcours. Une chaussure basse de randonnée à semelle ferme convient par temps sec pour une personne habituée aux chemins irréguliers. Après pluie, une tige qui maintient mieux la cheville apporte un avantage net dans les passages calcaires. Le choix dépend du pied et de l’usage, mais les critères détaillés dans ce guide sur les chaussures de randonnée homme permettent d’éviter une paire urbaine à semelle lisse.
- Prévoyez au moins 1,5 litre d’eau par adulte entre avril et octobre, car aucun point d’eau fiable n’est garanti sur la crête.
- Emportez une carte IGN ou une application hors ligne avec batterie chargée, les changements de sentiers étant fréquents dans les bois.
- Gardez une couche coupe-vent dans le sac, la lande sommitale étant plus exposée que les pentes boisées.
- Partez avec une heure de demi-tour décidée avant le départ, surtout entre novembre et février lorsque la durée du jour réduit la marge.
Ne partez pas sur cette boucle après un épisode de pluie soutenue si vous n’avez pas l’habitude des descentes glissantes. Le problème ne vient pas de l’altitude mais de l’adhérence. Un orage annoncé l’après-midi impose également un départ matinal ou un report, car la crête offre peu d’abri immédiat et les arbres ne protègent pas de la foudre. Consultez le bulletin local de Météo-France le matin même, avec une attention particulière aux rafales et au risque orageux.
L’accès depuis Curis tient son intérêt dans cette montée progressive et dans la possibilité de fermer la boucle sans refaire exactement le même chemin. Il demande toutefois de savoir lire une signalisation parfois discrète, ce qui distingue une promenade de village d’une randonnée réellement préparée.
Quels sentiers suivre entre la Croix-Vitaize et le sommet du Mont Thou
Après le petit escalier de la Croix-Vitaize, le chemin gagne la ligne de crête. Le changement de terrain est net. La piste urbaine et forestière laisse place à un sentier plus étroit, parfois creusé par le passage et ponctué de pierres calcaires. Il n’y a pas de difficulté d’escalade, ni de passage équipé, mais le sol impose de regarder où vous posez les pieds plutôt que de marcher les yeux fixés sur le panorama.
La progression sur cette arête donne sa cohérence à l’itinéraire. Le terrain reste suffisamment doux pour une randonnée à la journée, mais les alternances de courtes montées et de replats demandent une gestion régulière de l’effort. Les marcheurs qui ne font que des promenades urbaines de moins de deux heures trouveront la dernière partie plus physique que prévue. Un test préalable sur un parcours de 8 kilomètres et 300 mètres de montée constitue un seuil raisonnable avant de choisir cette boucle.
À l’approche de la lande, les installations du Mont Thou deviennent visibles. Gardez le chemin balisé ou clairement tracé jusqu’à la table d’orientation. Les abords ouverts peuvent donner l’impression que toutes les traces mènent au même endroit. Ce n’est pas toujours le cas. Les chemins de service, les clôtures et les zones sensibles associées aux équipements ne doivent pas être franchis. La randonnée se pratique sur les itinéraires autorisés, sans raccourci dans les herbes ou les parcelles privées.
La période de mars à juin donne au massif une expression particulière. Les prairies et talus accueillent une flore riche, dont des orchidées sauvages. Leur présence ne justifie ni cueillette ni prélèvement. Photographier sans piétiner les abords est la bonne pratique. Les fleurs paraissent parfois proches de la route ou du sentier, mais les pentes fragiles portent aussi des espèces moins visibles. Un arrêt de quelques minutes suffit pour observer sans transformer le bord du chemin en zone piétinée.
La chaleur mérite une attention spécifique sur ce massif de faible altitude. Entre juin et septembre, le soleil frappe la lande et les portions de route. L’absence de haute montagne peut faire oublier les effets d’une exposition de trois à quatre heures. Chapeau, eau, protection solaire et départ avant 9 heures lors des journées très chaudes réduisent la fatigue. Un parcours annoncé à 4 heures peut en prendre 5 si le groupe s’arrête souvent pour gérer la chaleur.
Le brouillard, lui, réduit la valeur de l’orientation visuelle. Sur la crête, les repères lointains disparaissent et certaines bifurcations deviennent moins évidentes. Ne comptez pas sur Lyon, le dôme du mont Verdun ou la vallée pour vous guider. Une trace téléchargée avant le départ peut aider, mais elle ne remplace pas la carte. La batterie d’un téléphone baisse vite par froid, et la position GPS ne dit pas quel embranchement choisir lorsque plusieurs traces sont proches.
Les chiens doivent rester maîtrisés, particulièrement à proximité des prairies, des habitations isolées et des autres usagers. Les Monts d’Or sont parcourus par des marcheurs, des coureurs, des cyclistes et parfois des cavaliers. Le croisement se prépare en ralentissant et en laissant de l’espace. Sur un passage étroit, celui qui monte conserve généralement son rythme si cela reste simple et sûr. Dans tous les cas, un salut et quelques secondes d’anticipation évitent les dépassements brusques.
La topographie ne justifie pas une préparation de type alpinisme. Elle ne tolère pas pour autant l’improvisation en baskets lisses, avec une gourde vide et sans carte. Les sentiers du Mont Thou demandent surtout une lecture calme du terrain et de la météo, exactement comme tout relief proche d’une grande ville.
Comment organiser le retour du Mont Thou par la route du Génie et le Crêt d’Albigny
Le retour transforme l’aller en boucle et évite de redescendre intégralement par le même versant. Depuis la table d’orientation, prenez le petit sentier plein ouest. Il rejoint rapidement un chemin plus marqué venant de la route du Mont Thou. Tournez à gauche sur cet axe, puis cherchez presque aussitôt une petite trace qui plonge vers l’ouest dans les bois. Cette bifurcation est courte mais déterminante, car elle permet de rejoindre la D90 sans allonger inutilement le parcours.
La descente demande davantage de retenue que la montée. Sur feuilles humides ou pierres roulantes, un pas trop long reporte le poids du corps sur le talon et favorise la glissade. Gardez les bâtons si vous en utilisez, mais ne les considérez pas comme une garantie. Sur un sol dur, leur rôle est d’équilibrer l’allure, pas de retenir une chute déjà engagée. Les personnes souffrant des genoux doivent prévoir une marge de temps et descendre sans précipitation.
La trace rejoint la D90, route du Génie. La circulation y est souvent modérée, avec une présence notable de cyclistes aux beaux jours. Cette route ne se traite pas comme un chemin. Marchez sur le bord gauche face aux véhicules lorsque la configuration le permet, restez groupés en file et évitez les écouteurs. Les virages réduisent la visibilité dans les deux sens. Une route peu fréquentée garde le même risque lorsqu’un véhicule arrive vite.
Après plusieurs courbes, vous passez près d’une ancienne baraque et d’un vaste parking, avant d’atteindre un croisement avec la route descendant vers Couzon-au-Mont-d’Or, juste avant la Croix-Vitaize. Poursuivez un peu puis prenez à droite le chemin qui contourne le flanc sud du Crêt d’Albigny. Le retour se déroule à nouveau en sous-bois. Laissez les départs secondaires vers la droite et tenez le chemin principal, indiqué vers Curis-au-Mont-d’Or sur les portions balisées.
Cette partie de la promenade présente un intérêt botanique marqué au printemps. Les talus routiers et les prairies adjacentes peuvent abriter de nombreuses orchidées. Elles se regardent à distance. La réglementation française protège plusieurs espèces d’orchidées sauvages, et la cueillette dégrade aussi un milieu déjà soumis aux passages. Le bon geste consiste à rester sur le chemin, à photographier sans flash rapproché et à ne pas déplacer les pierres sèches pour obtenir un meilleur cadrage.
Le retour rejoint le terre-plein rencontré à la montée, puis les rues du Beyrion et des Fontaines vers Curis. La dernière descente sur route peut sembler simple après les bois. Elle fatigue pourtant les pieds, surtout avec des chaussures peu amorties. Conservez une marge d’attention jusqu’au parking. Les glissades et les erreurs de circulation surviennent souvent sur les derniers kilomètres, quand l’objectif paraît déjà atteint.
Un incident sans gravité peut devenir plus compliqué si le réseau passe mal ou si les informations sont imprécises. En cas d’accident nécessitant des secours, appelez le 112 et donnez la commune, le nom du sentier, la position GPS si elle est disponible, le nombre de personnes et l’état apparent de la victime. La procédure détaillée pour joindre les services est expliquée dans ce guide sur les secours en montagne par le 112. Le 112 ne remplace pas une prévention adaptée au départ.
Ne poursuivez pas la boucle si une personne du groupe présente une douleur qui modifie sa marche, un malaise, ou une incapacité à descendre de manière contrôlée. Faites demi-tour ou rejoignez l’accès routier le plus proche selon la position. La recherche du circuit complet ne mérite jamais d’aggraver une blessure sur un relief où les secours doivent localiser précisément le groupe.
Cette descente ferme une boucle intéressante parce qu’elle passe d’un panorama ouvert à un versant plus discret, entre forêt, calcaire et traces du travail agricole ancien. Elle reste néanmoins une portion de randonnée, pas une simple liaison routière.
Quand partir au Mont Thou et comment préparer cette randonnée des Monts d’Or
Le printemps est la période la plus favorable pour une randonnée au Mont Thou si vous recherchez des prairies fleuries, une végétation encore ouverte et des températures modérées. Entre avril et juin, les sentiers restent généralement agréables, mais les épisodes pluvieux rendent le calcaire glissant. L’automne offre souvent de bonnes conditions de marche, avec une lumière basse qui structure le paysage, à condition de surveiller l’heure du coucher du soleil.
L’été change les paramètres. Le départ depuis Curis se situe bas, l’ascension se fait parfois à l’abri, mais la lande sommitale reçoit pleinement le rayonnement. Les journées de forte chaleur demandent une sortie tôt le matin. Au-delà de 30 °C annoncés dans la métropole lyonnaise, la randonnée perd son intérêt pour un groupe peu acclimaté à la chaleur. La proximité de Lyon facilite le report de vingt-quatre heures. Utilisez cette souplesse plutôt que de partir à midi.
L’hiver ne présente habituellement pas de neige durable sur l’itinéraire, mais le gel peut transformer une simple pente en passage instable. Les feuilles masquent les pierres et la boue tient longtemps dans les zones ombragées. Une semelle crantée devient alors nécessaire. Ne partez pas si du verglas est annoncé sur les routes secondaires ou si la pluie verglaçante a touché le secteur. Le Mont Thou ne relève pas du terrain avalancheux, mais une chute sur dalle calcaire peut immobiliser autant qu’un incident en altitude.
Le bivouac ne répond pas à la logique de cette sortie. La boucle se parcourt sur une demi-journée et les terrains traversés mêlent espaces naturels, routes, propriétés et secteurs proches d’installations. Le camping sauvage ne doit pas être déduit de l’absence de refuge. Les règles françaises et les restrictions locales peuvent varier selon les communes, les propriétaires et les espaces protégés. Pour distinguer bivouac réglementé, terrain privé et interdictions locales, consultez les règles relatives au bivouac en montagne en France avant d’envisager une nuit dehors.
La préparation météo ne se limite pas au pictogramme soleil. Consultez le bulletin de Météo-France la veille, puis le matin du départ. Regardez la probabilité et l’horaire des précipitations, les rafales prévues et l’évolution des températures. Un vent de 40 km/h sur la crête reste supportable pour un marcheur expérimenté et correctement équipé, mais il réduit fortement le confort d’un groupe débutant, surtout avec des enfants. En cas de risque orageux à partir du début d’après-midi, terminez la crête avant cette plage horaire ou reportez.
Une carte papier reste utile malgré le téléphone. Elle offre une lecture plus large du relief, des routes et des échappatoires vers Curis, Albigny ou Couzon. Elle permet aussi de décider sans dépendre du réseau. Chargez le téléphone, téléchargez les fonds hors ligne et emportez une batterie externe si vous comptez utiliser la navigation. Ces outils se complètent. Aucun écran ne remplace l’observation de la pente, de la météo et du rythme réel du groupe.
Le Mont Thou convient à une personne capable d’enchaîner trois à quatre heures de marche avec une montée de plus de 400 mètres, sans douleur articulaire ni essoufflement inhabituel. Il ne faut pas confondre cette condition avec une performance sportive. Elle fixe simplement le niveau requis pour marcher sans subir la descente. Si votre dernière sortie remonte à plusieurs mois, choisissez d’abord une boucle de 6 kilomètres et 200 mètres de montée, puis augmentez la durée.
La bonne date n’est donc pas celle où le calendrier annonce le printemps, mais celle où le terrain sec, le bulletin stable et votre condition physique convergent. Le paysage du Mont Thou sera toujours là le lendemain d’un report.
Quelle est l’altitude exacte du Mont Thou ?
Le Mont Thou est habituellement donné pour 611 mètres d’altitude. Certaines sources cartographiques indiquent 609 mètres selon leur point de mesure, sans conséquence pour la préparation de la randonnée.
Combien de temps faut-il pour monter au Mont Thou depuis Curis-au-Mont-d’Or ?
Comptez environ 1 h 15 à 1 h 30 jusqu’au sommet à un rythme régulier. La boucle complète représente environ 10,5 kilomètres, 430 mètres de dénivelé positif et 3 h 30 à 4 h 15 de marche.
Le Mont Thou est-il plus haut que le mont Verdun ?
Non. Le mont Verdun est le point culminant des Monts d’Or avec 626 mètres, contre 611 mètres pour le Mont Thou. Il se trouve environ 1,6 kilomètre au nord-ouest.
Peut-on randonner au Mont Thou après la pluie ?
Le parcours reste possible pour des marcheurs équipés de chaussures à semelle crantée, mais les pierres calcaires, les feuilles et les pentes boisées deviennent glissants. Si la pluie est soutenue ou si le gel est annoncé, reportez la sortie.
Que faire en cas d’accident sur les sentiers du Mont Thou ?
Appelez le 112, indiquez votre position précise, la commune, le nom du chemin, le nombre de personnes et l’état de la victime. Ne déplacez pas une personne blessée sauf danger immédiat.