{"id":505,"date":"2026-09-25T22:31:46","date_gmt":"2026-09-25T22:31:46","guid":{"rendered":"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-record\/"},"modified":"2026-09-26T00:12:46","modified_gmt":"2026-09-26T00:12:46","slug":"trophee-jules-verne-record","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-record\/","title":{"rendered":"Troph\u00e9e Jules Verne : r\u00e8gles, record et bateaux engag\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En bref<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Le <strong>Troph\u00e9e Jules Verne<\/strong> r\u00e9compense le tour du monde \u00e0 la voile le plus rapide, r\u00e9alis\u00e9 en \u00e9quipage, sans escale et sans assistance ext\u00e9rieure.<\/li><li>Le temps de r\u00e9f\u00e9rence est d\u00e9tenu depuis janvier 2025 par <strong>Sodebo Ultim 3<\/strong>, men\u00e9 par Thomas Coville, avec <strong>40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes<\/strong>.<\/li><li>Les \u00e9quipages doivent franchir les caps de Bonne-Esp\u00e9rance, Leeuwin et Horn, puis revenir sur une ligne situ\u00e9e entre Ouessant et le cap Lizard.<\/li><li>Les bateaux engag\u00e9s sont principalement des <strong>trimarans Ultim<\/strong>, capables de d\u00e9passer 40 n\u0153uds au portant dans des conditions favorables.<\/li><li>Une tentative se d\u00e9cide sur une fen\u00eatre m\u00e9t\u00e9o mondiale. Sans configuration stable dans l\u2019Atlantique Sud et l\u2019oc\u00e9an Indien, l\u2019\u00e9quipage reste \u00e0 quai.<\/li><\/ul>\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_87 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 eztoc-toggle-hide-by-default' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-record\/#Trophee_Jules_Verne_un_tour_du_monde_ne_du_pari_des_80_jours\" >Troph\u00e9e Jules Verne : un tour du monde n\u00e9 du pari des 80 jours<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-record\/#Regles_du_Trophee_Jules_Verne_ligne_de_depart_caps_et_absence_dassistance\" >R\u00e8gles du Troph\u00e9e Jules Verne : ligne de d\u00e9part, caps et absence d\u2019assistance<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-record\/#Record_du_Trophee_Jules_Verne_de_79_jours_a_40_jours_de_navigation\" >Record du Troph\u00e9e Jules Verne : de 79 jours \u00e0 40 jours de navigation<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-record\/#Bateaux_engages_au_Trophee_Jules_Verne_pourquoi_les_trimarans_Ultim_dominent\" >Bateaux engag\u00e9s au Troph\u00e9e Jules Verne : pourquoi les trimarans Ultim dominent<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-record\/#Navigation_autour_du_monde_decider_une_tentative_et_gerer_les_risques_du_Grand_Sud\" >Navigation autour du monde : d\u00e9cider une tentative et g\u00e9rer les risques du Grand Sud<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Trophee_Jules_Verne_un_tour_du_monde_ne_du_pari_des_80_jours\"><\/span>Troph\u00e9e Jules Verne : un tour du monde n\u00e9 du pari des 80 jours<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Troph\u00e9e Jules Verne n\u2019est pas une course avec une date de d\u00e9part commune, une flotte rassembl\u00e9e sur une ligne et un classement publi\u00e9 chaque soir. C\u2019est un d\u00e9fi permanent. Un \u00e9quipage choisit son moment, quitte Brest lorsqu\u2019une fen\u00eatre m\u00e9t\u00e9orologique le permet, puis tente de faire tomber le <strong>record<\/strong> d\u00e9tenu par le bateau pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le principe a \u00e9t\u00e9 imagin\u00e9 en 1990 par Florence Arthaud et Yves Le Cornec. L\u2019objectif initial reprenait le chiffre du roman de Jules Verne, <em>Le Tour du monde en quatre-vingts jours<\/em>. Il fallait boucler le globe \u00e0 la voile en moins de 80 jours, sans moteur comme moyen de propulsion principal, sans escale et sans aide physique venue de l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Titouan Lamazou et Philippe Monnet ont particip\u00e9 \u00e0 la mise en forme du projet. Le journaliste Didier Ragot a ensuite obtenu l\u2019accord des ayants droit de Jules Verne pour que le d\u00e9fi porte officiellement le nom de l\u2019\u00e9crivain. Le cadre reste singulier dans la course au large. Il n\u2019y a ni \u00e9dition annuelle obligatoire ni nombre limit\u00e9 de concurrents. Le troph\u00e9e appartient au d\u00e9tenteur du meilleur temps homologu\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier temps de r\u00e9f\u00e9rence a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli en 1993 par Bruno Peyron sur le catamaran Explorer. Son \u00e9quipage avait termin\u00e9 le parcours en <strong>79 jours, 6 heures, 15 minutes et 56 secondes<\/strong>. Cette premi\u00e8re r\u00e9ussite respectait de peu le seuil symbolique des 80 jours. Depuis, les progr\u00e8s ont retir\u00e9 pr\u00e8s de 39 jours au chronom\u00e8tre.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La distance th\u00e9orique retenue pour le parcours orthodromique est d\u2019environ <strong>21 760 milles nautiques<\/strong>, soit un peu plus de 40 000 kilom\u00e8tres. Cette donn\u00e9e ne d\u00e9crit pourtant pas la route r\u00e9ellement suivie. Les d\u00e9pressions, les zones de calmes, la glace d\u00e9rivante et les syst\u00e8mes anticycloniques obligent les navigateurs \u00e0 parcourir bien davantage. Les traces r\u00e9elles d\u00e9passent couramment 26 000 milles nautiques.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9fi relie donc une id\u00e9e litt\u00e9raire \u00e0 une contrainte tr\u00e8s concr\u00e8te. Pour am\u00e9liorer le temps record, il ne suffit pas de poss\u00e9der un bateau rapide. Il faut recevoir la bonne s\u00e9quence m\u00e9t\u00e9orologique dans l\u2019Atlantique Nord, passer l\u2019\u00e9quateur sans perdre trop d\u2019heures, attraper les d\u00e9pressions du Sud et remonter l\u2019Atlantique final avant qu\u2019une dorsale anticyclonique ne ferme la route.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Troph\u00e9e Jules Verne est souvent rapproch\u00e9 du Vend\u00e9e Globe ou de la Route du Rhum, mais son fonctionnement diff\u00e8re. Le Vend\u00e9e Globe oppose des skippers solitaires sur un calendrier d\u00e9fini. La Route du Rhum est une transatlantique disput\u00e9e entre Saint-Malo et la Guadeloupe. Ici, la performance se mesure contre un seul adversaire, le chronom\u00e8tre.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La limite des 80 jours figure toujours dans le r\u00e8glement comme seuil historique d\u2019attribution. En pratique, elle n\u2019est plus un objectif sportif pour les grands <strong>multicoques<\/strong>. Les \u00e9quipages qui partent aujourd\u2019hui visent une moyenne globale sup\u00e9rieure \u00e0 26 n\u0153uds sur plus de quarante jours. Cela impose de maintenir le bateau et les hommes dans un \u00e9tat de marche tr\u00e8s loin de toute possibilit\u00e9 de r\u00e9paration lourde.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <a href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-parcours\/\">parcours d\u00e9taill\u00e9 du Troph\u00e9e Jules Verne<\/a> montre pourquoi ce record ne se r\u00e9duit pas \u00e0 une longue ligne droite. Chaque oc\u00e9an impose une d\u00e9cision diff\u00e9rente, et une avance de 200 milles peut dispara\u00eetre en une seule journ\u00e9e dans les calmes \u00e9quatoriaux.<\/p>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1536\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/tour-du-monde-voile-record-equipage-regles-illustration.jpg\" alt=\"Table \u00e0 cartes de bord avec compas, jumelles et cordage\" class=\"wp-image-507\" srcset=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/tour-du-monde-voile-record-equipage-regles-illustration.jpg 1536w, https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/tour-du-monde-voile-record-equipage-regles-illustration-300x200.jpg 300w, https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/tour-du-monde-voile-record-equipage-regles-illustration-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/tour-du-monde-voile-record-equipage-regles-illustration-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1536px) 100vw, 1536px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Illustration g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par intelligence artificielle.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Regles_du_Trophee_Jules_Verne_ligne_de_depart_caps_et_absence_dassistance\"><\/span>R\u00e8gles du Troph\u00e9e Jules Verne : ligne de d\u00e9part, caps et absence d\u2019assistance<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les <strong>r\u00e8gles<\/strong> du Troph\u00e9e Jules Verne paraissent courtes sur le papier. Elles demandent cependant une organisation de tr\u00e8s haut niveau. Le concurrent doit r\u00e9aliser un tour du monde \u00e0 la voile, en \u00e9quipage, sans escale et sans assistance ext\u00e9rieure, puis am\u00e9liorer le meilleur temps certifi\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La ligne de d\u00e9part et d\u2019arriv\u00e9e est trac\u00e9e entre le phare du Cr\u00e9ac\u2019h, \u00e0 Ouessant, et le phare du cap Lizard, au sud-ouest de l\u2019Angleterre. Le bateau doit franchir cette ligne au d\u00e9part, effectuer son tour du monde par les trois grands caps, puis la recouper \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e. Le chronom\u00e8tre d\u00e9marre et s\u2019arr\u00eate sur cette m\u00eame r\u00e9f\u00e9rence g\u00e9ographique.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les trois passages obligatoires structurent la navigation. Le cap de Bonne-Esp\u00e9rance ouvre la route vers l\u2019oc\u00e9an Indien. Le cap Leeuwin, au sud-ouest de l\u2019Australie, confirme l\u2019entr\u00e9e dans le Pacifique Sud. Le cap Horn marque le retour dans l\u2019Atlantique. Ces caps ne sont pas de simples rep\u00e8res de carte. Ils d\u00e9terminent la logique des syst\u00e8mes m\u00e9t\u00e9o rencontr\u00e9s et les marges possibles autour de l\u2019Antarctique.<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Le bateau doit \u00eatre propuls\u00e9 principalement par ses voiles et effectuer un v\u00e9ritable tour du monde sans raccourci par les canaux de Suez ou de Panama.<\/li><li>L\u2019\u00e9quipage ne peut pas faire escale pour r\u00e9parer, ravitailler ou embarquer du mat\u00e9riel suppl\u00e9mentaire, m\u00eame si le bateau s\u2019approche d\u2019un port.<\/li><li>Aucune assistance physique ext\u00e9rieure ne peut intervenir \u00e0 bord, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un transfert de pi\u00e8ces, de vivres ou d\u2019un remplacement d\u2019\u00e9quipier.<\/li><li>Le concurrent doit franchir les trois caps impos\u00e9s et revenir sur la ligne Ouessant-cap Lizard pour que son temps soit recevable.<\/li><li>Le Comit\u00e9 du Troph\u00e9e Jules Verne contr\u00f4le les donn\u00e9es de position, la route suivie et le temps final avant toute homologation.<\/li><\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La notion d\u2019assistance m\u00e9rite d\u2019\u00eatre pr\u00e9cis\u00e9e. Les \u00e9quipes \u00e0 terre peuvent transmettre des fichiers m\u00e9t\u00e9o, des routages et des analyses de performance. Cette aide d\u2019information fait partie de la course moderne. En revanche, personne ne doit venir physiquement r\u00e9parer un flotteur, livrer une voile ou d\u00e9poser une pi\u00e8ce critique. Une avarie s\u00e9rieuse doit \u00eatre g\u00e9r\u00e9e avec ce qui se trouve d\u00e9j\u00e0 \u00e0 bord.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette distinction explique l\u2019ampleur de la pr\u00e9paration. Les <strong>bateaux engag\u00e9s<\/strong> embarquent des pi\u00e8ces de rechange, des mat\u00e9riaux composites, des moyens de r\u00e9paration, des voiles de secours et de la nourriture pour plusieurs semaines. Chaque kilogramme est discut\u00e9. Trop charger ralentit le trimaran. Trop all\u00e9ger peut transformer une d\u00e9faillance mineure en abandon.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00e8glement pr\u00e9voit aussi une obligation de respecter les zones de s\u00e9curit\u00e9 li\u00e9es aux glaces dans le Grand Sud. Les limites \u00e9voluent selon les informations disponibles et selon le dispositif suivi par les organisateurs. Un concurrent ne choisit donc pas librement de descendre toujours plus au sud pour raccourcir sa route. Il navigue dans un couloir o\u00f9 la vitesse doit rester compatible avec le risque de glace d\u00e9rivante.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le contr\u00f4le du temps rel\u00e8ve du Comit\u00e9 du Troph\u00e9e Jules Verne. Les positions sont suivies par balise et les donn\u00e9es de course permettent de v\u00e9rifier les passages. Pour un pratiquant qui consulte une cartographie en direct, la trace donne une impression de continuit\u00e9. \u00c0 bord, chaque empannage peut repr\u00e9senter plusieurs minutes de man\u0153uvre, une forte acc\u00e9l\u00e9ration et une sollicitation brutale des appendices.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une tentative n\u2019a de sens que si le bateau est pr\u00eat avant le d\u00e9part. Une fissure structurelle, un safran endommag\u00e9 ou une pr\u00e9vision de temp\u00eate durable au large de l\u2019Afrique du Sud suffisent pour reporter. Le renoncement avant la ligne est une d\u00e9cision de course juste. Partir pour partir co\u00fbte du mat\u00e9riel, \u00e9puise les hommes et ne cr\u00e9e aucun temps de r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Troph\u00e9e Jules Verne: B. Stamm veut battre le record du monde\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/sev8BUBHdtk?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Record_du_Trophee_Jules_Verne_de_79_jours_a_40_jours_de_navigation\"><\/span>Record du Troph\u00e9e Jules Verne : de 79 jours \u00e0 40 jours de navigation<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019histoire du record montre l\u2019\u00e9volution des multicoques oc\u00e9aniques plus clairement qu\u2019un catalogue de chantier. En 1993, Explorer franchissait pour la premi\u00e8re fois la barre des 80 jours. Trois d\u00e9cennies plus tard, les grands trimarans volants ont ramen\u00e9 le temps de parcours sous les 41 jours. La progression ne vient pas d\u2019un seul facteur.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les coques sont devenues plus l\u00e9g\u00e8res et plus rigides. Les appendices porteurs ont r\u00e9duit la surface mouill\u00e9e \u00e0 haute vitesse. Les voiles et les syst\u00e8mes de pilotage ont gagn\u00e9 en pr\u00e9cision. Les pr\u00e9visions num\u00e9riques, surtout, permettent aux routeurs d\u2019identifier des trajectoires qui auraient \u00e9t\u00e9 difficiles \u00e0 imaginer avec les seuls fax m\u00e9t\u00e9o des ann\u00e9es 1990.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Ann\u00e9e<\/th>\n<th>Bateau<\/th>\n<th>\u00c9quipage ou skipper<\/th>\n<th>Temps homologu\u00e9<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>1993<\/td>\n<td>Explorer<\/td>\n<td>Bruno Peyron<\/td>\n<td>79 j 6 h 15 min 56 s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1994<\/td>\n<td>Lyonnaise des Eaux-Dumez<\/td>\n<td>Peter Blake et Robin Knox-Johnston<\/td>\n<td>74 j 22 h 17 min 22 s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1997<\/td>\n<td>Sport-Elec<\/td>\n<td>Olivier de Kersauson<\/td>\n<td>71 j 14 h 22 min 8 s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2002<\/td>\n<td>Orange<\/td>\n<td>Bruno Peyron<\/td>\n<td>64 j 8 h 37 min 24 s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2005<\/td>\n<td>Orange II<\/td>\n<td>Bruno Peyron<\/td>\n<td>50 j 16 h 20 min 4 s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2010<\/td>\n<td>Groupama 3<\/td>\n<td>Franck Cammas<\/td>\n<td>48 j 7 h 44 min 52 s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2017<\/td>\n<td>IDEC Sport<\/td>\n<td>Francis Joyon<\/td>\n<td>40 j 23 h 30 min 30 s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2025<\/td>\n<td>Sodebo Ultim 3<\/td>\n<td>Thomas Coville<\/td>\n<td>40 j 10 h 45 min 50 s<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le record de Francis Joyon, \u00e9tabli sur IDEC Sport en 2017, a tenu pr\u00e8s de huit ans. Son \u00e9quipage avait boucl\u00e9 le tour du monde en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes. Cette performance avait fait tomber de pr\u00e8s de cinq jours le temps de Banque Populaire V, d\u00e9tenu depuis 2012 par Lo\u00efck Peyron et son \u00e9quipage.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 24 janvier 2025, Sodebo Ultim 3 a am\u00e9lior\u00e9 cette r\u00e9f\u00e9rence. Thomas Coville et ses sept \u00e9quipiers ont arr\u00eat\u00e9 le chronom\u00e8tre \u00e0 <strong>40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes<\/strong>. Le gain sur IDEC Sport est de 12 heures, 44 minutes et 40 secondes. Sur un parcours aussi long, cet \u00e9cart est faible. Il repr\u00e9sente pourtant plus de 300 milles nautiques \u00e0 une moyenne de 25 n\u0153uds.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce nouveau temps record ne signifie pas que le seuil des 40 jours est devenu automatiquement atteignable. Il d\u00e9pend d\u2019un alignement rare. Le bateau doit partir dans une situation favorable au large de Brest, traverser l\u2019\u00e9quateur avec peu de pertes, \u00e9viter les zones sans vent de l\u2019Atlantique Sud et b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une succession de d\u00e9pressions rapides dans les mers du Sud.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La remont\u00e9e finale de l\u2019Atlantique Nord est souvent d\u00e9cisive. Apr\u00e8s plus de trente-cinq jours de mer, les \u00e9quipages reviennent dans une zone o\u00f9 le trafic maritime est dense, o\u00f9 les fronts se succ\u00e8dent rapidement et o\u00f9 les marges physiques diminuent. Un trimaran peut garder une avance consid\u00e9rable jusqu\u2019aux A\u00e7ores, puis la perdre face \u00e0 une dorsale qui bloque la progression pendant deux jours.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le record actuel fixe donc une r\u00e9f\u00e9rence concr\u00e8te pour les prochaines tentatives. Pour l\u2019am\u00e9liorer, un \u00e9quipage devra gagner moins de treize heures sur quarante jours sans prendre un risque structurel disproportionn\u00e9. La vitesse moyenne ne suffit pas. La r\u00e9gularit\u00e9, la pr\u00e9servation du bateau et le choix des syst\u00e8mes m\u00e9t\u00e9o comptent autant que les pointes affich\u00e9es sur l\u2019\u00e9cran de bord.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Thomas Coville avait d\u00e9j\u00e0 construit une longue histoire avec ce d\u00e9fi, comme le rappelle ce dossier sur <a href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/thomas-coville-records\/\">les records de Thomas Coville<\/a>. Une tentative gagnante se pr\u00e9pare pendant des ann\u00e9es, bien avant le franchissement de la ligne au large d\u2019Ouessant.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Bateaux_engages_au_Trophee_Jules_Verne_pourquoi_les_trimarans_Ultim_dominent\"><\/span>Bateaux engag\u00e9s au Troph\u00e9e Jules Verne : pourquoi les trimarans Ultim dominent<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les premiers d\u00e9tenteurs du Troph\u00e9e Jules Verne naviguaient surtout sur de grands catamarans. Explorer, Orange ou Orange II reposaient sur deux coques reli\u00e9es par une plateforme tr\u00e8s large. Ces bateaux ont d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019un multicoque pouvait maintenir des moyennes \u00e9lev\u00e9es sur les oc\u00e9ans, mais leur comportement dans la mer form\u00e9e imposait une attention constante.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les trimarans ont progressivement pris l\u2019avantage. Avec une coque centrale et deux flotteurs, ils offrent une grande stabilit\u00e9 transversale tout en permettant une plateforme a\u00e9rodynamique. Les unit\u00e9s de la classe Ultim mesurent environ <strong>32 m\u00e8tres de long<\/strong> et peuvent atteindre <strong>23 m\u00e8tres de large<\/strong>. Ce sont des dimensions comparables \u00e0 celles d\u2019un immeuble de dix \u00e9tages couch\u00e9 sur l\u2019eau.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sodebo Ultim 3, Maxi Edmond de Rothschild, Banque Populaire XI ou Actual Ultim 3 appartiennent \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration. Leurs foils soul\u00e8vent une part importante de la masse du bateau lorsque la vitesse augmente. Le gain est net dans une mer maniable. En revanche, le vol accro\u00eet les charges sur les bras de liaison, les flotteurs et les safrans.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un Ultim ne se m\u00e8ne pas comme un voilier de croisi\u00e8re rapide. \u00c0 plus de 35 n\u0153uds, un changement de vague ou une rafale peut faire varier les efforts tr\u00e8s brutalement. Le pilote automatique g\u00e8re une partie de la trajectoire, mais l\u2019\u00e9quipage surveille les r\u00e9glages, les charges, la mer, le trafic et les alarmes structurelles sans interruption.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La liste d\u2019\u00e9quipage rassemble g\u00e9n\u00e9ralement sept ou huit marins. Le rythme repose sur des quarts, mais les grandes man\u0153uvres mobilisent davantage de monde. Un empannage dans 30 n\u0153uds de vent au sud de la Nouvelle-Z\u00e9lande n\u2019a rien d\u2019une man\u0153uvre de port. Il faut r\u00e9duire la toile, s\u00e9curiser les d\u00e9placements, coordonner les r\u00e9glages et relancer le bateau sans surcharger la structure.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le mat\u00e9riel embarqu\u00e9 traduit cette autonomie impos\u00e9e par le r\u00e8glement. Une tentative n\u00e9cessite notamment des moyens de communication par satellite, des outils de r\u00e9paration, des tissus de carbone, des r\u00e9sines adapt\u00e9es, des voiles de rechange, des pi\u00e8ces m\u00e9caniques et des vivres. Le bateau transporte aussi les \u00e9quipements de survie r\u00e9glementaires exig\u00e9s pour sa cat\u00e9gorie de navigation hauturi\u00e8re, selon les prescriptions applicables au pavillon concern\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le co\u00fbt d\u2019un tel programme d\u00e9passe largement le prix de construction. Il faut financer les ing\u00e9nieurs, le chantier, les voiles, les capteurs, les routeurs, les pr\u00e9parateurs et les p\u00e9riodes de convoyage. La moindre pi\u00e8ce critique est inspect\u00e9e apr\u00e8s chaque navigation longue. Une campagne de record ne commence pas avec le d\u00e9part officiel. Elle commence au hangar, plusieurs mois avant la premi\u00e8re fen\u00eatre m\u00e9t\u00e9o.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le choix d\u2019un bateau ne se limite jamais \u00e0 sa vitesse maximale. Un multicoque capable d\u2019afficher 45 n\u0153uds dans une brise r\u00e9guli\u00e8re doit aussi survivre \u00e0 40 jours de chocs, de sel et de man\u0153uvres. Dans ce type de course, la performance utile est celle qui tient jusqu\u2019au cap Lizard.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Ep.2 Troph\u00e9e Jules Verne 2006: l&amp;apos;int\u00e9grale du record de Bruno Peyron sur Orange\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/sCnWpM3M77o?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Navigation_autour_du_monde_decider_une_tentative_et_gerer_les_risques_du_Grand_Sud\"><\/span>Navigation autour du monde : d\u00e9cider une tentative et g\u00e9rer les risques du Grand Sud<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9part d\u2019une tentative de Troph\u00e9e Jules Verne est d\u2019abord une d\u00e9cision m\u00e9t\u00e9o. Les \u00e9quipes suivent les mod\u00e8les plusieurs fois par jour. Elles cherchent une fen\u00eatre permettant de rejoindre rapidement les aliz\u00e9s, de franchir le pot-au-noir sans immobilisation prolong\u00e9e et d\u2019attraper un premier train de d\u00e9pressions vers le cap de Bonne-Esp\u00e9rance.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La fen\u00eatre ne se juge pas seulement sur les cinq premiers jours. Un d\u00e9part prometteur peut conduire \u00e0 une impasse dix jours plus tard dans l\u2019Atlantique Sud. Les routeurs \u00e9valuent donc une s\u00e9quence mondiale, avec une fiabilit\u00e9 qui diminue \u00e0 mesure que l\u2019\u00e9ch\u00e9ance s\u2019\u00e9loigne. L\u2019\u00e9quipage accepte de partir avec une part d\u2019incertitude, mais pas avec un sc\u00e9nario d\u00e9j\u00e0 d\u00e9favorable sur les premiers passages cl\u00e9s.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l\u2019oc\u00e9an Indien et le Pacifique Sud, la question devient celle de la vitesse raisonnable. Les d\u00e9pressions poussent les grands trimarans \u00e0 des moyennes \u00e9lev\u00e9es, souvent entre 25 et 35 n\u0153uds. Elles produisent aussi une mer crois\u00e9e, des rafales et des temp\u00e9ratures proches de z\u00e9ro. \u00c0 ces latitudes, une avarie ne se r\u00e8gle pas par un d\u00e9tour vers un port voisin.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le cap Horn reste une fronti\u00e8re de navigation. Il termine les mers du Sud, mais ne marque pas la fin du risque. La remont\u00e9e de l\u2019Atlantique oblige \u00e0 traverser plusieurs r\u00e9gimes m\u00e9t\u00e9o, des fronts froids, les calmes subtropicaux et les zones fr\u00e9quent\u00e9es par les cargos. Cette lecture du passage est d\u00e9velopp\u00e9e dans l\u2019article consacr\u00e9 au <a href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/cap-horn-vendee-globe\/\">cap Horn dans les grandes courses autour du monde<\/a>.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vigilance ne concerne pas seulement la m\u00e9t\u00e9o. Les \u00e9quipes suivent les zones de glace, les avis de navigation et le trafic maritime. Les dispositifs de s\u00e9curit\u00e9, les moyens de d\u00e9tresse et les communications rel\u00e8vent des autorit\u00e9s comp\u00e9tentes et du r\u00e8glement applicable au navire. Pour une proc\u00e9dure d\u2019urgence en mer, le CROSS demeure l\u2019interlocuteur officiel en France. Un \u00e9quipage de record peut \u00eatre autonome dans sa navigation, il ne remplace jamais l\u2019organisation des secours.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une bonne d\u00e9cision consiste parfois \u00e0 lever le pied. R\u00e9duire la voilure co\u00fbte des milles dans l\u2019imm\u00e9diat, mais peut \u00e9viter une casse qui mettrait fin \u00e0 la tentative. Les records les plus rapides ne sont pas ceux o\u00f9 le bateau a navigu\u00e9 au maximum th\u00e9orique \u00e0 chaque instant. Ce sont ceux o\u00f9 l\u2019\u00e9quipage a gard\u00e9 la machine enti\u00e8re, exploitable et suffisamment rapide pendant plus de 960 heures.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les images de bord donnent souvent une impression de vitesse continue. Elles montrent moins les heures de veille, les r\u00e9parations humides, le sommeil fragment\u00e9 et les calculs r\u00e9p\u00e9t\u00e9s avant chaque changement de cap. La navigation oc\u00e9anique \u00e0 ce niveau repose sur des d\u00e9cisions courtes, v\u00e9rifi\u00e9es et r\u00e9vis\u00e9es d\u00e8s que la situation \u00e9volue.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant de suivre une nouvelle tentative, regardez la position du bateau, son avance ou son retard sur le tenant du record, mais aussi le syst\u00e8me m\u00e9t\u00e9o qui l\u2019attend \u00e0 72 heures. C\u2019est l\u00e0 que se lit la course. Un \u00e9cart de quelques milles ne d\u00e9cide rien si le prochain front ouvre ou ferme la route vers le nord.<\/p>\n\n<h3>Quel est le record actuel du Troph\u00e9e Jules Verne ?<\/h3>\n<p>Le record est d\u00e9tenu depuis le 24 janvier 2025 par Sodebo Ultim 3, skipp\u00e9 par Thomas Coville avec sept \u00e9quipiers. Le trimaran a boucl\u00e9 le tour du monde en 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes.<\/p>\n<h3>Le Troph\u00e9e Jules Verne est-il une course organis\u00e9e chaque ann\u00e9e ?<\/h3>\n<p>Non. Il s\u2019agit d\u2019un record permanent. Chaque \u00e9quipage choisit sa fen\u00eatre de d\u00e9part lorsqu\u2019il estime que la m\u00e9t\u00e9o, le bateau et l\u2019organisation permettent de viser le meilleur temps.<\/p>\n<h3>Quels caps doivent franchir les \u00e9quipages ?<\/h3>\n<p>Le r\u00e8glement impose le passage par le cap de Bonne-Esp\u00e9rance, le cap Leeuwin et le cap Horn. Le d\u00e9part et l\u2019arriv\u00e9e sont valid\u00e9s sur la ligne entre Ouessant et le cap Lizard.<\/p>\n<h3>Pourquoi les trimarans Ultim sont-ils utilis\u00e9s pour ce record ?<\/h3>\n<p>Les Ultim combinent une longueur d\u2019environ 32 m\u00e8tres, une grande stabilit\u00e9 et des foils qui r\u00e9duisent la tra\u00een\u00e9e \u00e0 haute vitesse. Ils restent toutefois soumis \u00e0 de fortes contraintes structurelles dans la mer form\u00e9e du Grand Sud.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En bref Troph\u00e9e Jules Verne : un tour du monde n\u00e9 du pari des 80 jours Le Troph\u00e9e Jules Verne n\u2019est pas une course avec une date de d\u00e9part commune, une flotte rassembl\u00e9e sur une ligne et un classement publi\u00e9 chaque soir. C\u2019est un d\u00e9fi permanent. 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