{"id":503,"date":"2026-09-24T23:02:14","date_gmt":"2026-09-24T23:02:14","guid":{"rendered":"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/thomas-coville-records\/"},"modified":"2026-09-24T23:02:14","modified_gmt":"2026-09-24T23:02:14","slug":"thomas-coville-records","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/thomas-coville-records\/","title":{"rendered":"Thomas Coville : parcours, records et trimarans du navigateur"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">Thomas Coville a construit un parcours rare dans la course au large, du Mini 6.50 au trimaran Ultime. N\u00e9 \u00e0 Rennes le 10 mai 1968, il a d\u2019abord appris la r\u00e9gularit\u00e9 des \u00e9quipages de r\u00e9gate avant de s\u2019imposer en solo sur les grandes routes oc\u00e9aniques. Ses records ne racontent pas seulement la recherche de vitesse. Ils montrent aussi la capacit\u00e9 d\u2019un marin \u00e0 recommencer apr\u00e8s une avarie, une m\u00e9t\u00e9o ferm\u00e9e ou un \u00e9cart insuffisant sur le temps de r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En bref<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Thomas Coville termine le Vend\u00e9e Globe 2000-2001 \u00e0 la sixi\u00e8me place apr\u00e8s <strong>110 jours et 7 heures<\/strong> de mer sur le monocoque Sodebo.<\/li><li>Il devient en 2016 le premier navigateur \u00e0 d\u00e9passer <strong>700 milles en 24 heures<\/strong> en solitaire sur un multicoque.<\/li><li>Son tour du monde en solo de 2016 est boucl\u00e9 en <strong>49 jours, 3 heures et 7 minutes<\/strong>, un temps alors record en multicoque.<\/li><li>Le 25 janvier 2026, il remporte le Troph\u00e9e Jules-Verne avec six \u00e9quipiers sur Sodebo Ultim 3 en <strong>40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes<\/strong>.<\/li><li>Sa flotte Sodebo illustre l\u2019\u00e9volution de la voile de comp\u00e9tition, du monocoque IMOCA de 60 pieds aux trimarans g\u00e9ants de la classe Ultime.<\/li><\/ul>\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_87 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 eztoc-toggle-hide-by-default' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/thomas-coville-records\/#Le_parcours_de_Thomas_Coville_avant_les_grands_trimarans_de_course_au_large\" >Le parcours de Thomas Coville avant les grands trimarans de course au large<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/thomas-coville-records\/#Les_trimarans_Sodebo_qui_ont_accompagne_Thomas_Coville_vers_la_vitesse\" >Les trimarans Sodebo qui ont accompagn\u00e9 Thomas Coville vers la vitesse<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/thomas-coville-records\/#Les_records_de_Thomas_Coville_en_solo_et_la_logique_des_grandes_moyennes\" >Les records de Thomas Coville en solo et la logique des grandes moyennes<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/thomas-coville-records\/#Le_tour_du_monde_de_2026_et_le_record_du_Trophee_Jules-Verne\" >Le tour du monde de 2026 et le record du Troph\u00e9e Jules-Verne<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/thomas-coville-records\/#Comment_lire_les_resultats_de_Thomas_Coville_sans_confondre_record_course_et_navigation\" >Comment lire les r\u00e9sultats de Thomas Coville sans confondre record, course et navigation<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_parcours_de_Thomas_Coville_avant_les_grands_trimarans_de_course_au_large\"><\/span>Le parcours de Thomas Coville avant les grands trimarans de course au large<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le parcours de Thomas Coville commence dans les r\u00e9gates d\u2019\u00e9quipage, un cadre qui impose d\u00e9j\u00e0 de tenir une place pr\u00e9cise \u00e0 bord. En 1989, il participe au Tour de France \u00e0 la voile avec l\u2019\u00e9quipage de Continent, class\u00e9 sixi\u00e8me. L\u2019ann\u00e9e suivante, sur Polytechnique, il termine neuvi\u00e8me. Ces r\u00e9sultats ne sont pas des records mondiaux, mais ils donnent la mesure d\u2019un apprentissage utile pour la suite : naviguer vite exige de r\u00e9gler, man\u0153uvrer et dormir selon un rythme collectif.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1991, sa troisi\u00e8me place sur la Sydney-Hobart confirme son int\u00e9r\u00eat pour les navigations longues et engag\u00e9es. Cette course australienne se d\u00e9roule sur environ 628 milles nautiques, entre Sydney et Hobart. Le d\u00e9troit de Bass y impose souvent une mer courte, du vent fort et des changements rapides. Pour un navigateur qui envisage la course au large, ce type de parcours compte davantage qu\u2019un simple classement. Il apprend \u00e0 continuer lorsque la fatigue s\u2019installe et que le bateau ne laisse aucun r\u00e9pit.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le passage par la classe Mini apporte une autre \u00e9cole. En 1997, Thomas Coville gagne la Transgascogne en solitaire sur Targaire, un Proto. Il prend aussi la deuxi\u00e8me place de la Mini Transat. Les Mini 6.50 ne mesurent que 6,50 m\u00e8tres, mais ils demandent une conduite fine, avec peu de marge pour compenser une erreur de r\u00e9glage ou de trajectoire. Sur une coque aussi courte, chaque variation de poids, chaque changement de voile et chaque grain se traduisent imm\u00e9diatement sur la vitesse.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette p\u00e9riode explique une partie de son profil. Thomas Coville ne vient pas directement des tr\u00e8s grands multicoques. Il a d\u2019abord connu la navigation sur de petites unit\u00e9s o\u00f9 le skipper g\u00e8re seul le sommeil, les r\u00e9parations et la strat\u00e9gie m\u00e9t\u00e9o. En 1998, il remporte la Route du Rhum dans la cat\u00e9gorie monocoque sur Aquitaine Innovations. En 1999, il gagne la Transat Jacques-Vabre avec Herv\u00e9 Jan sur le monocoque Sodebo. Ces victoires construisent la relation entre le navigateur et son partenaire, avant que le nom Sodebo ne devienne associ\u00e9 aux records sur trimaran.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Vend\u00e9e Globe 2000-2001 constitue un point de bascule. Thomas Coville boucle son premier tour du monde sans escale en solitaire \u00e0 la sixi\u00e8me place, apr\u00e8s 110 jours et 7 heures sur un IMOCA 60. Un 60 pieds IMOCA mesure environ 18,28 m\u00e8tres. C\u2019est un bateau plus grand qu\u2019un Mini, mais il reste un monocoque soumis \u00e0 des charges importantes dans le Sud et \u00e0 une forte g\u00eete permanente.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Vend\u00e9e Globe ne se r\u00e9duit pas \u00e0 une travers\u00e9e de l\u2019Atlantique prolong\u00e9e. Le navigateur doit franchir trois caps majeurs, Bonne-Esp\u00e9rance, Leeuwin et Horn, sans possibilit\u00e9 d\u2019escale ni d\u2019assistance ext\u00e9rieure. La gestion d\u2019une d\u00e9pression dans l\u2019oc\u00e9an Indien ou dans le Pacifique Sud n\u2019a rien \u00e0 voir avec une sortie c\u00f4ti\u00e8re. Pour une navigation de plaisance, les proc\u00e9dures officielles du CROSS et les pr\u00e9visions de M\u00e9t\u00e9o-France restent les r\u00e9f\u00e9rences. La course au large professionnelle se d\u00e9roule dans un cadre technique diff\u00e9rent, avec une \u00e9quipe \u00e0 terre, des routages autoris\u00e9s selon le r\u00e8glement et une pr\u00e9paration mat\u00e9rielle consid\u00e9rable.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 partir de 2002, Thomas Coville choisit une voie plus nette : les multicoques de vitesse. Il navigue alors sur le trimaran ORMA Sodebo, long de 60 pieds, soit 18,28 m\u00e8tres, dot\u00e9 d\u2019un m\u00e2t de 30 m\u00e8tres et dessin\u00e9 par le cabinet VPLP. Le changement est profond. Un trimaran n\u2019utilise pas la g\u00eete comme un monocoque pour porter sa toile. Il s\u2019appuie sur la largeur de ses flotteurs, ce qui permet d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer tr\u00e8s vite, mais augmente aussi les contraintes structurelles et le risque de chavirage.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Entre 2002 et 2007, ce bateau lui permet de courir deux Routes du Rhum, deux Transats Jacques-Vabre et plusieurs \u00e9preuves du circuit ORMA. Il termine troisi\u00e8me de la Route du Rhum 2006. Cette p\u00e9riode ne se lit pas comme une succession de podiums. Elle sert \u00e0 comprendre comment faire durer un bateau l\u00e9ger lanc\u00e9 \u00e0 plus de 30 n\u0153uds dans une mer form\u00e9e. La vitesse n\u2019est utile que si le trimaran arrive entier.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le choix des grands multicoques vient donc d\u2019un parcours progressif, pas d\u2019un raccourci. Mini, monocoque de course, Vend\u00e9e Globe, trimaran de 60 pieds, puis maxi-trimaran : chaque \u00e9tape ajoute de la longueur, de la puissance et du risque. Cette progression explique pourquoi les performances ult\u00e9rieures de Thomas Coville reposent autant sur la pr\u00e9paration que sur la capacit\u00e9 \u00e0 tenir une moyenne \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_trimarans_Sodebo_qui_ont_accompagne_Thomas_Coville_vers_la_vitesse\"><\/span>Les trimarans Sodebo qui ont accompagn\u00e9 Thomas Coville vers la vitesse<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le nom de Thomas Coville est li\u00e9 \u00e0 plusieurs bateaux Sodebo, mais ces unit\u00e9s ne se ressemblent pas. Leur longueur, leur gr\u00e9ement et leur architecture traduisent pr\u00e8s de vingt ans d\u2019\u00e9volution de la course au large. Les confondre conduit \u00e0 mal interpr\u00e9ter les records. Un temps \u00e9tabli sur un ORMA de 18,28 m\u00e8tres ne se compare pas directement \u00e0 une performance r\u00e9alis\u00e9e sur un Ultime de plus de 30 m\u00e8tres.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier Sodebo engag\u00e9 au Vend\u00e9e Globe est un monocoque IMOCA lanc\u00e9 en 1998. Ce format de 60 pieds place Coville dans le monde du tour du monde en solo. Le bateau doit avancer dans les aliz\u00e9s, supporter les mers du Sud et pr\u00e9server son skipper sur plus de trois mois. \u00c0 cette \u00e9poque, les foils des IMOCA ne sont pas encore les appendices tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9s visibles sur les unit\u00e9s modernes. La vitesse moyenne d\u00e9pend davantage de la capacit\u00e9 \u00e0 exploiter un plan de voilure limit\u00e9 sans casser.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le trimaran ORMA Sodebo, utilis\u00e9 entre 2002 et 2007, ouvre une phase plus rapide. Sa longueur de 60 pieds reste modeste \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des maxi-trimarans, mais son comportement impose d\u00e9j\u00e0 une surveillance constante. Un multicoque se redresse peu une fois qu\u2019il a d\u00e9pass\u00e9 son angle de stabilit\u00e9. Le barreur et l\u2019\u00e9quipage doivent donc r\u00e9duire la voilure avant que la rafale ou l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration ne fasse monter la charge trop loin.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De 2007 \u00e0 2014, Thomas Coville navigue sur le Maxi Trimaran Sodebo, long de 102 pieds, soit environ 31 m\u00e8tres. Le m\u00e2t atteint 35 m\u00e8tres. Dessin\u00e9 par Nigel Irens et Beno\u00eet Cabaret, ce bateau donne acc\u00e8s \u00e0 des vitesses de moyenne capables de transformer les grands parcours oc\u00e9aniques. Il devient ensuite Actual, skipp\u00e9 par Yves Le Blevec. Cette revente rappelle un point concret : un trimaran de record ne dispara\u00eet pas lorsqu\u2019il quitte un programme. Il peut \u00eatre adapt\u00e9, fiabilis\u00e9 ou confi\u00e9 \u00e0 un autre projet sportif.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2014, Coville passe sur Sodebo Ultim\u2019, ancien G\u00e9ronimo d\u2019Olivier de Kersauson. Le bateau mesure 111 pieds, soit environ 34 m\u00e8tres hors tout, avec un m\u00e2t de 40 m\u00e8tres. Cette unit\u00e9 sert notamment \u00e0 la Route du Rhum 2014, \u00e0 la Transat Jacques-Vabre 2015 et \u00e0 The Transat 2016. Elle permet aussi \u00e0 Thomas Coville de signer son tour du monde solo record en d\u00e9cembre 2016.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le quatri\u00e8me grand bateau est Sodebo Ultim 3, mis \u00e0 l\u2019eau en 2019 chez Multiplast. Il appartient \u00e0 la classe Ultime, o\u00f9 les trimarans mesurent autour de 32 m\u00e8tres et combinent coques fines, flotteurs volumineux, foils et gr\u00e9ement tr\u00e8s haut. Le foil soul\u00e8ve partiellement le bateau. Il r\u00e9duit une part de la tra\u00een\u00e9e dans certaines allures, mais il ne rend pas le bateau invuln\u00e9rable. Une collision, une casse de safran ou une zone de mer d\u00e9sordonn\u00e9e peuvent imposer l\u2019arr\u00eat d\u2019une tentative.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Bateau<\/th>\n<th>P\u00e9riode avec Thomas Coville<\/th>\n<th>Type et longueur<\/th>\n<th>Usage marquant<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Sodebo<\/td>\n<td>1998 \u00e0 2001<\/td>\n<td>IMOCA, 60 pieds<\/td>\n<td>Vend\u00e9e Globe 2000-2001<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Sodebo ORMA<\/td>\n<td>2002 \u00e0 2007<\/td>\n<td>Trimaran, 60 pieds<\/td>\n<td>Route du Rhum et Transat Jacques-Vabre<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Maxi Trimaran Sodebo<\/td>\n<td>2007 \u00e0 2014<\/td>\n<td>Trimaran, 102 pieds<\/td>\n<td>Records de l\u2019Atlantique et tentatives autour du monde<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Sodebo Ultim\u2019<\/td>\n<td>2014 \u00e0 2019<\/td>\n<td>Trimaran, 111 pieds<\/td>\n<td>Record du tour du monde solo en 2016<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Sodebo Ultim 3<\/td>\n<td>Depuis 2019<\/td>\n<td>Trimaran Ultime<\/td>\n<td>Troph\u00e9e Jules-Verne 2026<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les chiffres de longueur ne disent pas tout. Un grand trimaran doit aussi emporter des syst\u00e8mes hydrauliques, des pilotes automatiques, des moyens de communication, des voiles de tr\u00e8s grande surface et des pi\u00e8ces de rechange. La vitesse se pr\u00e9pare au chantier. Un gain de quelques kilogrammes, une g\u00e9om\u00e9trie de foil modifi\u00e9e ou un r\u00e9glage de pilote peuvent modifier la fatigue du bateau sur plusieurs milliers de milles.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le cas de Sodebo Ultim 3 montre aussi que la performance ne suit jamais une ligne droite. Lors de la tentative du Troph\u00e9e Jules-Verne de 2020, le trimaran atteint 48,9 n\u0153uds en pointe dans l\u2019Atlantique Nord et parcourt 889,9 milles en 24 heures \u00e0 37,1 n\u0153uds de moyenne. Malgr\u00e9 environ 700 milles d\u2019avance au d\u00e9but du parcours, une avarie de safran oblige l\u2019\u00e9quipage \u00e0 renoncer le 11 d\u00e9cembre 2020. Un safran endommag\u00e9 sur un multicoque de cette taille ne rel\u00e8ve pas d\u2019une r\u00e9paration improvis\u00e9e en mer.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour lire le parcours de ce navigateur, il faut donc regarder les bateaux autant que les troph\u00e9es. Les records de Thomas Coville sont li\u00e9s \u00e0 une succession de plateformes radicalement diff\u00e9rentes, chacune pr\u00e9par\u00e9e pour une fen\u00eatre m\u00e9t\u00e9o, une distance et un niveau de charge pr\u00e9cis.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"D\u00e9part de Thomas Coville pour le record de La Route de la D\u00e9couverte 2013 by Sodebo Voile\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/laLM8baPtX4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_records_de_Thomas_Coville_en_solo_et_la_logique_des_grandes_moyennes\"><\/span>Les records de Thomas Coville en solo et la logique des grandes moyennes<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un record en voile ne se juge pas seulement au temps final. Il faut regarder le parcours, le type de bateau, le nombre d\u2019\u00e9quipiers, la r\u00e8gle d\u2019assistance et les conditions de validation. Thomas Coville a marqu\u00e9 la discipline par des records en solo, notamment sur 24 heures, sur l\u2019Atlantique Nord et autour du monde. Ces performances reposent sur une capacit\u00e9 \u00e0 maintenir une vitesse \u00e9lev\u00e9e pendant plusieurs jours, sans laisser la fatigue d\u00e9sorganiser la conduite.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2005, il \u00e9tablit le record de la Route de la d\u00e9couverte entre Cadix et San Salvador en 10 jours, 11 heures, 50 minutes et 46 secondes. Il signe aussi le record Miami\u2013New York en 3 jours, 5 heures et 12 secondes. En 2006, il boucle le tour des \u00eeles Britanniques en 6 jours, 6 heures, 40 minutes et 31 secondes. Ces routes sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes. La premi\u00e8re traverse l\u2019Atlantique, la deuxi\u00e8me combine courants et m\u00e9t\u00e9o de la c\u00f4te est am\u00e9ricaine, la troisi\u00e8me impose de composer avec des zones resserr\u00e9es, des mar\u00e9es et un trafic dense.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2008, sur le Maxi Trimaran Sodebo, Thomas Coville \u00e9tablit un record de distance en solo sur 24 heures avec 619,3 milles parcourus. Un mille nautique repr\u00e9sente 1 852 m\u00e8tres. Cela correspond \u00e0 environ 1 147 kilom\u00e8tres sur une journ\u00e9e enti\u00e8re, avec une moyenne sup\u00e9rieure \u00e0 25 n\u0153uds. La m\u00eame ann\u00e9e, il bat le record de la travers\u00e9e de l\u2019Atlantique Nord en solo entre New York et le cap Lizard.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une tentative de tour du monde en solo ne d\u00e9pend pas de la seule puissance du bateau. Le d\u00e9part se d\u00e9cide sur une fen\u00eatre m\u00e9t\u00e9o qui doit permettre de descendre l\u2019Atlantique rapidement, puis d\u2019attraper les d\u00e9pressions favorables dans l\u2019oc\u00e9an Indien et le Pacifique. Partir trop tard peut faire perdre plusieurs jours d\u00e8s la premi\u00e8re semaine. Partir avec une d\u00e9pression mal positionn\u00e9e peut aussi exposer le trimaran \u00e0 une mer trop cassante pour tenir la cadence.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Thomas Coville tente le record du tour du monde en 2008 puis en 2011 sur le Maxi Trimaran Sodebo. Il boucle les deux parcours, mais reste au-dessus de la r\u00e9f\u00e9rence de Francis Joyon. En 2008, son temps de 59 jours, 20 heures, 47 minutes et 43 secondes accuse plus de deux jours de retard. En 2011, il termine apr\u00e8s 61 jours et 7 minutes, \u00e0 plus de trois jours et dix heures du record vis\u00e9. Ces \u00e9carts montrent pourquoi un tour du monde de vitesse ne tol\u00e8re pas les zones molles ni les r\u00e9parations longues.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le cap est franchi en 2016 sur Sodebo Ultim\u2019. Le 3 juillet, Thomas Coville parcourt 714 milles en 24 heures, soit une moyenne annonc\u00e9e de 29,75 n\u0153uds. Le World Sailing Speed Record Council homologue ensuite la performance \u00e0 <strong>718,5 milles<\/strong>, pour une moyenne de <strong>29,93 n\u0153uds<\/strong>. Il devient alors le premier marin \u00e0 franchir le seuil des 700 milles en une journ\u00e9e de mer en solitaire.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce type de chiffre m\u00e9rite une lecture concr\u00e8te. Tenir pr\u00e8s de 30 n\u0153uds de moyenne pendant 24 heures signifie piloter ou surveiller une machine qui avance parfois \u00e0 plus de 40 n\u0153uds, avec des phases de sommeil tr\u00e8s courtes. La vitesse cr\u00e9e aussi des charges brutales dans les appendices et les bras de liaison. En navigation de plaisance, il serait absurde de chercher \u00e0 reproduire cette logique. Un voilier de croisi\u00e8re doit d\u2019abord rester dans son programme de navigation, son armement et la comp\u00e9tence r\u00e9elle de son \u00e9quipage.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 25 d\u00e9cembre 2016, Coville termine son tour du monde solo en multicoque en <strong>49 jours, 3 heures, 7 minutes et 38 secondes<\/strong>. Sa moyenne est de 24,08 n\u0153uds. Il am\u00e9liore alors nettement la r\u00e9f\u00e9rence d\u00e9tenue depuis 2008 par Francis Joyon. Le contraste historique est saisissant : en 1973, Alain Colas avait \u00e9tabli le premier record autour du monde en multicoque en 169 jours. En un peu plus de quarante ans, le temps a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 par plus de trois.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2017, Thomas Coville reprend le record de l\u2019Atlantique Nord en solo sur multicoque. Il relie New York au cap Lizard en 4 jours, 11 heures, 10 minutes et 23 secondes, \u00e0 28,35 n\u0153uds de moyenne. Cette r\u00e9gularit\u00e9 sur plusieurs formats place le navigateur parmi les r\u00e9f\u00e9rences de la vitesse oc\u00e9anique. Elle ne doit pourtant pas masquer la r\u00e8gle centrale du record : si le bateau ne peut plus \u00eatre men\u00e9 sans risque structurel acceptable, la tentative s\u2019arr\u00eate.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_tour_du_monde_de_2026_et_le_record_du_Trophee_Jules-Verne\"><\/span>Le tour du monde de 2026 et le record du Troph\u00e9e Jules-Verne<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Troph\u00e9e Jules-Verne est un tour du monde \u00e0 la voile en \u00e9quipage, sans escale et sans assistance, disput\u00e9 sur des multicoques. Le d\u00e9part et l\u2019arriv\u00e9e se prennent sur une ligne virtuelle entre le phare de Cr\u00e9ac\u2019h, \u00e0 Ouessant, et le phare du cap Lizard, en Angleterre. Le parcours descend l\u2019Atlantique, contourne les trois grands caps puis remonte vers Brest. Il n\u2019y a pas de distance fixe au m\u00e8tre pr\u00e8s, car la route d\u00e9pend des syst\u00e8mes m\u00e9t\u00e9orologiques et des d\u00e9tours n\u00e9cessaires pour \u00e9viter une zone de vent faible ou une mer trop dangereuse.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Thomas Coville conna\u00eet ce troph\u00e9e depuis longtemps. Sa premi\u00e8re tentative remonte \u00e0 1997 aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019Olivier de Kersauson. Il le remporte une premi\u00e8re fois en 2010 avec Franck Cammas sur Groupama 3. Les tentatives men\u00e9es ensuite sur Sodebo Ultim 3 en 2020 et 2024 s\u2019arr\u00eatent avant l\u2019arriv\u00e9e. Le r\u00e9sultat de janvier 2026 prend donc place dans une histoire de plusieurs d\u00e9cennies, faite de d\u00e9parts report\u00e9s, de tours complets et d\u2019abandons.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9part de 2020 donne un aper\u00e7u de la difficult\u00e9. Sodebo Ultim 3 et Gitana 17 quittent Brest le 24 novembre avec une fen\u00eatre m\u00e9t\u00e9o favorable. Le trimaran de Coville r\u00e9alise des vitesses spectaculaires et garde une avance nette sur le temps de r\u00e9f\u00e9rence jusqu\u2019au sud des \u00eeles Kerguelen. Mais le 11 d\u00e9cembre, une avarie de safran rend la poursuite impossible. Sur un bateau volant partiellement au-dessus de l\u2019eau, le safran n\u2019est pas une pi\u00e8ce secondaire. Il assure le contr\u00f4le directionnel \u00e0 haute vitesse et participe \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre dynamique de l\u2019ensemble.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le succ\u00e8s de 2026 r\u00e9sulte de cette exp\u00e9rience accumul\u00e9e. Le 25 janvier, Thomas Coville et ses six \u00e9quipiers passent la ligne d\u2019arriv\u00e9e apr\u00e8s <strong>40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes<\/strong>. Ils abaissent le record absolu du tour du monde \u00e0 la voile, d\u00e9tenu depuis 2017 par Francis Joyon et son \u00e9quipage sur IDEC Sport. L\u2019\u00e9cart annonc\u00e9 est d\u2019environ douze heures, une marge faible sur quarante jours de mer.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une demi-journ\u00e9e para\u00eet limit\u00e9e pour le grand public. \u00c0 cette \u00e9chelle, elle repr\u00e9sente pourtant un choix de trajectoire r\u00e9ussi, une transition plus rapide entre deux syst\u00e8mes d\u00e9pressionnaires ou une p\u00e9riode de mer forte mieux n\u00e9goci\u00e9e. L\u2019\u00e9quipage doit aussi entretenir le rythme. \u00c0 bord d\u2019un Ultime, les man\u0153uvres de voiles, les r\u00e9glages de foils, les contr\u00f4les de structure et la veille ne s\u2019interrompent jamais. Le skipper ne conduit pas seul. Il dirige un collectif soumis \u00e0 une fatigue continue.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le record de 2026 est \u00e0 replacer dans le cadre pr\u00e9cis du Troph\u00e9e Jules-Verne. Il s\u2019agit d\u2019une performance en \u00e9quipage, sur Sodebo Ultim 3, et non du record solo \u00e9tabli par Coville en 2016. Les deux r\u00e9alisations ne s\u2019opposent pas. Elles demandent des comp\u00e9tences distinctes. En solitaire, il faut pr\u00e9server sa lucidit\u00e9 sans relais. En \u00e9quipage, il faut distribuer les t\u00e2ches, faire circuler l\u2019information et maintenir une d\u00e9cision coh\u00e9rente quand le bateau acc\u00e9l\u00e8re dans une mer difficile.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le parcours d\u00e9taill\u00e9 du Troph\u00e9e Jules-Verne aide \u00e0 comprendre pourquoi les d\u00e9parts sont rares et tr\u00e8s pr\u00e9par\u00e9s. Vous pouvez consulter <a href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-parcours\/\">le parcours du Troph\u00e9e Jules-Verne<\/a> pour situer les caps et les zones oc\u00e9aniques qui structurent cette route. Entre Ouessant, l\u2019\u00e9quateur, le cap de Bonne-Esp\u00e9rance, le cap Leeuwin, le cap Horn et le retour dans l\u2019Atlantique Nord, la strat\u00e9gie ne consiste jamais \u00e0 viser une ligne droite.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le tour du monde de 2026 confirme aussi une r\u00e9alit\u00e9 moins spectaculaire. Un record tient autant \u00e0 la capacit\u00e9 de renoncer au mauvais moment qu\u2019\u00e0 celle d\u2019attaquer quand la fen\u00eatre s\u2019ouvre. Les deux abandons pr\u00e9c\u00e9dents sur le m\u00eame trimaran font partie du r\u00e9sultat final, car ils ont \u00e9vit\u00e9 de transformer une avarie en accident majeur.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Le Record de l&amp;apos;Atlantique Nord de Sodebo comment\u00e9 par Thomas Coville\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/L_D0j-PR-Tc?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comment_lire_les_resultats_de_Thomas_Coville_sans_confondre_record_course_et_navigation\"><\/span>Comment lire les r\u00e9sultats de Thomas Coville sans confondre record, course et navigation<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9sultats de Thomas Coville couvrent plusieurs formats. Une Route du Rhum est une course avec des concurrents, une ligne de d\u00e9part et un classement. Une tentative autour du monde vise un temps de r\u00e9f\u00e9rence et peut \u00eatre abandonn\u00e9e sans classement. Une transat en double mesure la capacit\u00e9 de deux marins \u00e0 mener un bateau tr\u00e8s puissant. M\u00e9langer ces cat\u00e9gories donne une vision fausse de son parcours.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En course, le navigateur obtient des r\u00e9sultats r\u00e9guliers. Il remporte la Oryx Quest 2005 en \u00e9quipage sur Doha 2006. En 2012, il gagne la Volvo Ocean Race avec Groupama IV, une \u00e9preuve disput\u00e9e en monocoques autour du monde avec des \u00e9quipages professionnels. Cette victoire montre qu\u2019il ne se limite pas au solo ni aux trimarans. Il sait travailler dans un collectif de course o\u00f9 la tactique, les quarts et la coordination comptent autant que la vitesse brute.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur Sodebo Ultim\u2019, Thomas Coville prend la deuxi\u00e8me place de la Transat Jacques-Vabre 2015 avec Jean-Luc N\u00e9lias. En 2016, il termine deuxi\u00e8me de The Transat entre Plymouth et New York. En 2017, le m\u00eame duo gagne la Transat Jacques-Vabre en 7 jours, 22 heures, 7 minutes et 27 secondes. La course en double se situe entre le solo et l\u2019\u00e9quipage complet. Deux personnes doivent r\u00e9partir les quarts, interpr\u00e9ter les fichiers m\u00e9t\u00e9o et man\u0153uvrer un bateau de plus de 30 m\u00e8tres.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ses r\u00e9sultats sur les Ultimes r\u00e9cents pr\u00e9sentent aussi des classements plus difficiles. Sodebo Ultim 3 termine cinqui\u00e8me de la Transat Jacques-Vabre 2021 apr\u00e8s une escale technique \u00e0 Mad\u00e8re avec Thomas Rouxel. En 2022, Coville est troisi\u00e8me de la Route du Rhum. En 2023, il prend la quatri\u00e8me place de la Transat Jacques-Vabre avec Rouxel. Ces positions rappellent qu\u2019un trimaran neuf ou tr\u00e8s rapide ne garantit rien. La fiabilit\u00e9, les r\u00e9glages et la m\u00e9t\u00e9o p\u00e8sent autant que la pointe de vitesse.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019Ark\u00e9a Ultim Challenge 2024 apporte un rep\u00e8re particulier. Cette premi\u00e8re course autour du monde en solitaire pour la classe Ultime place Thomas Coville deuxi\u00e8me sur Sodebo Ultim 3. Le format n\u2019est pas une tentative libre de record. Le d\u00e9part est commun, les concurrents s\u2019observent, et la strat\u00e9gie doit aussi tenir compte de la position des autres bateaux. \u00c0 l\u2019automne 2025, il termine encore deuxi\u00e8me de la Transat Caf\u00e9 L\u2019Or avec Benjamin Schwartz, en 10 jours, 17 heures, 30 minutes et 9 secondes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour suivre ces \u00e9preuves, il faut distinguer une vitesse instantan\u00e9e d\u2019une moyenne durable. Une pointe \u00e0 48,9 n\u0153uds impressionne, mais elle ne dit pas si le bateau peut conserver 30 n\u0153uds de moyenne pendant une journ\u00e9e. La moyenne est souvent le chiffre utile. Elle int\u00e8gre les man\u0153uvres, les phases de ralentissement, les r\u00e9parations et les zones de transition m\u00e9t\u00e9o. Les 889,9 milles r\u00e9alis\u00e9s en 24 heures en 2020 sur Sodebo Ultim 3 illustrent cette diff\u00e9rence : la valeur est \u00e9lev\u00e9e parce que la vitesse a \u00e9t\u00e9 tenue longtemps, pas seulement atteinte pendant une rafale.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La m\u00eame prudence s\u2019applique \u00e0 la navigation de loisir. Un lecteur qui pr\u00e9pare une sortie c\u00f4ti\u00e8re ne doit pas tirer de ces performances l\u2019id\u00e9e qu\u2019un voilier ordinaire peut suivre les m\u00eames d\u00e9cisions de route. Pour une navigation jusqu\u2019\u00e0 6 milles d\u2019un abri, la r\u00e9glementation fran\u00e7aise distingue l\u2019armement basique. Au-del\u00e0, l\u2019armement c\u00f4tier puis semi-hauturier s\u2019applique selon la distance. Les textes en vigueur et la liste du mat\u00e9riel doivent \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9s sur le site officiel de la Direction g\u00e9n\u00e9rale des affaires maritimes avant le d\u00e9part, car cette r\u00e9glementation peut \u00e9voluer.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le vent impose \u00e9galement une lecture adapt\u00e9e. Un Ultime part sur une fen\u00eatre oc\u00e9anique choisie avec des routeurs, une \u00e9quipe technique et des moyens de communication continus. Sur un voilier de croisi\u00e8re, si la pr\u00e9vision annonce <strong>25 n\u0153uds \u00e9tablis<\/strong> avec une mer de 1,50 m ou davantage pour un \u00e9quipage peu entra\u00een\u00e9, ne quittez pas le port pour une navigation de confort. Consultez le bulletin c\u00f4tier de M\u00e9t\u00e9o-France, les avis de coup de vent et les informations diffus\u00e9es par le CROSS comp\u00e9tent. Cette recommandation rel\u00e8ve de la pr\u00e9paration c\u00f4ti\u00e8re, non de l\u2019expertise des pilotes d\u2019Ultime.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Thomas Coville reste un navigateur de records parce qu\u2019il associe la vitesse, le temps long et la r\u00e9p\u00e9tition. Son parcours ne se r\u00e9duit pas au record de janvier 2026. Il montre qu\u2019une performance durable repose sur des tentatives parfois interrompues, des \u00e9quipiers solides, des bateaux pr\u00e9par\u00e9s et une lecture rigoureuse des limites du moment.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le contexte complet de cette course permet de replacer son r\u00e9sultat dans l\u2019histoire r\u00e9cente des multicoques. La page consacr\u00e9e \u00e0 <a href=\"https:\/\/skietnaviguerensemble.fr\/blog\/trophee-jules-verne-parcours\/\">la route du tour du monde du Jules-Verne<\/a> d\u00e9taille les passages qui rendent un gain de quelques heures si difficile \u00e0 obtenir.<\/p>\n\n<script type=\"application\/ld+json\">\n{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@type\":\"FAQPage\",\"mainEntity\":[{\"@type\":\"Question\",\"name\":\"Quel record Thomas Coville a-t-il battu en janvier 2026 ?\",\"acceptedAnswer\":{\"@type\":\"Answer\",\"text\":\"Le 25 janvier 2026, Thomas Coville et son u00e9quipage ont remportu00e9 le Trophu00e9e Jules-Verne sur Sodebo Ultim 3 en 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes. 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