{"id":543,"date":"2026-10-04T22:35:44","date_gmt":"2026-10-04T22:35:44","guid":{"rendered":"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/boris-herrmann-skipper-imoca\/"},"modified":"2026-10-04T22:35:44","modified_gmt":"2026-10-04T22:35:44","slug":"boris-herrmann-skipper-imoca","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/boris-herrmann-skipper-imoca\/","title":{"rendered":"Boris Herrmann : parcours du skipper allemand en IMOCA"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En bref<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Boris Herrmann<\/strong>, n\u00e9 en 1981 \u00e0 Oldenbourg, a construit son parcours de la Mini Transat au circuit IMOCA, sans passer par la fili\u00e8re fran\u00e7aise classique de la course au large.<\/li><li>Le skipper allemand remporte la Global Ocean Race en Class40 en 2008 avec Felix Oehme, puis s\u2019engage durablement dans les tours du monde en \u00e9quipage et en solitaire.<\/li><li>Il devient en 2020 le premier navigateur allemand au d\u00e9part du Vend\u00e9e Globe et termine cinqui\u00e8me de l\u2019\u00e9dition 2020-2021 \u00e0 bord de Seaexplorer-Yacht Club de Monaco.<\/li><li>Son programme 2026 repose sur la mise \u00e0 l\u2019eau d\u2019un nouvel IMOCA Malizia, la Route du Rhum en solitaire et la pr\u00e9paration de The Ocean Race 2027.<\/li><\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Boris Herrmann occupe une place particuli\u00e8re dans la course au large europ\u00e9enne. Son parcours ne se limite pas \u00e0 un palmar\u00e8s : il montre comment un navigateur allemand a trouv\u00e9 sa place dans un circuit longtemps structur\u00e9 autour des ports, chantiers et \u00e9quipes fran\u00e7aises.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son nom est d\u00e9sormais li\u00e9 \u00e0 Team Malizia, au Yacht Club de Monaco et \u00e0 une approche scientifique embarqu\u00e9e. La trajectoire m\u00e9rite d\u2019\u00eatre lue dans l\u2019ordre, car chaque \u00e9tape explique la suivante : apprentissage en solitaire, navigation en \u00e9quipage, ma\u00eetrise d\u2019un IMOCA \u00e0 foils et construction d\u2019un projet sportif sur plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_87 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 eztoc-toggle-hide-by-default' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/boris-herrmann-skipper-imoca\/#Boris_Herrmann_un_skipper_allemand_forme_par_la_Mini_Transat_et_la_Class40\" >Boris Herrmann, un skipper allemand form\u00e9 par la Mini Transat et la Class40<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/boris-herrmann-skipper-imoca\/#Le_projet_Team_Malizia_et_lentree_de_Boris_Herrmann_en_IMOCA\" >Le projet Team Malizia et l\u2019entr\u00e9e de Boris Herrmann en IMOCA<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/boris-herrmann-skipper-imoca\/#Vendee_Globe_la_cinquieme_place_de_2020-2021_et_le_tour_du_monde_2024-2025\" >Vend\u00e9e Globe : la cinqui\u00e8me place de 2020-2021 et le tour du monde 2024-2025<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/boris-herrmann-skipper-imoca\/#The_Ocean_Race_et_la_navigation_en_equipage_dans_le_parcours_de_Boris_Herrmann\" >The Ocean Race et la navigation en \u00e9quipage dans le parcours de Boris Herrmann<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/boris-herrmann-skipper-imoca\/#Route_du_Rhum_2026_le_nouvel_IMOCA_de_Team_Malizia_comme_test_avant_2027\" >Route du Rhum 2026 : le nouvel IMOCA de Team Malizia comme test avant 2027<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Boris_Herrmann_un_skipper_allemand_forme_par_la_Mini_Transat_et_la_Class40\"><\/span>Boris Herrmann, un skipper allemand form\u00e9 par la Mini Transat et la Class40<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 au Vend\u00e9e Globe, Boris Herrmann a construit sa pratique sur des bateaux plus petits et des programmes o\u00f9 l\u2019autonomie compte davantage que l\u2019image. N\u00e9 le 28 mai 1981 \u00e0 Oldenbourg, il grandit loin des grands p\u00f4les fran\u00e7ais de la voile oc\u00e9anique. Cette distance g\u00e9ographique impose une m\u00e9thode : chercher des \u00e9quipages, naviguer dans plusieurs pays et apprendre \u00e0 travailler avec des partenaires internationaux.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa premi\u00e8re r\u00e9f\u00e9rence majeure arrive en <strong>2001<\/strong>, lors de la Mini Transat. Cette course transatlantique se dispute en solitaire sur des voiliers de 6,50 m\u00e8tres. Herrmann y termine onzi\u00e8me et figure parmi les plus jeunes concurrents. Ce r\u00e9sultat ne fait pas encore de lui une t\u00eate d\u2019affiche, mais il valide une capacit\u00e9 d\u00e9cisive pour la navigation hauturi\u00e8re : tenir seul un bateau pendant plusieurs semaines, avec une marge mat\u00e9rielle r\u00e9duite et des d\u00e9cisions m\u00e9t\u00e9orologiques quotidiennes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Mini Transat n\u2019a pas les vitesses d\u2019un multicoque Ultim ni les budgets d\u2019un grand programme IMOCA. Elle reste toutefois une \u00e9cole exigeante. Le skipper doit g\u00e9rer l\u2019\u00e9nergie, les r\u00e9parations, l\u2019alimentation, le sommeil et la route. Sur un bateau de cette taille, une avarie de pilote automatique ou une voie d\u2019eau ne se d\u00e9l\u00e8gue pas. Elle se traite imm\u00e9diatement, souvent avec peu de pi\u00e8ces disponibles.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s cette p\u00e9riode, Boris Herrmann poursuit sur le circuit Class40. Ces monocoques de 12,18 m\u00e8tres constituent une cat\u00e9gorie interm\u00e9diaire entre les s\u00e9ries de formation et les grands bateaux de course au large. Ils permettent de naviguer en duo ou en \u00e9quipage, avec une puissance financi\u00e8re plus contenue qu\u2019en IMOCA. Pour un navigateur qui cherche du temps de mer plut\u00f4t qu\u2019un r\u00e9sultat isol\u00e9, le format reste coh\u00e9rent.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En <strong>2008<\/strong>, il remporte la Global Ocean Race avec Felix Oehme sur Beluga Racer. Cette \u00e9preuve autour du monde avec escales confirme autre chose qu\u2019une aptitude au sprint : la r\u00e9gularit\u00e9 sur plusieurs mois. La course impose des transitions entre mers du Sud, zones tropicales et routes de l\u2019Atlantique Nord. Les \u00e9quipages doivent conserver le bateau, maintenir un rythme de navigation et \u00e9viter de transformer une petite panne en abandon.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>P\u00e9riode<\/th>\n<th>Support principal<\/th>\n<th>Rep\u00e8re sportif<\/th>\n<th>Ce que l\u2019\u00e9tape apporte<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>2001<\/td>\n<td>Mini 6.50<\/td>\n<td>11e de la Mini Transat<\/td>\n<td>Exp\u00e9rience de la solitaire transatlantique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2008<\/td>\n<td>Class40<\/td>\n<td>Victoire \u00e0 la Global Ocean Race avec Felix Oehme<\/td>\n<td>Gestion d\u2019un tour du monde avec escales<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ann\u00e9es 2010<\/td>\n<td>Monocoques de course<\/td>\n<td>Programmes internationaux<\/td>\n<td>R\u00e9seau sportif et exp\u00e9rience de l\u2019\u00e9quipage<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Depuis 2017<\/td>\n<td>IMOCA<\/td>\n<td>Projet Team Malizia<\/td>\n<td>Acc\u00e8s au plus haut niveau de la comp\u00e9tition maritime<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette victoire en Class40 a un poids r\u00e9el dans sa trajectoire. Un tour du monde ne se gagne pas uniquement sur la vitesse moyenne. Il se gagne aussi par la qualit\u00e9 des choix de maintenance, par la discipline dans les quarts et par la capacit\u00e9 \u00e0 naviguer proprement lorsque les fichiers m\u00e9t\u00e9o sont incomplets ou contradictoires.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le parcours de Herrmann montre \u00e9galement une diff\u00e9rence entre la course au large et la navigation de plaisance. Un voilier de comp\u00e9tition est pr\u00e9par\u00e9 pour accepter des efforts importants, mais il reste d\u00e9pendant d\u2019une surveillance constante. Les charges sur les appendices, les safrans et le gr\u00e9ement augmentent fortement d\u00e8s que le bateau acc\u00e9l\u00e8re dans une mer crois\u00e9e. Les \u00e9quipages de haut niveau ne partent pas parce qu\u2019un calendrier l\u2019impose : ils partent lorsque le bateau, les hommes et la m\u00e9t\u00e9o sont align\u00e9s.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette phase Class40 pr\u00e9pare donc l\u2019\u00e9tape IMOCA sans la rendre automatique. Passer de 12 m\u00e8tres \u00e0 un monocoque de 60 pieds, soit environ 18,28 m\u00e8tres, multiplie les contraintes de puissance, de budget et de fiabilit\u00e9. Herrmann arrive sur ce circuit avec une exp\u00e9rience construite par accumulation, pas avec un seul coup d\u2019\u00e9clat.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_projet_Team_Malizia_et_lentree_de_Boris_Herrmann_en_IMOCA\"><\/span>Le projet Team Malizia et l\u2019entr\u00e9e de Boris Herrmann en IMOCA<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Boris Herrmann rejoint le circuit <strong>IMOCA en 2017<\/strong> avec Team Malizia. Le projet s\u2019appuie sur le Yacht Club de Monaco et porte une ambition claire : faire exister une \u00e9quipe allemande dans les grandes courses oc\u00e9aniques, tout en associant la performance \u00e0 l\u2019observation scientifique des oc\u00e9ans.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019IMOCA est une jauge de monocoques de 60 pieds con\u00e7us pour les grandes \u00e9preuves oc\u00e9aniques. Le format ne d\u00e9signe pas un bateau standardis\u00e9. Chaque \u00e9quipe peut faire des choix diff\u00e9rents sur la car\u00e8ne, les foils, le cockpit, le m\u00e2t ou l\u2019ergonomie int\u00e9rieure, dans les limites du r\u00e8glement de classe. Cette libert\u00e9 explique les \u00e9carts de comportement entre deux unit\u00e9s pourtant longues de 18,28 m\u00e8tres.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un IMOCA moderne peut parcourir plusieurs centaines de milles par jour dans les bonnes conditions. Cette vitesse a une contrepartie directe. Le navigateur encaisse plus de chocs, doit surveiller davantage les syst\u00e8mes de pilote automatique et g\u00e8re des s\u00e9quences de sommeil plus fragment\u00e9es. La course au large \u00e0 foils n\u2019est pas une navigation c\u00f4ti\u00e8re prolong\u00e9e : les contraintes m\u00e9caniques et la fatigue n\u2019ont pas la m\u00eame \u00e9chelle.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un monocoque \u00e0 foils, pas un multicoque<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le terme multicoque est souvent associ\u00e9, \u00e0 juste titre, aux records de vitesse et aux grandes plateformes oc\u00e9aniques. Boris Herrmann navigue pourtant principalement sur des monocoques IMOCA. Cette distinction compte, car le comportement du bateau, les marges de s\u00e9curit\u00e9 et les compromis de route diff\u00e8rent profond\u00e9ment.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un multicoque cherche une stabilit\u00e9 de forme gr\u00e2ce \u00e0 ses plusieurs coques et peut atteindre des vitesses tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es. Un IMOCA garde une seule coque, mais ses foils produisent une portance hydrodynamique qui all\u00e8ge partiellement le bateau. Lorsque l\u2019angle et la vitesse sont favorables, le voilier sort davantage de l\u2019eau. Il acc\u00e9l\u00e8re, mais il sollicite aussi plus durement sa structure.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour le skipper, la d\u00e9cision ne consiste donc pas \u00e0 garder les foils charg\u00e9s \u00e0 tout prix. Une route l\u00e9g\u00e8rement moins rapide peut pr\u00e9server le mat\u00e9riel dans une mer de face ou \u00e9viter une zone o\u00f9 les rafales d\u00e9passent les capacit\u00e9s du pilote. Sur un tour du monde, perdre 2 n\u0153uds pendant quelques heures est souvent pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 casser une pi\u00e8ce structurelle loin d\u2019un port.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier IMOCA Malizia, connu sous le nom Malizia II puis Seaexplorer-Yacht Club de Monaco, porte ce projet sur les grandes courses. Le bateau permet \u00e0 Herrmann de s\u2019installer dans le paysage sportif, avec des campagnes de qualification, des transatlantiques et des navigations d\u2019entra\u00eenement. Cette r\u00e9p\u00e9tition compte plus qu\u2019un simple nombre de d\u00e9parts. Un IMOCA se conna\u00eet par les heures pass\u00e9es \u00e0 r\u00e9gler les voiles, analyser les vibrations et r\u00e9parer avant que l\u2019usure devienne visible.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9paration d\u2019un tel bateau mobilise aussi une \u00e9quipe \u00e0 terre. Le skipper reste celui qui d\u00e9cide en mer, mais la performance repose sur des architectes, pr\u00e9parateurs, \u00e9lectroniciens, voiliers, m\u00e9t\u00e9orologues et responsables logistiques. \u00c0 Lorient, principal bassin de pr\u00e9paration des IMOCA, cette organisation permet de r\u00e9aliser des essais, de comparer les donn\u00e9es et d\u2019intervenir rapidement entre deux courses.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La progression de Boris Herrmann doit ainsi \u00eatre comprise comme celle d\u2019un navigateur et d\u2019un programme. Son identit\u00e9 de skipper allemand donne une visibilit\u00e9 particuli\u00e8re au projet, mais le r\u00e9sultat d\u00e9pend d\u2019une structure capable de pr\u00e9parer un bateau pour des milliers de milles. Le passage au Vend\u00e9e Globe devient alors une suite logique, pas une aventure improvis\u00e9e.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"#61 Boris Herrmann, marin allemand et couteau suisse - 2eme partie\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/m8py6_85DKk?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Vendee_Globe_la_cinquieme_place_de_2020-2021_et_le_tour_du_monde_2024-2025\"><\/span>Vend\u00e9e Globe : la cinqui\u00e8me place de 2020-2021 et le tour du monde 2024-2025<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Vend\u00e9e Globe constitue le rep\u00e8re le plus lisible du parcours de Boris Herrmann. Cette course se dispute en solitaire, sans escale et sans assistance, autour du monde. Le d\u00e9part et l\u2019arriv\u00e9e sont donn\u00e9s aux Sables-d\u2019Olonne, avec un parcours qui descend l\u2019Atlantique, contourne les grands caps du Sud et remonte ensuite vers l\u2019Europe.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En novembre <strong>2020<\/strong>, Herrmann devient le premier skipper allemand \u00e0 prendre le d\u00e9part de l\u2019\u00e9preuve. Ce statut d\u00e9passe une formule de communication. Il place le navigateur face \u00e0 un public germanophone moins habitu\u00e9 aux codes de l\u2019IMOCA, tout en l\u2019exposant \u00e0 un niveau de comp\u00e9tition o\u00f9 la plupart des \u00e9quipes fran\u00e7aises disposent d\u2019une longue culture technique.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il termine cinqui\u00e8me de l\u2019\u00e9dition <strong>2020-2021<\/strong>. Cette place s\u2019obtient dans un contexte particuli\u00e8rement tendu, marqu\u00e9 notamment par une collision avec un bateau de p\u00eache dans les derni\u00e8res heures de course. L\u2019incident rappelle une r\u00e9alit\u00e9 rarement visible depuis la terre : m\u00eame dans une course suivie par satellite, un voilier de 60 pieds reste expos\u00e9 aux risques de trafic maritime, de fatigue et de mauvaise visibilit\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une route de course ne dispense jamais de veille. En navigation professionnelle comme en croisi\u00e8re, les donn\u00e9es AIS, le radar et les syst\u00e8mes de d\u00e9tection r\u00e9duisent le risque, sans l\u2019annuler. La veille humaine reste indispensable. Pour toute sortie hors des eaux abrit\u00e9es, vous devez v\u00e9rifier l\u2019\u00e9tat de vos moyens de communication et consulter les consignes du <strong>CROSS<\/strong>, autorit\u00e9 comp\u00e9tente pour le sauvetage maritime en France.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00e9sultat de 2021 donne \u00e0 Herrmann une cr\u00e9dibilit\u00e9 sportive durable. Finir dans les cinq premiers d\u2019un Vend\u00e9e Globe signifie que le bateau a tenu, que la pr\u00e9paration a r\u00e9sist\u00e9 aux mers du Sud et que le skipper a maintenu une strat\u00e9gie coh\u00e9rente pendant plus de deux mois. Cela ne signifie pas qu\u2019il faut banaliser l\u2019\u00e9preuve. Les abandons, r\u00e9parations de fortune et avaries de structure rappellent \u00e0 chaque \u00e9dition le co\u00fbt r\u00e9el de la vitesse.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un second Vend\u00e9e Globe pour mesurer la continuit\u00e9 du projet<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Boris Herrmann repart sur le Vend\u00e9e Globe <strong>2024-2025<\/strong> avec Malizia-Seaexplorer. Il boucle son sixi\u00e8me tour du monde et termine douzi\u00e8me. Ce classement est moins \u00e9lev\u00e9 que celui obtenu quatre ans plus t\u00f4t, mais il doit \u00eatre replac\u00e9 dans un plateau devenu plus homog\u00e8ne et plus rapide, o\u00f9 plusieurs foilers de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration imposent un rythme nouveau.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un classement ne r\u00e9sume pas \u00e0 lui seul une campagne. Sur une course de pr\u00e8s de 80 jours, la diff\u00e9rence peut venir d\u2019un choix de voiles, d\u2019une avarie, d\u2019une d\u00e9pression \u00e9vit\u00e9e ou d\u2019une zone de transition mal n\u00e9goci\u00e9e. Les donn\u00e9es de vitesse ne prennent leur sens qu\u2019avec l\u2019\u00e9tat du mat\u00e9riel et la position m\u00e9t\u00e9o du bateau. Un skipper qui r\u00e9duit volontairement son allure pour prot\u00e9ger sa coque peut perdre des places sans perdre sa course.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La comparaison avec la navigatrice suisse pr\u00e9sent\u00e9e dans ce <a href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/justine-mettraux-skippeuse\/\">portrait de Justine Mettraux<\/a> \u00e9claire l\u2019\u00e9volution du circuit. Les grands projets IMOCA reposent d\u00e9sormais sur des \u00e9quipes multinationales, des donn\u00e9es en temps r\u00e9el et une pr\u00e9paration de plus en plus sp\u00e9cialis\u00e9e. La nationalit\u00e9 du skipper compte pour le public et les partenaires, mais la performance se fabrique dans une cha\u00eene de comp\u00e9tences bien plus large.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Vend\u00e9e Globe reste pourtant une course de solitaire. Le marin dort par s\u00e9quences courtes, r\u00e9pare seul et assume seul le dernier choix de route. Cette contradiction explique l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019\u00e9preuve : une organisation industrielle pr\u00e9pare le bateau, puis un navigateur se retrouve face \u00e0 la mer avec une marge de d\u00e9cision qu\u2019aucune \u00e9quipe \u00e0 terre ne peut enti\u00e8rement remplacer.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour un pratiquant qui suit cette comp\u00e9tition maritime, le bon rep\u00e8re n\u2019est pas de copier les routages des professionnels. Il faut mesurer l\u2019\u00e9cart de moyens. Une travers\u00e9e c\u00f4ti\u00e8re de 30 milles nautiques demande d\u00e9j\u00e0 une m\u00e9t\u00e9o lisible, une route pr\u00e9par\u00e9e et un abri identifi\u00e9. Un tour du monde en IMOCA mobilise des ann\u00e9es de pr\u00e9paration et des syst\u00e8mes redondants que n\u2019emporte pas un voilier de croisi\u00e8re.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"La star Boris Herrmann et le rookie Ambrogio Beccaria face \u00e0 un d\u00e9part fou I IMOCA x The Ocean Race\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/hhaVSBQVtN4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"The_Ocean_Race_et_la_navigation_en_equipage_dans_le_parcours_de_Boris_Herrmann\"><\/span>The Ocean Race et la navigation en \u00e9quipage dans le parcours de Boris Herrmann<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le parcours de Boris Herrmann ne se lit pas seulement \u00e0 travers le solitaire. La navigation en \u00e9quipage occupe une place structurante dans son projet. Elle permet de comparer les r\u00e9glages, d\u2019augmenter le rythme de man\u0153uvres et de travailler avec des marins qui apportent des exp\u00e9riences diff\u00e9rentes des siennes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lors de <strong>The Ocean Race 2022-2023<\/strong>, Team Malizia termine troisi\u00e8me au classement g\u00e9n\u00e9ral. Cette course autour du monde par \u00e9tapes change le rapport au bateau. \u00c0 bord, plusieurs \u00e9quipiers se relaient. Les man\u0153uvres sont plus rapides, la surveillance est continue et la vitesse moyenne peut augmenter parce que la fatigue individuelle est mieux r\u00e9partie.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce format ne rend pas la mer plus douce. Il d\u00e9place les difficult\u00e9s. En \u00e9quipage, la coordination devient un facteur de performance. Une man\u0153uvre de changement de voile exige un langage commun, des postes d\u00e9finis et une ex\u00e9cution propre. Lorsque le vent d\u00e9passe 25 n\u0153uds et que la mer se forme, un geste mal anticip\u00e9 peut co\u00fbter une voile, blesser un \u00e9quipier ou provoquer une perte de contr\u00f4le du bateau.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les courses par \u00e9tapes permettent \u00e9galement de revoir le bateau dans les escales. Les \u00e9quipes inspectent alors les zones soumises aux plus fortes charges : foils, safrans, cad\u00e8nes, v\u00e9rins hydrauliques, m\u00e2t et fixation de quille. Cette possibilit\u00e9 distingue fortement The Ocean Race du Vend\u00e9e Globe, o\u00f9 le solitaire ne peut compter que sur ses moyens embarqu\u00e9s hors assistance.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En <strong>2025<\/strong>, Team Malizia se classe quatri\u00e8me de The Ocean Race Europe. Apr\u00e8s cette campagne, l\u2019\u00e9quipe vend son IMOCA \u00e0 la navigatrice Francesca Clapcich et engage la construction d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de bateau. Ce choix a une logique technique. Un IMOCA ne se conserve pas ind\u00e9finiment au meilleur niveau face \u00e0 une classe qui progresse vite sur l\u2019a\u00e9rodynamique, les foils et les syst\u00e8mes de pilotage.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>\u00c9preuve<\/th>\n<th>Format<\/th>\n<th>R\u00e9sultat de Boris Herrmann ou Team Malizia<\/th>\n<th>Enjeu de navigation<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Mini Transat 2001<\/td>\n<td>Solitaire transatlantique<\/td>\n<td>11e<\/td>\n<td>Autonomie sur un bateau de 6,50 m<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Global Ocean Race 2008<\/td>\n<td>Duo avec escales<\/td>\n<td>Vainqueur<\/td>\n<td>Gestion d\u2019un tour du monde long<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Vend\u00e9e Globe 2020-2021<\/td>\n<td>Solitaire sans escale<\/td>\n<td>5e<\/td>\n<td>Endurance et strat\u00e9gie sur plusieurs mois<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>The Ocean Race 2022-2023<\/td>\n<td>\u00c9quipage avec escales<\/td>\n<td>3e<\/td>\n<td>Vitesse, quarts et coordination d\u2019\u00e9quipage<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>The Ocean Race Europe 2025<\/td>\n<td>\u00c9quipage par \u00e9tapes<\/td>\n<td>4e<\/td>\n<td>Transition vers un nouveau cycle de bateau<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette alternance entre solitaire et \u00e9quipage est utile pour comprendre le niveau de Herrmann. Un navigateur capable d\u2019occuper les deux formats doit passer d\u2019une concentration individuelle tr\u00e8s longue \u00e0 une prise de d\u00e9cision collective plus imm\u00e9diate. En solitaire, il faut pr\u00e9server son \u00e9nergie. En \u00e9quipage, il faut accepter un rythme plus dense et rester pr\u00e9cis malgr\u00e9 le bruit, l\u2019humidit\u00e9 et le manque de repos.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La course au large moderne valorise donc des profils complets. Les skippers doivent savoir man\u0153uvrer, communiquer avec une \u00e9quipe technique, analyser des fichiers m\u00e9t\u00e9o et pr\u00e9senter un projet coh\u00e9rent aux partenaires. Boris Herrmann s\u2019inscrit dans cette \u00e9volution, avec un programme international qui ne repose pas sur un seul calendrier de course.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Route_du_Rhum_2026_le_nouvel_IMOCA_de_Team_Malizia_comme_test_avant_2027\"><\/span>Route du Rhum 2026 : le nouvel IMOCA de Team Malizia comme test avant 2027<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019ann\u00e9e <strong>2026<\/strong> ouvre une phase nouvelle pour Boris Herrmann et Team Malizia. Le nouvel IMOCA doit \u00eatre mis \u00e0 l\u2019eau \u00e0 Lorient le <strong>6 juillet 2026<\/strong>. Cette date ne marque pas la fin du chantier. Elle ouvre une p\u00e9riode plus d\u00e9licate : les premi\u00e8res navigations, les essais de voiles, le contr\u00f4le des syst\u00e8mes et l\u2019apprentissage du comportement r\u00e9el du bateau.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un plan de forme num\u00e9rique, aussi pr\u00e9cis soit-il, ne reproduit pas totalement la mer. Les premiers milles permettent de v\u00e9rifier l\u2019\u00e9quilibre sous voiles, la r\u00e9action du bateau dans les acc\u00e9l\u00e9rations, l\u2019ergonomie du cockpit et la fiabilit\u00e9 de l\u2019\u00e9lectronique. Un probl\u00e8me de capteur, un r\u00e9glage hydraulique imparfait ou une ventilation insuffisante du foil peut modifier le programme entier.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Team Malizia annonce la participation de Herrmann \u00e0 la Route du Rhum \u2013 Destination Guadeloupe. Le d\u00e9part est pr\u00e9vu \u00e0 Saint-Malo le <strong>1er novembre 2026 \u00e0 13 h 02<\/strong>, pour une arriv\u00e9e \u00e0 Pointe-\u00e0-Pitre apr\u00e8s un parcours th\u00e9orique de <strong>3 542 milles nautiques<\/strong>, soit environ 6 560 kilom\u00e8tres. Cette sera sa troisi\u00e8me participation \u00e0 cette transatlantique et sa premi\u00e8re course en solitaire sur le nouveau bateau.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Route du Rhum se tient tous les quatre ans et rassemble plusieurs cat\u00e9gories, dont les IMOCA, les Ocean Fifty, les Class40 et les Ultim. La coexistence de ces supports rappelle que la voile oc\u00e9anique ne se r\u00e9sume pas \u00e0 une seule technologie. Les multicoques dominent souvent la vitesse pure, tandis que les monocoques IMOCA constituent le terrain du Vend\u00e9e Globe et d\u2019une grande partie des programmes en solitaire.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour Herrmann, cette course sert aussi de qualification sur la route du Vend\u00e9e Globe 2028-2029. La d\u00e9cision sportive est nette : le bateau doit \u00eatre lanc\u00e9 assez t\u00f4t pour accumuler des milles, mais il ne doit pas \u00eatre pouss\u00e9 au-del\u00e0 de ses capacit\u00e9s de fiabilit\u00e9 d\u00e8s ses premi\u00e8res semaines. Une \u00e9quipe qui ignore une alerte structurelle au nom du calendrier paie souvent cette d\u00e9cision plus tard.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant Saint-Malo, Team Malizia pr\u00e9voit The Ocean Race Atlantic entre New York et Lorient, avec un d\u00e9part annonc\u00e9 le <strong>1er septembre 2026<\/strong>. L\u2019\u00e9preuve doit fournir des heures de navigation en \u00e9quipage et des donn\u00e9es sur le nouveau voilier. Elle ne remplace pas une pr\u00e9paration en solitaire. Le skipper devra ensuite retrouver ses rep\u00e8res seul, organiser ses phases de sommeil et apprendre les r\u00e9actions du bateau sans \u00e9quipier pour confirmer une impression.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019OceanPack, une mission scientifique embarqu\u00e9e sur l\u2019IMOCA<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis 2018, le projet Malizia associe le sport \u00e0 la collecte de donn\u00e9es oc\u00e9aniques. Le nouvel IMOCA doit embarquer un OceanPack, mini-laboratoire automatis\u00e9 capable d\u2019effectuer des relev\u00e9s pendant les entra\u00eenements et les comp\u00e9titions. L\u2019int\u00e9r\u00eat est concret : les voiliers de course passent dans des zones peu fr\u00e9quent\u00e9es par les navires scientifiques r\u00e9guliers.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les donn\u00e9es collect\u00e9es peuvent concerner l\u2019\u00e9tat de surface de l\u2019oc\u00e9an et d\u2019autres param\u00e8tres utiles aux programmes de recherche partenaires. Team Malizia pr\u00e9voit aussi le d\u00e9ploiement occasionnel de bou\u00e9es d\u00e9rivantes ou de flotteurs Argo. Ces outils alimentent les r\u00e9seaux d\u2019observation de l\u2019oc\u00e9an sur le long terme, \u00e0 condition d\u2019\u00eatre utilis\u00e9s selon les protocoles scientifiques pr\u00e9vus.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette dimension ne transforme pas un bateau de comp\u00e9tition en navire oc\u00e9anographique. La priorit\u00e9 reste la conduite du voilier et la pr\u00e9servation du skipper. Elle donne toutefois une fonction suppl\u00e9mentaire aux milles parcourus, particuli\u00e8rement dans les r\u00e9gions australes o\u00f9 les mesures restent difficiles \u00e0 obtenir.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le calendrier qui m\u00e8ne vers The Ocean Race, dont le d\u00e9part est annonc\u00e9 le <strong>17 janvier 2027<\/strong> \u00e0 Alicante, laisse peu de place \u00e0 l\u2019improvisation. La mise \u00e0 l\u2019eau, les premi\u00e8res courses et la pr\u00e9paration de la Route du Rhum doivent former une progression continue. Si les essais r\u00e9v\u00e8lent une fragilit\u00e9 s\u00e9rieuse, l\u2019\u00e9quipe doit corriger avant de chercher un classement. Sur un IMOCA neuf, la fiabilit\u00e9 gagne souvent plus de milles qu\u2019une recherche imm\u00e9diate de vitesse.<\/p>\n\n<script type=\"application\/ld+json\">\n{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@type\":\"FAQPage\",\"mainEntity\":[{\"@type\":\"Question\",\"name\":\"Qui est Boris Herrmann ?\",\"acceptedAnswer\":{\"@type\":\"Answer\",\"text\":\"Boris Herrmann est un skipper allemand nu00e9 en 1981 u00e0 Oldenbourg. Il u00e9volue en course au large depuis la Mini Transat 2001, a remportu00e9 la Global Ocean Race en 2008 et navigue sur le circuit IMOCA avec Team Malizia depuis 2017.\"}},{\"@type\":\"Question\",\"name\":\"Quel a u00e9tu00e9 le ru00e9sultat de Boris Herrmann au Vendu00e9e Globe 2020-2021 ?\",\"acceptedAnswer\":{\"@type\":\"Answer\",\"text\":\"Boris Herrmann a terminu00e9 cinquiu00e8me du Vendu00e9e Globe 2020-2021 u00e0 bord de Seaexplorer-Yacht Club de Monaco. 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Ces bateaux peuvent \u00eatre \u00e9quip\u00e9s de foils, mais ils restent diff\u00e9rents des multicoques Ultim ou Ocean Fifty.<\/p>\n<h3>Quelle course Boris Herrmann doit-il disputer en novembre 2026 ?<\/h3>\n<p>Boris Herrmann est annonc\u00e9 au d\u00e9part de la Route du Rhum \u2013 Destination Guadeloupe le 1er novembre 2026 \u00e0 Saint-Malo. Il doit y courir en solitaire sur le nouvel IMOCA de Team Malizia, mis \u00e0 l\u2019eau \u00e0 Lorient le 6 juillet 2026.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En bref Boris Herrmann occupe une place particuli\u00e8re dans la course au large europ\u00e9enne. Son parcours ne se limite pas \u00e0 un palmar\u00e8s : il montre comment un navigateur allemand a trouv\u00e9 sa place dans un circuit longtemps structur\u00e9 autour des ports, chantiers et \u00e9quipes fran\u00e7aises. 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